Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Frantz Montoban, président UPF Guyane, souhaite resserrer les liens entre les journalistes

Après une assemblée générale constitutive de plus d’une heure, une vingtaine de journalistes ont créé la section UPF Guyane. Cette dernière est désormais la voix amazonienne de l'UPF internationale, une organisation internationale non gouvernementale (OING) créée en mai 1950 par des journalistes originaires du Québec et de la France. Reconnue par l’UNESCO, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Reporters Sans Frontières entre autres, plus de 3000 professionnels répartis dans l’ensemble des pays francophones en sont membres. Un atout pour les journalistes de Guyane. 


De gauche à droite : Franck Leconte (Secrétaire général adjoint – Guyane 1ère  radio / Reuters), Ayodélé Germa (Secrétaire générale - ATV Guyane), Catherine Vulpillat (2ème vice-présidente - France Guyane / TV Magazine), Frantz Montoban (Président - Guyane 1ère  télé - Amina) Mathilde Romagnan (1ère vice-présidente - Radio Péyi), Nikerson Perdius (Trésorier - Guyane 1ère radio), Nicolas Mézil (Trésorier adjoint - Radio Péyi). (Photo Jody Amiet-AFP)
De gauche à droite : Franck Leconte (Secrétaire général adjoint – Guyane 1ère radio / Reuters), Ayodélé Germa (Secrétaire générale - ATV Guyane), Catherine Vulpillat (2ème vice-présidente - France Guyane / TV Magazine), Frantz Montoban (Président - Guyane 1ère télé - Amina) Mathilde Romagnan (1ère vice-présidente - Radio Péyi), Nikerson Perdius (Trésorier - Guyane 1ère radio), Nicolas Mézil (Trésorier adjoint - Radio Péyi). (Photo Jody Amiet-AFP)
Depuis 67 ans, l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF) tisse sa toile dans le monde francophone. Elle vient de s’implanter en Guyane sous la direction de Frantz Montoban, son mandataire. D’une vingtaine de membres à la création, l’association compte plus d’une quarantaine d’adhérents au 4 mars 2017. Décidés à défendre la liberté de la presse et la libre expression, les membres de l’UPF Guyane souhaitent aussi créer des liens de solidarité entre les journalistes en valorisant la langue française en Amazonie. Des partenariats pourront être établis avec les confrères de la région afin de promouvoir la langue française : Brésil, Suriname entre autres. Désormais membres à part entière de l’important réseau des journalistes francophones (UPF), les journalistes de différents médias (Guyane 1ère Télé et Radio, ATV Guyane, Radio Péyi, AFP, Kourou Télévision, France-Guyane, Une Saison en Guyane, correspondants de journaux nationaux : AFP, Reuters, Amina), souhaitent animer une association de référence francophone dans le bassin amazonien. La Guyane est la seule région d’Amérique du Sud où le français est la langue officielle. D’où l’importance que revêt la création d’une section de l’Union Internationale de la Presse Francophone pour la valorisation de la langue française : UPF Guyane.

Avec plus de 80000 km2, la Guyane est la deuxième plus grande région de France et la plus grande des neuf régions ultrapériphériques de l’Union Européenne. C’est aussi le seul territoire continental de l’Union européenne en Amérique du Sud, proche de l'Équateur. Ce qui justifie le choix de cette région comme port spatial de la communauté internationale.

La Guyane partage ses frontières avec le Brésil à l’Est et le Suriname à l’Ouest. Elle est dirigée par une collectivité territoriale depuis 2016. C’est un territoire très riche de par la diversité de sa faune, de sa flore et de sa population. Africains, Haïtiens, Brésiliens, Asiatiques, Arabes, Dominicains… y vivent en parfaite harmonie dans les 22 communes. « C’est cette richesse qu’on retrouve au sein de l’UPF Guyane. Les membres sont originaires de différents pays : Togo, Belgique, Cameroun, Suriname, Haïti, Maurice, Guyana et différentes régions de France. Ils sont très heureux de travailler ensemble,» déclare Frantz Montoban qui avait reçu mandat officiel de Jean Kouchner, secrétaire général de l’UPF Internationale, le 05 décembre 2016, pour la création de l’UPF Guyane.

Jody Amiet (AFP), Frantz Montoban (Guyane 1ère télé-Amina) et Ayodélé Germa (ATV Guyane) au moment de la lecture des statuts. (Photo Claude Innocent Guyane 1ère télé)
Jody Amiet (AFP), Frantz Montoban (Guyane 1ère télé-Amina) et Ayodélé Germa (ATV Guyane) au moment de la lecture des statuts. (Photo Claude Innocent Guyane 1ère télé)
Accessible aux journalistes, éditeurs, gérants de médias travaillant ou ayant déjà exercé en Guyane, l’association a pour objectif de : « défendre la liberté de la presse et des journalistes et la liberté d’expression, consolider les liens de fraternité et de solidarité entre les professionnels pour un enrichissement mutuel. Nous souhaitons être une véritable courroie de transmission entre ceux qui détiennent l’information et ceux qui l’attendent » précise Frantz Montoban. Le 11 février 2017 à l’hôtel Royal Amazonia, ce dernier a été élu à Cayenne président de l’UPF Guyane en assemblée constitutive pour un mandat de trois ans. Une assemblée très enrichissante qui annonce de bonnes perspectives pour le développement de la structure avec l’aide de différents partenaires. Toujours dans le respect de l’éthique et de la déontologie journalistique. 

Frantz Montoban, président UPF Guyane, souhaite resserrer les liens entre les journalistes
Frantz Montoban préside un bureau composé de journalistes motivés : Mathilde Romagnan (1ère vice-présidente - Radio Péyi), Catherine Vulpillat (2ème vice-présidente - France Guyane / TV Magazine), Ayodélé Germa (Secrétaire générale - ATV Guyane), Franck Leconte (Secrétaire général adjoint - Guyane 1ère Radio / Correspondant Reuters), Nikerson Perdius (Trésorier - Guyane 1ère Radio), Nicolas Mézil (Trésorier adjoint - Radio Péyi). La section de l'UPF Guyane en Amazonie s’intègre parfaitement dans le paysage médiatique francophone aux côtés du Club de la Presse de Guyane. Frantz Montoban est le président d’honneur depuis 2006 après avoir été président pendant plus de 5 ans. Les deux associations sont complémentaires et devraient mener des actions communes très prochainement.

Frantz Montoban, également responsable d’édition à Guyane 1ère Télé et correspondant du magazine Amina, nous indique que « cette pluralité dans l’instance dirigeante devrait permettre aux élus de transmettre les informations sur les activités, les projets dans les rédactions et de faire remonter toutes les propositions des confrères auprès de l’administration. Chaque journaliste doit pouvoir interagir et faire vivre pleinement la structure. Nous participerons et organiserons des manifestations, des formations en Guyane et à l’extérieur, réaliserons des supports publicitaires... Nous souhaitons aussi entretenir l'esprit de fraternité et de solidarité entre les adhérents en assurant la promotion de la langue de Molière... L’essentiel est de créer un véritable lieu d’écoute et d’échange entre les professionnels dans une association qui se veut fédératrice de toutes les énergies.»  Alors, comment s’y prendre pour atteindre ces objectifs ?

Concrétiser nos objectifs

Franck Leconte (Guyane 1ère  radio / Reuters), Laurent Marot Guyane 1ère Télé / Le Monde, Catherine Vulpillat (France Guyane / TV Magazine) très actifs pendant l'assemblée générale constitutive du 11 février (photo Claude Innocent Guyane 1ère Télé)
Franck Leconte (Guyane 1ère radio / Reuters), Laurent Marot Guyane 1ère Télé / Le Monde, Catherine Vulpillat (France Guyane / TV Magazine) très actifs pendant l'assemblée générale constitutive du 11 février (photo Claude Innocent Guyane 1ère Télé)
« Nous espérons y parvenir en mettant en place des actions ou chaque membre aura un rôle à jouer pour la réussite de l’ensemble. Tout le monde est impliqué. Nous travaillons sur la semaine de la presse et des médias à l’école. La Guyane est la seule collectivité de France où la manifestation se déroule de mars à mai 2017. Nous œuvrons en partenariat avec le Centre de Liaison de l'Enseignement et des Médias d’information (CLEMI), organisme du ministère français de l'Éducation nationale chargé de l'éducation dans l'ensemble du système éducatif avec le « réseau Canopé. Du lundi 20 mars à la fin du mois de mai, les journalistes membres de l’UPF Guyane seront dans les établissements scolaires afin de partager nos expériences avec la communauté éducative. » annonce Frantz Montoban qui ajoute : « Le 05 avril, nous interviendrons sur une table ronde sur le thème « D’où vient l’Info ?» A l’heure où l’on parle de la convergence des médias, du développement des réseaux sociaux et du numérique, de la sur-utilisation des smartphones, pouvoir débattre sur l’origine de l’info est très bénéfique pour la profession. Au même titre que l’avocat parle du droit, le médecin soigne les malades, les agriculteurs de l’agriculture, les journalistes ne peuvent pas rester en dehors de ces débats sociétaux.
 
La coordination de ces deux manifestations sur territoire guyanais est assurée par Elfrida Davigny directrice du « réseau Canopé ». Ensemble, nous œuvrons depuis plusieurs semaines déjà pour la réussite de ces événements avec le soutien des médias de Guyane. Visites guidées, distribution de journaux et de magazines gratuitement, mis à disposition de journalistes, animation d’ateliers… L’objectif est de susciter des vocations chez les jeunes à quelques mois de l’orientation et de parler de nos métiers» dit Frantz Montoban qui a déjà d’autres projets avec son équipe dynamique. «Nous participerons à la journée mondiale de la liberté de la presse du 03 mai en compagnie de nos confrères de l’Union internationale. Puis entre la présidentielle et les législatives, nous organiserons à la fin du mois de mai une conférence débat ouverte au public, sur le thème : « un parlementaire pour qui et pourquoi faire ? ». Tous nos membres sont mobilisés sur ces opérations. La conférence-débat sera animé par Laurent Marot (correspondant du journal Le Monde) et Thierry Merlin. Ils travaillent à la rédaction de Guyane 1ère Télé. Bertrand Villeneuve rédacteur en chef de Radio Guyane s’occupera de la formation professionnelle. Franck Leconte (secrétaire général adjoint - correspondant de Reuters) et Nickerson Perdius (trésorier) de Radio Guyane représentent le bureau pour ces opérations. Ayodélé Germa et Catherine Vulpillat respectivement secrétaire générale et vice-présidente travaillent sur les partenariats. Nicolas Mezil et Mathile Romagnan de Radio Péyi respectivement trésorier adjoint et première vice-présidente se penchent sur le calendrier des activités. D’autres confrères recevront des délégations du bureau pour s’occuper de différents dossiers… Chaque membre est prêt à s’impliquer activement au développement de l’association. C’est ce qui permettra à chacun d’entre nous de partager son expérience avec l’autre, progresser professionnellement et de consolider des liens pour faire de l’UPF Guyane un vrai lieu d’échanges… »

S’ouvrir au monde

Thierry Merlin (Guyane 1ère Télé), Nikerson Perdius (Guyane 1ère  Radio), Sébastien Laporte (Guyane 1ère Télé), Nicolas Mézil (Radio Péyi) font partie des membres fondateurs de l’UPF Guyane. (photo Claude Innocent Guyane 1ère Télé)
Thierry Merlin (Guyane 1ère Télé), Nikerson Perdius (Guyane 1ère Radio), Sébastien Laporte (Guyane 1ère Télé), Nicolas Mézil (Radio Péyi) font partie des membres fondateurs de l’UPF Guyane. (photo Claude Innocent Guyane 1ère Télé)
Les adhérents sont satisfaits de l’arrivée de cette structure internationale en Guyane. Ils espèrent développer des échanges avec les journalistes du monde entier, notamment avec les confrères du continent africain où l’UPF est bien implantée : Togo, Mauritanie, République démocratique du Congo (RDC), Benin, Sénégal, Côte d’Ivoire, Bangui, République centrafricaine, Algérie, Comores, Madagascar… et Guinée-Conakry, pays hôte des prochaines assises.

Implantée en Amazonie, nous travaillerons également avec des journalistes, de Belgique, de différents départements de France, de Mayotte, des Antilles et de la Caraïbe : Guadeloupe et Haïti notamment où l’UPF a déjà des correspondants. Les contacts déjà établis nous permettront de conforter nos relations et nous aider à organiser des manifestations en commun notamment dans le domaine de la formation professionnelle.

« Ces échanges, malgré les kilomètres qui nous séparent, sont très enrichissants. Les conseils des grands frères et grandes sœurs sont encourageants. « Moi j’ai fait telle chose, cela avait bien marché, tu pourras le faire aussi ». « Faut faire attention à ceci et cela… », « N’oublie pas de faire ta déclaration pour officialiser la naissance de l’association, ensuite, il faudra proposer trouver un local », « n’hésites pas à me téléphoner, nous sommes là avec toi » des échanges très conviviaux. A chaque coup de fil, on ressent la chaleur dans les voix, l’envie d’entendre l’autre et partager sur la vie associative, la vie professionnelle entre autres. Les langues locales sont diverses et variées mais on se retrouve toujours autour du français. C’est l’immense possibilité que nous offre le réseau» se réjouit Frantz Montoban, le représentant de l’UPF Internationale en Guyane. « Les 46èmes assises de l’UPF à Conakry en novembre sur le thème : « journaliste d’investigation et transparence » devraient nous permettre de consolider l’existant. Donc, ces relations qui se développent entre les différents confrères sont très importantes pour les journalistes. Elles devraient aller au-delà de l’aspect professionnel », conclut Frantz Montoban qui espère créer de véritable lien d’amitié entre les journalistes.

Joindre l'UPF Guyane

Contacts UPF Guyane : +594 694 41 63 26 Courriel : f.montoban@yahoo.fr"
23 Mars 2017 - écrit par


              


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