Saint-Laurent du Maroni

Communiqué de la fédération Guyane Nature Environnement et du Collectif Or bleu contre or noir relatif à la situation actuelle du pétrole en mer en Guyane


Pétrole en mer en Guyane : Mais à quoi sert la puissance publique ?

Les sujets de fond ne manquent pas autour du développement de l’industrie pétrolière offshore en Guyane : information du public, prise en compte de l’environnement, préparation de l’arrivée de nouveaux permis de recherche et désamorçage des conflits d’usage... Pourtant la puissance publique est actuellement on ne peut plus attentiste. Les associations sont déçues et prennent du recul vis-à-vis de la mission DUTHILLEUL. Souvenez-vous, juin 2012 : la Ministre Nicole BRICQ bloquait les travaux offshores de SHELL au large de la Guyane. Cet acte courageux lui coutait alors sa place. Après son éviction, un accord de sortie de crise était rendu public. Dedans, des accords entre SHELL et l’Etat pour une plus large information du public et pour une meilleure prise en compte de l’environnement. Mais où en sommes nous un an après ?

Au niveau de l’information du public, pratiquement rien n’a été mis en place. La mission DUTHILLEUL n’a toujours pas instauré de véritable information du grand public. La presse n’est pas invitée lors des commissions de suivi qui n’ont de concertation que le nom. A Cayenne, l’homme de la rue n’entend pas parler de pétrole et encore moins du risque industriel lié à l’activité.

Au sujet de la prise en compte de l’environnement, le bilan n’est pas meilleur. SHELL refuse toujours de communiquer la composition des boues à l’huile utilisées dans le forage et dont le rejet en mer est interdit par le Code de l’environnement. Enfin, le calendrier biologique des différentes espèces de cétacés vivants dans le secteur n’est toujours pas pris en compte dans les travaux des pétroliers. C’est notamment le cas lors des prospections sismiques extrêmement nuisibles à ces espèces sensibles. Enfin, rien n’est prêt pour l’arrivée prochaine de nouveaux permis de recherche. Si la quasi-totalité des eaux guyanaises ont fait l’objet d’une demande de permis par diverses multinationales, aucune mesure de préservation des activités de pêche ou des espèces marines n’a été définie. Nos organisations demandent pourtant depuis longtemps qu’un zonage de partage des usages soit mis en place, conformément à la Loi Grenelle 1 de 2009.

Pour l’ensemble de ces raisons, nos organisations ont décidé de ne plus participer aux Commissions de suivi et de concertation et ce jusqu’à ce que d’éventuels progrès notables aient été enregistrés.
2 Mai 2013 - écrit par M. F.


              






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