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Accueil | Envoyer à un ami | Imprimer Angélo, 29 ansRaconte-nous ta plus belle histoire d’amour... J’étais alors étudiant à la fac et je devais partir en Italie pour les vacances, passer quelques jours dans ma famille. Une copine de fac m’a demandé si elle pouvait m’accompagner pour réviser l’oral de son agrégation d’italien. On se connaissait depuis quelques années, on avait des amis communs et on se croisait souvent, de plus en plus souvent. On est donc parti en Italie, un peu surpris de nous retrouver tous les deux là, mais heureux d’être ensemble. Au bout d’une nuit chez mes cousins italiens, j’ai bouleversé mes plans et on s’est échappé, d’hôtel en hôtel, libres tous les deux. C’était très romantique et j’avais l’impression d’être dans un de ces films où les amoureux sont seuls au monde. Quel a été le jour le plus triste de ta vie ? Ma grand-mère est morte à l’hôpital et on l’a ramenée à la chapelle ardente du cimetière, la veille de son enterrement. En fin d’après-midi, je suis allé voir le corps et je me suis retrouvé seul avec elle. Je n’avais pas compris que ce n’était plus celle que j’avais embrassée sur son lit la veille, celle qui avait bercé ma vie. Ce n’était qu’un corps froid, inerte. Ma grand-mère était un cadavre et ce n’était déjà plus ma grand-mère. Je serais l’existentialisme. Jean-Paul Sartre a écrit que l’homme se retrouve seul face à sa vie, sans l’aide de Dieu. Il doit alors décider lui-même de la valeur de ses actes et les assumer. Chaque homme est tel qu’il se fait et responsable de lui-même. «L’homme est condamné à être libre » et doit vivre avec cette angoisse. L’homme qui naît sera tel qu’il se sera fait. En plus, en s’engageant, il s’engage pour tous les hommes, car chacun de nos actes détermine l’humanité toute entière. La phrase choisie par Angélo : «… mes amis, mes amours, mes emmerdes… » Mardi 18 Mai 2004
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