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Course Trans-Atlantique Rames Guyane
A Chacun son océanSaint Louis du Sénégal semble avoir perdu sa quiétude originelle. Depuis ce matin, les proches, les journalistes sont tous arrivés et la petite planète Rames Guyane s’affaire. Les heureux skippers ayant déjà mis leur bateau à l’eau filent en mer, les autres semblent vivre dans la cocote minute des avants départs.
Depuis hier certains skippers profitent du temps qu’il leur reste pour passer un dernier coup d’antifouling sur la coque de leur bateau et ces derniers préparatifs ne leur laissent que peu de repos « c’est vrai que je suis un peu fatigué, j’ai peur d’oublier quelque chose» avouait ce matin Philippe Malapert. Pour ce chef d’entreprise nantais le rythme cardiaque s’accélère depuis son arrivée en Afrique et le foie trinque » Je me suis fait une petite angoisse ce matin, et le foie était un peu attaqué. Je n’étais plus certain de partir mais ça va mieux. C'est vrai que je vis cette aventure un peu comme un saut à l’élastique de 50 jours»… avouait il ce matin. Heureusement, Philippe devrait bientôt mettre à l’eau, ce qui lui permettra de décompresser un peu... Patrick Deixonne en mer, dès l’aube, pour un entraînement en solitaire confirmait cet après midi les bienfaisantes vertus de l'océan. «Je suis parti sur l’eau à six heures ce matin et j’ai eu le droit au lever du soleil sur Saint Louis, ça m’a fait un bien fou».
Seul un marin solitaire est encore à terre mais loin de l’électricité ambiante. Romain Vergé, le benjamin de la course est parti vivre ses derniers jours à terre dans un petit village de pêcheurs. Sportif de haut niveau, baroudeur aux quatre coins du monde, ce vannetais n’en est pas à ses premières aventures : hivernage aux îles Kerguelen, traversée de l’Atlantique et rameur depuis l’enfance, Romain était le candidat idéal pour cette transat. Il attend maintenant le départ sans appréhension particulière «J’ai déjà navigué dans de très grosses conditions notamment dans le grand sud» expliquait-il. Pas d’appréhension mais des ambitions clairement affichées « Je pars pour gagner et je me suis préparé pour cette première place. J’ai travaillé la gestion de mon sommeil avec un préparateur, la nutrition et je me suis beaucoup entraîné». Un candidat pour le podium qui sera suivi par les soixante écoles pour lesquelles il rame. «Mon bateau, qui s’appelle parrainer un enfant, est sponsorisé par une ONG à caractère éducatif. « Il doit ainsi transmettre aux écoles qui le soutiennent son journal de bord tous les deux jours et communiquer avec les enfants par satellite. Il y a fort à parier que les élèves deviennent au fil des jours des supporters acharnés….
Dimanche 19 Novembre 2006
www.ramesguyane.com
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