Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Fête d'Apatou: sous le signe de la tradition et de la jeunesse

Les pirogues n'ont pas cessé d'affluer le week-end dernier vers le bourg d'Apatou. Comme chaque année, la fête de la commune a été l'un des évènements marquants des vacances sur le Maroni.


Fête d'Apatou: sous le signe de la tradition et de la jeunesse
L'espace d'un week-end, le si tranquille bourg d'Apatou a vu sa population passer du simple au double (si ce n'est plus!) à l'occasion de sa fête patronale, le Comité des fêtes évoquant un millier de visiteurs. Pendant ces quelques jours, la commune a résonné de musiques traditionnelles, car au-delà de la musique, c’est bien la tradition qui fut à l’honneur à l’occasion de la fête patronale. Les danses et coutumes acquises du passé ont occupé une place importante dans le programme des six jours de festivités.
Dès le jeudi, à travers les prestations de la quarantaine de formations de danse et de musique inscrites au programme, la place des fêtes s'est fait le miroir de toutes les richesses culturelles dont regorge Apatou.
Administratifs, service technique, piroguiers… c’est toute la commune qui s’est impliquée dans la préparation de la fête, pour un résultat dont tous peuvent être satisfaits.

Etenach Santoecha, Miss Apatou 2004

Etenach Santoecha <BR>miss Apatou 2004
Etenach Santoecha
miss Apatou 2004
Etenach Santoecha est désormais l’ambassadrice de la commune d’Apatou. Agée de 19 ans, elle est titulaire d’un CAP en restauration, et travaille maintenant dans un restaurant de Saint- Laurent. Elle souhaiterait bien continuer ses études avec un BEP dans la même branche mais « Cette formation n’existe pas à Saint Laurent », regrette-t-elle. L’épreuve orale de l’élection consistait justement à donner la recette d’un plat traditionnel et elle n’a eu aucun mal à expliquer la recette du Tonto: "Faire bouillir une banane jaune, égoutter, puis éplucher la peau. Ensuite, piler la banane et la mélanger avec du beurre de cacahuète pour en faire de la farce". « La sapotille est tellement douce que la chauve-souris passe son temps à la déguster ». Autrement dit, « Certaines personnes passent leur temps à raconter la vie des autres ». C’est avec ce proverbe Aluku que Santoecha a conclu l'épreuve orale. A ce moment-là, le choix du public était déjà fait.

Amanfu, prestige de la coutume

Danse du feu
Danse du feu
Parmi les nombreuses prestations offertes au public, celle du groupe Amanfu a été très remarquée. Les spectateurs ont été carrément époustouflés par le spectacle des membres du groupe perpétuant une tradition ancestrale sur le Maroni, et se roulant dans le feu, dans des bris de verres, ou encore, éteignant des lampions de feu avec leur bouche. Le silence qui régnait lors des passages les plus impressionnants témoignait aisément du fait que le public était aussi conquis que convaincu. Les esprits cartésiens ont du s’effacer devant la force de ceux qui accompagnaient les hommes et les femmes du groupe Amanfu ce soir-là.


Des jeunes très impliqués

Les organisateurs
Les organisateurs
Une quinzaine de jeunes de la commune d’Apatou se sont employés à participer aux préparatifs de la fête. Ils ont coordonné tous les aspects de leur fête patronale. « Nous avons travaillé tous ensemble, dans une bonne entente », témoignent Aline Naïsso et Joseph Amaïdon. Aline a 18 ans et passe en Terminale BEP Géomètre au lycée II de Saint Laurent. Joseph, lui, est âgé de 20 ans et entrera cette année en Terminale ES au lycée Bertène Juminer. Tous les deux font partie de la quinzaine de jeunes qui se sont engagés auprès du Comité des fêtes pour garantir le bon dé roulement des événements. Ils étaient chargés d’aller chercher les groupes invités et de les installer. Cependant, leur mission s’étendait à beaucoup plus que cela: ils étaient les derniers à s’en aller et les premiers à revenir sur la place des fêtes le matin, pour la nettoyer. Toujours présents également pour subvenir aux besoins logistiques, ils ont été le maillon fort de la chaîne de personnes qui ont contribué au succès de la fête patronale d’Apatou cette année. « C’est la première fois que je travaille et c’est bien que ce soit dans ma commune », explique Aline. « Ici, ce n’est pas chacun pour soi », déclare Joseph avec enthousiasme. Ce qu’il retiendra le plus de cette expérience, c’est l’esprit de groupe qui était sûrement la clé de leur réussite lors de la fête. A Apatou, tout le monde est conscient que c’est par la jeunesse que la commune se développera. Tous vivent dans d’autres communes du pays, pour suivre leur cursus scolaire ou universitaire, mais cette première expérience professionnelle « à la maison » s’est révélée très bénéfique pour eux.

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20 Août 2004 - écrit par Rédaction


              




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