Saint-Laurent du Maroni

Gaston l’Iconoclaste


Gaston l’Iconoclaste
Gaston KELMAN (auteur de : « Je suis noir et je n’aime pas le manioc »),
l’ami des ennemis des enfermements identitaires et des « schémas pétrifiés », déclare tout net que bien qu’il soit noir, il n’aime pas le manioc en tubercule et se demande tout de go si la couleur de la peau d’un homme a plus d’importance que la couleur de ses yeux ou celle de ses cheveux.
Il n’hésite pas non plus à proclamer ; « on peut tout à fait être noir, bourguignon, cadre ». Ou : « Je veux être français et bourguignon, noir sans que l’on me renvoie éternellement à l’Afrique ». Ou encore : « Je suis bourguignon parce que j’en ai pleinement le droit, parce que j’ai absolument le droit de choisir ma nationalité comme je choisis ma religion et mon lieu d’ancrage, d’environnement, sans que l’on me ramène sans cesse à des racines et à des origines que l’on croit, à tort, inscrites sur mon faciès négroïde ».
A propos, est-ce la couleur de la peau qui a créé la traite ou l’inverse ? SPARTACUS, l’esclave qui faillit changer, en son temps, la face du monde romain, m’eût sans doute répondu de façon satisfaisante.
Seriez-vous, Gaston, le noiritudicide, le négritudicide, le blackitudicide ?
Si oui, je crains que les prêtres et chantres essentialistes de la noiritude, de la négritude, de la blackitude ne soient en train de dresser le bûcher sur lequel on brûlera avec jubilation l’inquiétant iconoclaste que vous êtes.

Sans doute, autour du bûcher, danseront-ils, non pas la danse du scalp mais le mbalax, le soukous, le mapouka ou le ziguilibiti.
A moins que vous abjuriez et rétractiez vos propos obscènes et blasphématoires. Notamment, ceux-ci, entre autres : « je suis bourguignon parce que je ne vais plus laisser une couleur de peau, que je n’ai même pas choisie, me bousiller la vie, déterminer mes origines, ma destinée terrestre, puis mon profil professionnel, puis mon lieu de vie ; et si je n’y fais pas attention, après ma mort, elle déterminera aussi mon lieu de repos éternel ou plutôt, mon lieu de tourment et de damnation éternelle ».
Permettez-moi de vous dire que vos hérésies sont fort roboratives.
Elles nous protègent utilement des intégrismes qui prolifèrent autour du prolifique affixe « itude ». Au fait, pourquoi n’avons-nous jamais eu « juifitude » ?
De temps à autre, pour nous préserver des scléroses autoritaires, il est bon de secouer les confortables métaphysiques circonstancielles.
13 Mars 2006 - écrit par Arsène BOUYER D’ANGOMA


              

Commentaires

1.Posté par malie le 21/03/2006 03:59
Gaston Kelman appréciera sans doute. Il faudrait lui conseiller le site97320. Je ne l'ai pas vu au salon du livre.... Sans doute n'est-il pas suffisamentP.C (pour politiquement correct, bien sûr) pour être invité dans ces lieux branchouillards...Longue vie à Arsène et à bientôt à SLM

2.Posté par pourquoi le 27/04/2006 00:38
Quand je pense au nombre de cloches qui se balladent dans les rues de notre belle cité, un seul constat: l'éclairage public::le jour, ils sont noirs, la nuit, ils sont blancs. Dans le spectre des couleurs de l'arc-en-ciel, je me rassure, le noir et le blanc ne sont pas des couleurs, tout comme la provocation d'ailleurs.







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