Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

« Anaconda 4 » : pas de répit pour l'orpaillage clandestin.

Pour la quatrième fois, une mission « Anaconda » a été menée contre les sites d’orpaillage clandestins. Une grande quantité de matériel a été saisi et détruit sur place.


Une barge détruite par les flammes
Une barge détruite par les flammes
Comme on commence à le savoir, par des reportages et des articles parus dans la presse nationale, nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à bafouer la loi lorsqu’il s’agit d’exploitation aurifère dans notre département, et il existe sur certains sites, des pratiques dignes d’époques aujourd’hui officiellement révolues. La Guyane est devenue un véritable Eldorado pour les exploitants clandestins qui se soucient peu des conditions de travail souvent effroyables de leurs travailleurs et encore moins des conséquences dramatiques sur l’environnement. Afin de mettre un terme à ce pillage, les forces de l’ordre tentent de réagir, et la semaine dernière, les gendarmes se sont déployés sur tout le Maroni dans le cadre de la quatrième mission « Anaconda ». Ils ont investi les barges se trouvant du côté français du fleuve ainsi que des sites sur terre ferme allant de la crique Bayman, au Bois Martin et Abounami Lawa. Conformément à l'article 140 du Code des mines, 3 milles litres de carburant, un pistolet d'origine brésilienne et du matériel ont été saisis et parfois détruits. "Lorsqu'il s'agit de moteurs, par cet article nous pouvons les détruire sur place. Pour d'autres produits, la nourriture par exemple, nous saisissons et par autorisation du parquet, nous la détruisons ensuite. Toutes ces barges n'ont pas de permis et donc n'ont pas le droit d'exister.," explique le capitaine Prunier de Saint-Laurent du Maroni.

 « Anaconda 4 » : pas de répit pour l'orpaillage clandestin.
Cependant l’intervention des gendarmes a quand même été limitée, dans la mesure où ils n’ont autorité pour intervenir uniquement sur la partie française du fleuve, et n’ont donc pu visiter que les barges se trouvant de ce côté. " L'opération est efficace, mais il faudrait pouvoir toucher l'ensemble du Maroni. Nous avons déjà effectué des missions de contrôle en commun avec le Surinam, il y a de cela un an. Mais il me semble que les Surinamais manquent encore de moyens matériels pour intervenir sur certaines zones, en terme de technique sur le terrain, ils sont opérationnels," ajoute-t-il. Cela est certes dommage lorsque l’on sait que l’exploitation clandestine de l’or draine avec elle tout un tas d’individus néfastes, acteurs directs dans la criminalité, la prostitution et les trafics en tous genres." Les machines, la nourriture, le carburant, tout vient de l'étranger et cela peut provoquer un danger pour les consommateurs. Le trafic de l’or, tout comme les autres trafics du département est difficilement contrôlable, les moyens dont nous disposons sont insuffisants. J'ai un regret pour la Guyane, c’est que certaines personnes, Françaises, aident les clandestins à s'intégrer, par le transport et même en les prévenant de nos contrôles. Alors si nous voulons avoir une assurance, il faut que tout le monde apporte sa part de contribution pour un meilleur résultat".

Destruction des habitations et du matériel d'orpaillage

 « Anaconda 4 » : pas de répit pour l'orpaillage clandestin.

 « Anaconda 4 » : pas de répit pour l'orpaillage clandestin.
12 Février 2004 - écrit par REDACTION


              

Commentaires

1.Posté par raisin le 11/04/2008 21:40
tres tres bien pour un expo a l ecris





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