Saint-Laurent d
Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Coup de gueule - Le virtuel : une cage sans barrières.


Nous n’allons jamais travailler nu, jamais déposer les enfants à l’école sans être vêtu, nous ne trimballons jamais nos partie intimes pour aller acheter du pain le matin en souhaitant à la caissière de passer une bonne journée même si c’est le dernier de nos soucis. Pourquoi ? Parce que notre cher médecin « éducation » nous a inoculé des vaccins nommés « valeurs » dès notre plus jeune âge dès lors qu’on prend conscience de ce qui est bien et de ce qui est mal. Voilà pourquoi nos petits bébés de moins de trois ans ne connaissent pas la pudeur, encore libre moralement, leur vision de la vie n’est pas encore façonnée par ces vaccins. Ils ne ressentent donc aucune honte à courir avec le kiki à l’air. Nous vivons habillés au quotidien aussi, parce que bon… ça aurait été de l’exhibitionnisme et l’exhibitionnisme est puni par la loi excepté dans les lieux où c’est permis.

Sans cesse injectés, ces vaccins prennent effet aussitôt que l’Homme s’éloigne du comportement normal à adopter en société.
Oui en « société » ce terme qui définit « l’État de vie collective ; mode d'existence caractérisé par la vie en groupe ; milieu dans lequel se développent la culture et la civilisation ».

Ces vaccins pas assez puissants possèdent quand même une limite. Face aux nouvelles technologies et aux réseaux sociaux, ils sont sans pouvoir sur certains points. On se lâche ! Un tout petit petit peu trop je trouve.

On n’a plus peur d’être déshabillé du regard. Nous vivons dans cette nouvelle « société-virtuelle » où les effets secondaires font croire qu’on est intouchable juste parce qu’on est derrière un écran. Ce texte s’adresse à ces jeunes filles qui ont été piégées par cette société-virtuelle où tout le monde « like » où tout le monde vit des amitiés fusionnelles construites initialement sur un mur de pixel. A ces jeunes femmes, qui n’ont pas su déceler l’envers du décor avant d’être exilé sous prétexte qu’elles ont adopté un comportement anormal dans ce nouveau monde parallèle où tout semblait être acceptable.

Elles pensaient faire une photo ou une vidéo coquine pour leur boyfriend. Elles pensaient qu’il aurait été le seul à les voir. Ou dans d’autres situations, après des ébats amoureux, dans la même lancée, dans ce moment d’euphorie elles laissent leur nudité, leur intimité être capturée par l’objectif en faisant confiance à celui en face qui prend le soin de dissimuler son visage (i pa couyon !). « Partager ». Oui cette personne a cliqué sur partager. Qu’elle soit la copine profondément blessée, d’avoir été trompée pour la 16ème fois, trompée par une mauvaise manipulation ou par le partenaire lamentable à qui elles ont fait courageusement confiance, ce qui devait être une propriété privée devient la propriété de tout le monde. Elle circule aussi vite que la vitesse de la lumière, ce bien compromettant a à peine été transmis pour la première fois en Guyane qu’il est déjà vu par les habitants d’Uruguay.

Comment affronter les regards des autres, les moqueries, les « chuichuichui » lorsque nos vaccins ne nous ont pas immunisé contre notre propre autodestruction ? Comment faire face à LA vraie société lorsqu’on se sent sali, humilié, que notre dignité est mise en quarantaine ? Comment se tenir, faire semblant de croire que tout va bien, que la vie continue et que ça va passer ?

Et puis, bon quelle idée de se prendre en photo complètement nu lorsque l’on sait que l’on n’a pas l’esprit d’un exhibitionniste !? Lorsque l’on sait que notre estime est primordiale?

Notre médecin n’est pas content du diagnostic, nous sommes les cobayes de ce virus, de cette nouvelle société-virtuelle dont il n’a pas su trouver les anticorps.
Nous, qui pensions ne jamais être vu NU par eux, par les autres, par les gens qui nous entourent voilà que dorénavant la caissière, nos professeurs, notre conseiller financier, le vendeur de sinobol, le voisin d’à coté, ton ancien ami d’enfance de Kourou nous a vu « toutou ni » !

Très vite rattrapés par la réalité, nous prenons vite conscience que nous n’avons jamais cessé de vivre dans LA société. On l’a simplement mise de côté pour consacrer tout notre temps à construire une vie idéale néanmoins fictive.

Que les mauvaises expériences des autres servent de signal d’alarme pour d’autres car nous allons tous droit vers des overdoses de conneries !

19 Mai 2014 - écrit par Céline FLEUZIN


              

Commentaires

1.Posté par seck jean paul le 03/06/2014 16:25 (depuis mobile)
Texte profond avec un bût bien centré !!
T mots mon touché droit aux coeur et tu as totalement raison !!





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