Saint-Laurent du Maroni

Espace et Astronomie au Collège Paul JEAN-LOUIS

Ariane manque parfois ses rendez-vous mais nos élèves savent être patients et, après plusieurs remises, ils ont enfin assisté à un lancement d’ARIANE 5.

Le site d’observation IBIS domine le Centre spatial. Samedi 29 mai, le point de vue vers l’Océan et les Isles du Salut y était remarquable. Au loin, en contre bas, la tour de lancement, comme un géant tenant à bouts de bras la Fusée, semblait nous regarder en disant : « Vous allez voir, je vais la lâcher . »


Espace et Astronomie au Collège Paul JEAN-LOUIS
A 18 heures 9 minutes, à la seconde prés, les ordres de lancement sont tombés des haut-parleurs : « Mise en route du moteur Vulcain. Mise en route des moteurs de poussée. Départ ! ».
L’ampleur de la flamme produite par les moteurs nous surpris. La Fusée s’éleva en douceur mais avec une forte accélération qui, en quelques secondes, la plongea dans l’épaisseur des nuages. Restait alors dans le ciel une large traînée blanche de fumée et, en même temps, des panaches énormes sortaient de l’aire de lancement comme si des explosions encore s’y produisaient.
Quelqu’un cria « Elle est là ! ». Nos têtes se tournèrent vers la direction signalée par un bras tendu. Effectivement, la flamme des moteurs apparaissait brièvement dans les trous de la masse nuageuse, de plus en plus haut, de plus en plus vite et chaque fois plus loin.

Espace et Astronomie au Collège Paul JEAN-LOUIS
Brusquement, un grondement puissant roula dans le ciel couvrant tous les bruits qui nous entouraient. Il s’amplifia. Des explosions retentirent. L’inquiétude et l’incompréhension se lisaient sur les visages. Comment la fusée, si lointaine maintenant, pouvait-elle encore produire ce vacarme ? En fait, nous entendions les explosions provoquées par le choc du fuselage contre les ondes de sons ; ce qu’on désigne communément par « Le mur du son », et nous les recevions en décalage avec ce que nous voyions car la vitesse du son est beaucoup plus faible que celle de la lumière.
Puis, la lumière et les bruits s’éteignirent. Les écrans de télévision donnaient les informations : 980 km d’altitude, 9,50 km par seconde (presque 36000 km/h)… Nous restions ébahis que ce petit point dans l’espace soit exactement au lieu voulu, au millième de seconde prés, tout ayant été programmé avant le départ.
On annonça un premier satellite sur orbite. Puis, le second. Applaudissements, félicitations, congratulations…

Espace et Astronomie au Collège Paul JEAN-LOUIS
« Heureusement qu’elle n’a pas explosé, me dit une élève, j’aurai pas aimé être là pour un échec ». Un autre : « La nôtre -celle qu’ils construisent en Club d’Astronomie, avec leur professeur M Delière – risque pas de faire tant de bruit ». Une troisième : « C’est impressionnant de savoir qu’en France, en Guyane, on a la meilleure fusée du Monde».
Restons sur cette opinion optimiste et souhaitons qu’elle encourage nos jeunes à poursuivre des études de haut niveau scientifique, certains en possèdent les capacités.

Espace et Astronomie au Collège Paul JEAN-LOUIS
12 Juin 2006 - écrit par Coll. Paul JEAN-LOUIS


              






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