Saint-Laurent du Maroni

Gladys LEOTE : « Il faut se donner les moyens de réussir ».


Gladys LEOTE : « Il faut se donner les moyens de réussir ».
Elle est jeune et semble avoir à peine quitté les bancs de la fac, pourtant il ne faut pas se fier aux apparences car Gladys LEOTE est une jeune femme qui sait ce qu’elle veut et n’hésite pas une minute devant les défis. A 26 ans, cette jeune cayennaise occupe au CHOG Franck JOLY, le poste de responsable des services des admissions, de la permanence d’accès aux soins de santé, des consultations externes et d’une partie de la régie.
Partie en 1998, après avoir obtenu le baccalauréat, elle prépare un DUT Hygiène, Sécurité et Environnement, dans la perspective de passer le concours de Lieutenant sapeur-pompier, car son père et sa sœur sont déjà dans le métier et qu’elle sait qu’il manque d’officiers guyanais dans les casernes. Pourtant, après ces deux années et l’obtention du DUT, elle décide de poursuivre en Licence, pour être plus sûre de pouvoir se présenter au concours. Elle passe avec succès toutes les U.V concernant la sécurité de la population ainsi que celles de la Licence Sciences Sanitaires et Sociales. Suivent ensuite une Maîtrise de Santé Publique et enfin un DESS Analyse et Gestion des établissements de santé.

Gladys LEOTE : « Il faut se donner les moyens de réussir ».
C’est donc avec tous ses diplômes en poche que Gladys revient en Guyane en 2004, bien décidée à travailler pour son pays. Pourtant, les choses ne se passent pas tout à fait comme elle l’espérait et toutes ses lettres de candidatures spontanées restent sans réponses. C’est finalement avec IRIG DEFI, pépinière de jeunes diplômés guyanais, géré par la Région, que la jeune femme trouve une première opportunité d’emploi. Nullement affectée par l’idée de venir travailler à St-Laurent, car comme elle le dit : « on prend le travail où il est, et St-Laurent c’est la Guyane », elle se présente à un entretien avec le directeur du CHOG, qui accepte de signer une convention avec IRIG DEFI et embauche Gladys en tant que stagiaire pour un an.
Depuis le mois de juin 2005, elle fait donc fonction de responsable, car n’ayant pas encore passé le concours spécifique, de responsable de plusieurs services. Comme elle l’avoue elle-même 6 mois plus tard, endosser une telle responsabilité et se faire accepter par le personnel n’a pas été facile. Pourtant aujourd’hui, ses méthodes de travail, passant avant tout par la concertation permanente et le dialogue avec ce personnel, ont porté leurs fruits. Bien que son statut au sein du CHOG ne soit pas clairement défini, Gladys s’y sent à l’aise. Son contrat avec IRIG DEFI prend fin en juin 2006 et sa situation sera peut-être clarifiée.

« On n’a rien sans rien, il faut se donner les moyens de réussir. Lorsqu’on vous donne l’opportunité de travailler, vous devez vous prendre en main, passer les concours, et ne pas attendre que les choses se passent ». Ce conseil qu’elle donne aux employés contractuels des services dont elle a la charge, Gladys en fait sa propre ligne d’action et envisage de passer les concours de la fonction hospitalière nécessaires à la poursuite de sa carrière. Elle n’écarte pas non plus la possibilité de reprendre des études, si nécessaire, car rien ne semble de taille à décourager cette jeune femme débordante d’énergie.
Sur la perspective de s’installer définitivement à St-Laurent, elle ne fait pas preuve de moins d’enthousiasme, son objectif étant, avec la réussite de sa vie professionnelle, de servir au mieux les intérêts de la Guyane. C’est d’ailleurs le message qu’elle veut avant tout faire passer aux jeunes générations : « J’ai passé 8 mois à chercher du travail, cela peut paraître long ou peu, mais je ne peux pas dire que j’ai « galéré » puisque j’avais mes parents et j’avais un toit. C’est vrai que j’ai eu des refus à mes demandes, même pour des stages, mais cela ne m’a pas découragée pour autant. La Guyane a besoin de jeunes diplômés et non diplômés, à condition d’arrêter de se plaire dans l’assistanat. Si ce n’est pas nous, la jeunesse guyanaise, qui prenons en main ce pays, je ne vois pas qui le fera. »

14 Mars 2006 - écrit par C.C


              

Commentaires

1.Posté par sylvain F le 15/03/2006 11:55
quand je vois le parcours on ne peut dire que félicitation et respect, j'espère que nous puissions nous en inspirer et arrêter de nous plaindre.
Bonne chance pour la suite.

2.Posté par poupette le 17/03/2006 11:12
je suis trés fiére que nous ayons une guyanaise au sain de cet établissement,je pense que d'autre jeune guyanais , comme elle se réveillerons, car je voie qu'il y a trops d'étranger qui vienne en guyane, ils sont placés, et nous enfants du pays, on ns dit on ne peut pas vous embaucher pour tel ou tel raison, mais bon sang, ne vous laissez pas faire,perseverez dans ce que vous désirer pour vous déja et pour votre pays, et puis comme elle le dit si bien "arrettons de nous plaire dans l'assitanat, faites quelque chose pour votre pays

3.Posté par jd le 17/03/2006 18:12
Tres bien cette fille quelques unes comme ça a la tete de quelques admiistrations et la guyane avancera,en plus elle est tres jolie,continue comme ça .







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