Saint-Laurent d
Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Grande manœuvre au Centre Hospitalier de l’Ouest Guyanais.


Grande manœuvre au Centre Hospitalier de l’Ouest Guyanais.
Un gigantesque incendie s’est déclaré vendredi en début de soirée, dans un des anciens bâtiments du CHOG Franck Joly. La lutte contre le sinistre et l’évacuation des 60 victimes ont nécessité la mobilisation de quasiment tout l’effectif du centre de secours, soit 45 pompiers professionnels et volontaires, ainsi que la totalité des moyens matériels dont il dispose.
Rassurez-vous, même si le sérieux et l’investissement de tous les participants étaient assez impressionnants, il s’agissait en réalité d’une manœuvre de simulation, la dernière et la plus importante de cette année 2005, préparée depuis près d’un an par le centre de secours et ses partenaires pour l’occasion (sous-préfecture, GSMA, mairie et hôpital). Les victimes étaient jouées par les jeunes sapeurs pompiers volontaires et les hommes du GSMA. La police municipale et le personnel de l’hôpital étaient présents pour prêter main-forte aux pompiers.

Grande manœuvre au Centre Hospitalier de l’Ouest Guyanais.
Interrogé sur le bilan de l’opération, le lieutenant Massemain, commandant le Centre de Secours de St-Laurent, s’est montré très satisfait de l’investissement et du sérieux de tous et en particulier de ses hommes. « Je remercie toutes les personnes qui nous ont permis de mener à bien cette manœuvre et je voudrais surtout témoigner de ma plus profonde reconnaissance aux sapeurs pompiers volontaires de la commune, qui en plus de leur travail, arrivent à trouver le temps, la passion et l’engouement pour exercer en tant que sapeurs pompiers volontaires, et consacrer du temps à cet engagement citoyen » , déclare-t-il.
La manœuvre, destinée à tester les limites maximales de compétence des centres de St-Laurent et de Mana, a clairement démontré, selon lui, que ces limites n’étaient pas atteintes et que les sapeurs pompiers sont prêts pour des interventions d’encore plus grande envergure. La politique menée depuis deux ans maintenant, de préparation grâce à des manœuvres régulières, a donc porté ses fruits, et si celle-ci était la dernière de cette année, le programme de l’année 2006 est d'ores et déjà bien rempli.

Les participants:

Grande manœuvre au Centre Hospitalier de l’Ouest Guyanais.
Claude , jeune sapeur pompier, victime.
"Mon rôle c’était la détresse psychologique. Je devais jouer à la folle hystérique qui sort de l’hôpital, ne sachant pas où elle se trouve On s’est bien occupé de moi, c’était bien, vraiment super, on était dans le live.
Cette manœuvre représentait travail et amusement et ça nous permet d’apprendre en même temps pour plus tard, en tant que jeune sapeur pompier."


Amandine , jeune sapeur pompier, victime.
"J’étais une victime brûlée à l’avant bras gauche et asphyxiée. Lorsque je suis sortie de l’hôpital, mon rôle c’était d’occuper un des pompiers pour qu’il s’occupe de moi en priorité et je pense avoir bien tenu mon rôle puisque celui que j’ai été voir m’a emmenée au VSAB.
Je pense que mes collèges pompiers m’ont permis d’apprendre un peu plus et ça m’a donné un aperçu de ce dont je pense faire mon métier plus tard, et que j’aime bien."

Mme Alfred , élue de la mairie.
"C’était une bonne manœuvre pour tester les pompiers, parce qu’on a pas l’occasion d’avoir ce genre de situation mais je crois qu’il faut y penser. Ils ont fait de leur mieux, c’était bien, tous semblaient de la partie et je les félicite et les remercie. Je pense qu’ils seront bien plus à l’aise lorsqu’ils auront leur caserne et plus de motivation.
Si ça ne dépendait que de moi, je dirai oui pour plus de pompiers, pour renforcer l’équipe actuelle mais reste à voir le côté financier : est-ce qu’on pourra payer tous ces pompiers ? Pourtant il le faut, parce que la population augmente et j’entends tous les jours les pompiers sortir, donc il y a un besoin. Alors, les volontaires, rapprochez-vous de la caserne, et pour les jeunes cela pourrait être un métier d’avenir."


Capitaine GRANDBOIS
"Je suis l’adjointe du chef du groupement ouest sapeurs pompiers et en ce moment j’assure l’intérim de chef de groupe.
Effectivement je me suis déplacée, parce que c’est une manœuvre d’une certaine envergure puisqu’il était question d’un incendie au sein de l’hôpital de Saint-Laurent, qui est une structure en bois et comme on le sait, dans un hôpital il y a des patients qu’il est difficile de déplacer. Il était important que je vienne superviser cette manœuvre. Je me suis rapprochée du Chef de centre MASSEMAIN, le Commandant de compagnie qui a organisé cette manœuvre avec ses collaborateurs. Le bilan est positif dans la mesure où notre service a pu mener la manœuvre en un temps raisonnable. C’est une manœuvre qui est constructive qui nous a permis de faire le point sur les actes à améliorer, à garder et peut-être ceux à revoir, mais d’une façon générale, je garde une bonne impression de ce qui s’est passé ce soir."


M. SALINIERE, directeur du CHOG
"Nous avons été sollicités par le Lieutenant MASSEMIN pour mettre en place cette simulation et donc c’est bien volontiers que nous avons apporté notre concours, parce que nous avons tous à y gagner. D’une part parce que l’hôpital est par définition un lieu de risques et que c’est important pour nous de savoir qu’un corps de sapeurs pompiers sera là pour nous aider en cas de difficulté, et entant qu’institution, il est normal que nous soyons partenaires de tous ceux qui ont mission d’œuvrer à la sécurité et à la santé.
J’assiste à tout le déroulement parce que sur le plan personnel c’est déjà intéressant de voir comment se déroule ce genre de chose et deuxièmement, en tant que directeur d’établissement, je tenais à ce que les choses se passent au mieux. Ceci étant, cela sera pour nous un moyen d’en tirer des leçons pour notre propre fonctionnement et en tout cas, je ne peux que féliciter le corps de sapeurs pompiers pour avoir pris ce genre d’initiative et l’avoir mené à bien."


2e classe PIERRE
"Impressionnée , oui au départ vu le nombre de victimes présentes, je pense que nous avons bien géré l’intervention puisque nous sommes allés assez rapidement. Je pensais que l’intervention allait durer plus longtemps que ça et j’ai vu qu’en peu de temps nous avions déjà fini. On nous avons avait parlé de 60 victimes, donc on s’attendait au pire mais ça s’est bien déroulé.
J’insiste pour que le Lieutenant nous fasse faire des manœuvres toute l’année. Ce n’est pas souvent que nous sommes confrontés à ce genre d’intervention, là c’est un exercice et nous sommes donc aptes à agir au cas où ce genre de chose nous arriverait."


Monique, sergent chef.
"Cette simulation s’est passée tant bien que mal, parce qu’il faut savoir que nous avons fait des erreurs c’est sûr, et bientôt en salle de cours, le Chef de centre fera le debriefing et corrigera les erreurs.
Nous avions la manœuvre, tout était sur papier, disons que nous avons découvert tout ce que nous avions à faire juste un moment avant, lorsqu’on nous a donné les rôles et tâches de chacun, ainsi que le secteur que j’avais à gérer. Nous n’avons pas eu le temps de la préparer.
On rencontre des difficultés dans ce genre de manœuvre parce que c’est assez large à gérer, nous avions plusieurs hommes sous la main, donc ce n’était pas évident. De plus, les victimes étaient nombreuses , elles ont d’ailleurs bien joué leur rôle et sont contentes de nous avoir fait souffrir en criant et faisant vraiment les morts !"


Fabrice, agent de sécurité à la police municipale
"C’est la première fois, nous étions chargés de la sécurité du périmètre de l’accident et pour une première ça s’est bien passé, ça nous montre la réalité et nous prépare un jour au cas où il y aurait une telle intervention à faire.
Au niveau de la police tout s’est bien déroulé, beaucoup de personnes sont venues voir et le périmètre de sécurité a été respecté."

Mathilde, infirmière
"On a eu 40 victimes à gérer, avec de grosse urgences absolues qui ont été directement évacuées sur le service des urgences, et des urgences relatives. Donc on a monté un poste médical avancé appelé PMA, où on était deux infirmières ; on a pu faire des soins et tout ce qui était petite urgence. O n a attendu, on était très nombreux ce soir et ça nous a permis de progresser au niveau de la prise en charge de 40 victimes, ce qui n’est pas facile
Tout s’est bien passé : sur la simulation, on a eu 5 morts sur 40 victimes, on peut dire que c’est acceptable étant donné qu’il y a eu un feu de déclenché, avec des victimes mortes dans l’incendie. Au niveau des soins, on a eu une victime qui n’a pas pu se sortir de son arrêt respiratoire mais c’est une très bonne expérience tant pour les pompiers que pour les infirmiers."





22 Novembre 2005 - écrit par C.C


              

Commentaires

1.Posté par alcosta le 27/11/2005 13:09
C'est une bonne chose surtout pour les pompiers car c'est des choses que l'on ne pévoit jamais donc vaut mieux en préparer en avance





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