Saint-Laurent du Maroni

Après la BFC, La Poste : Saint-Laurent prise en otage.

Jeudi, les Saint-Laurentais se sont vraiment sentis abandonnés de tous. Déjà affectés par la grève de la BFC, le seul établissement bancaire de la ville, qui dure depuis deux mois, ils ont trouvé porte close à La Poste.


Après la BFC, La Poste : Saint-Laurent prise en otage.
Saint-Laurent vit depuis deux mois maintenant sans banque en raison de la grève de la BFC commencée en décembre dernier. Tant bien que mal, les habitants de la ville ont réussi jusqu’à présent à faire avec la fermeture forcée du seul établissement bancaire de la place : les particuliers ont pris l’habitude de jongler entre les guichets automatiques de la BFC, parfois réapprovisionnés, et ceux de La Poste, en espérant toujours ne pas avoir à attendre leur tour pendant une demie heure. Les commerçants, eux, se servent de leur compte postal pour déposer leurs recettes. Or, jeudi matin, à part les retraits aux distributeurs automatiques, aucune opération n’était possible à La Poste puisqu’une partie du personnel était en grève. " Vu le nombre d'agents présentés ce matin, il n'est pas question pour moi de faire fonctionner le bureau. Pour des raisons de sécurité, il faut un minimum d'agents. En tant que responsable, je ne peux pas intervenir, la grève est un droit reconnu. Si le deuxième groupe est complet pour cet après midi, le bureau sera ouvert," expliquait le receveur de Saint-Laurent. La situation financière des sociétés de l’Ouest, plus encore que dans le reste du département, devient plus que difficile et certains se voient obligés de refuser les chèques de la BFC, peut être même bientôt les cartes bleues. Le mouvement de grève de jeudi dernier n’a fait qu’accroître le malaise et le mécontentement des commerçants qui en ont assez d’être toujours pris en otages. " C'est grave pour Saint-Laurent, aucune banque et maintenant, c'est la poste qui ferme ses portes. Seulement deux jours et la commune est malade. J'ai des opérations quotidiennes à faire pour mon commerce. Ici, il y a pas mal de voleurs qui rodent et il est risqué de garder des sommes d'argent importantes chez-soi. J'espère que cela ne durera pas comme à la banque," déclarait un artisan. De leur côté, les salariés de la BFC, vont d’espoirs de voir aboutir les négociations avec l'AFB (Association française des banques), en déceptions de les voir achopper par manque de volonté de conciliation de cette dernière. Reste à espérer que la question du paiement des jours de grève, qui est actuellement discutée, trouvera rapidement un règlement, et ce dans l’intérêt de tous.

La BFC

Après la BFC, La Poste : Saint-Laurent prise en otage.
11 Février 2004 - écrit par Rédaction


              






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