Saint-Laurent d
Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Des associations unies pour célébrer le 158ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage.


Des associations unies pour célébrer le 158ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage.
Cette année, le 158ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage a été célébré du 8 au 10 juin, sous le signe de l’unité. Plus question que chacun mène son action dans son coin, toutes les associations se sont retrouvées autour de ce thème décliné dans trois grandes manifestations vendredi soir, samedi matin et samedi soir. Coordonnées par Abdul de l’association Lakaz, toutes les initiatives ont trouvé leur place dans ce grand projet mis en place par le Contrat de Ville afin de donner plus de force à cette commémoration.
Vendredi soir, au Toucan, le ton était donné par l’association Lyanaj et toutes les autres qui avaient souhaité apporter leur contribution artistique à une grande comédie musicale autour des thèmes de la déportation, l’esclavage, la révolte et la liberté. Les élèves de la 1ère L option théâtre du lycée Bertène JUMINER, encadrés par Serge AMATOUCHI et Evelyne GUILLAUME de KS & Co, ont d’abord interprété une pièce intitulée « Cette pièce sous véranda ». Se sont ensuite succédés Eclusia (danse contemporaine), Brasileiros (capoera), Superstar (hip-hop), Le Reste du Monde (danse traditionnelle guyanaise), Lyanaj Danse (lokéto et awassa) et l’Etoile du Nil (danse orientale) pour rappeler le devoir de mémoire, conforme au slogan de la manifestation : « Songé pou avansé ».

Des associations unies pour célébrer le 158ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage.
Samedi matin, c’est l’association Vision Musique qui célébrait à sont tour ce 158ème anniversaire en proposant un animation musicale au marché de la ville et le soir, Krakémantò et Audace rééditaient à la gare routière une action intitulée « Cinéma d’Afrique », qui proposait au public plusieurs films de réalisateurs africains, des danses et des chants traditionnels avec les associations Le Reste du Monde et Yepi Makandra, du reggae avec Lakaz, un kont-mato et un tikozé autour du film « Mascarade ».
La soirée s’est achevée avec le concert (un peu tardif) de Génobri organisé par Lakaz qui présentait par ailleurs pendant les trois jours de manifestation, une exposition sur l’abolition prêtée par la bibliothèque Franconie.

Trois jours de mémoire et de culture à St-Laurent et en Guyane d’une façon générale, où, comme l’explique Abdul, les associations semblent peu à peu s’éloigner de l’animation « pure » et se substituer aux institutions dans des domaines qu'elles avaient peu pratiqués jusque là.« Je pense que le réflexe des associations est d ‘abord de mettre de l’animation dans la ville. La commémoration était laissée aux penseurs, aux institutionnels. Aujourd’hui, on voit que le monde associatif prend sur lui beaucoup d’actions et c’est tout à fait normal que les associations viennent donc petit à petit à la commémoration ; là, il y a quand même sept ou huit associations sur les trois jours et c’est déjà pas mal de pouvoir les mettre ensemble et de faire quelque chose à St-Laurent. »

Des associations unies pour célébrer le 158ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage.
13 Juin 2006 - écrit par C.C


              




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