Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

'Coup de gueule' des garagistes.

Face à la concurrence déloyale des mécaniciens illégaux, les garagistes de l'Ouest réclament des mesures de l’Etat.


'Coup de gueule' des garagistes.
Alors qu’ils avaient été préservés pendant longtemps, les mécaniciens de l’ouest guyanais commencent eux aussi à souffrir de concurrence déloyale. Le phénomène jusque là assez marginal, a pris une ampleur qui les inquiète et qui, sans contrôle, pourrait aboutir à la fermeture pure et simple de quelques établissements. Pourtant, on pourrait penser qu’avec le boom qu’a connu le marché automobile dans le département, et la multiplication du nombre de véhicules par foyer qui l’accompagne, le travail ne manque pas pour les artisans du secteur, et que chacun peut y trouver son compte. Ce serait alors ignorer la réalité du terrain, et de ce fait certaines les données du problème. En effet, pour une dizaine de garagistes déclarés, une vingtaine travaillent au noir, éparpillés dans les différents quartiers de la ville, certains arrivant du Surinam chaque matin pour repartir le soir. Les pièces détachées qu’achètent les garages réguliers en Guyane peuvent souvent être trouvées à la moitié de leur prix chez notre voisin, d’où des coûts de revient réduits et une meilleure offre au client. Ne parlons pas des différentes taxes dont doivent s’acquitter tous les artisans et qui ne touchent logiquement pas ceux qui travaillent dans l’illégalité. Jean-Pierre Bertrand, garagiste à Saint-Laurent, témoigne : " Depuis 1983, j'ai fait le nécessaire pour obtenir les papiers de mon entreprise. Pendant quelques temps, le marché était intéressant, mais actuellement nous avons des véritables problèmes avec les clandestins qui arrivent sans cesse d'en face. Dans pratiquement chaque quartier de la ville, il y a des mécaniciens surinamais, haïtiens ou brésiliens qui travaillent illégalement".

'Coup de gueule' des garagistes.
Sans recours face au phénomène, et agacés par la passivité de l’Etat dans ce domaine, les garagistes réclament des mesures et l’application de la loi pour tous. " Nous sommes victimes de contrôles réguliers alors que ces illégaux tirent profit de la situation. Ils ne payent aucunes taxes, ne contribuent en aucun sens pour la commune. C'est soit pour tous ou pour personne", s’exclame jean-Pierre. Avec le riz, le gasoil et tous les autres biens de consommation, voila une preuve supplémentaire, s’il en fallait, de la complète perméabilité de la frontière. Si elle est le plus souvent à l’avantage du consommateur, cette perméabilité reste cependant un frein sévère au développement économique de la région et il en sera ainsi tant que n’existera pas de part et d’autre de la frontière une véritable volonté d’y remédier.
7 Mars 2004 - écrit par A.B.


              




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