Saint-Laurent du Maroni

Des consultations médicales de « bas de gamme » à Saint-Laurent ?

Avec plus de 25.000 habitants officiellement recensés et 9 médecins libéraux, St-Laurent vit une situation des plus inconfortables. Les cabinets médicaux sont surchargés et l’attente est souvent très longue. A qui la faute ? Démographie galopante ? CMU ? Certains praticiens ont leur idée.


Des consultations médicales de « bas de gamme » à Saint-Laurent ?
La croissance démographique très importante que connaît notre ville n’est pas sans conséquences sur la qualité des soins médicaux dont peuvent bénéficier ses habitants. En effet, les cabinets des médecins de ville, pris d’assaut parfois bien avant l’aube, offrent le spectacle de files d’attente tellement spectaculaires qu’il est légitime de se demander si les praticiens ont vraiment le temps de s’occuper de chaque patient de façon satisfaisante. Avec 1 médecin pour environ 2800 personnes, d’après le dernier recensement, qui ne prend pas en compte les milliers de clandestins présents sur le territoire, la situation n’est pas loin de l’asphyxie. " Il y a 5 à 6 ans, on avait encore la possibilité de soigner normalement tous les patients, mais aujourd'hui nous avons une telle montée en puissance que nous sommes débordés. La population a augmenté de façon considérable et il y a aussi beaucoup de personnes venues d'ailleurs, des communes du fleuve et des pays voisins qui se sont installées à Saint-Laurent pour être plus proches de la ville. Les structures médicales privées sont dans l’incapacité de prendre en charge cette quantité de monde", nous confirme Pascal Tréard, médecin de ville. Le docteur Tréard trouve une explication à cette surcharge de clientèle dans la facilité d’obtention de la CMU (Couverture Médicale Universelle) : il suffit de posséder un titre de séjour pour être pris en charge intégralement et en pratique, plusieurs personnes peuvent en profiter lorsque le médecin n’exige pas de pièce d’identité. " Parfois les gens ne sont pas vraiment malades, des maux de tête, de ventre ou de n'importe quoi, mais puisque la gratuité existe, ils en profitent. Avec la CMU, on ne paye rien, ni les consultations, ni les médicaments," explique-t-il. Une fois de plus, nous assistons à une dérive du système, partant d’une volonté légitime de faire que tous les citoyens soient égaux devant la (bonne) qualité des soins. Paradoxalement, il semble qu’aujourd’hui, peut-être par excès de laxisme, peut-être par manque de contrôle, nous soyons tous égaux, certes, mais pour bénéficier de consultations souvent bâclées, d’une qualité qui laisse à désirer, et cela, justement, pour que tout le monde soit reçu.

Des consultations médicales de « bas de gamme » à Saint-Laurent ?
26 Février 2004 - écrit par Rédaction


              







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