Saint-Laurent d
Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Halte aux ruptures de froid sur le Maroni


Halte aux ruptures de froid sur le Maroni
Si on avait écouté les inventeurs géniaux qui se sont penchés sur le problème du transport piroguier des produits frais et surgelés, on aurait dû inventer un prix digne de celui qui récompense les lauréats du concours Lépine. Heureusement pour les populations qui vivent sur le Maroni, un ingénieur discret mais combien efficace, a mis au point un procédé fiable, testé en 2002 à SLM. Inspiré des moyens utilisés par la grande distribution en métropole dans les plus grandes enseignes, le procédé s’articule autour de containers isothermes, embarqués sur les pirogues, sans source d’énergie à bord et agréés par les services vétérinaires. Deux types de containers sont concernés. Un bac 420, de 420 litres de contenance et un roll 1000, de 1000 litres de contenance. Pour les particuliers, un bac plus petit de 75 litres de volume (voir photo), agréé aussi par les services vétérinaires, offre les mêmes garanties contre la rupture de froid.

Le bac 420

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Le premier, le bac 420 (voir photo) ne demande pas un déchargement à terre pour l’ouvrir, car son ouverture se fait par le couvercle supérieur. On peut l’utiliser pour des livraisons « porte à porte », c’est à dire de village en village, et pour des volumes pouvant aller jusqu’au détail. Une pirogue peut en charger une dizaine, ce qui fait un poids de marchandises de plus de 3 tonnes.

Le roll 1000

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Le second, le roll 1000 (voir photo) convient aux gros volumes. Pour ouvrir ses portes, il faut le décharger à terre, car l’ouverture se fait sur la face avant. Dans une pirogue on en met une dizaine, soit 10 mètre cubes et jusqu’à 10 tonnes de marchandises. Une fois chargé, il est conduit à sa destination finale où un élévateur l’extrait de la pirogue puis avec un transpalette, il est amené là où il doit être vidé.

Comment ça marche ?

Halte aux ruptures de froid sur le Maroni
Pas d’énergie embarquée à bord de la pirogue, mais un pré-refroidissement des containers, au moins la veille du transport, portes ouvertes, dans un chambre froide à -25°C pour les surgelés et 0°C pour les produits frais. En Guyane, les chambres froides peuvent être des containers de 40 pieds, réfrigérés, alimentés par du courant en 380 volts en 32 ampères. Leur cuve inox, leur enveloppe extérieure en aluminium offrent les meilleures garanties d’hygiène. Les marchandises sont aussi pré-refroidies à la même température que celle des containers qui vont être chargés. C’est ainsi qu’on procède en métropole chez Intermarché et chez Casino où les poids lourds de 35 tonnes sont en quelque sorte les pirogues. A l’intérieur de chaque bac 420 ou roll 1000, on ajoute des plaques eutectiques de 10 kg chacune (en principe 6 plaques maximum), qui ont le pouvoir d’absorber le réchauffement des marchandises.

Arrêter les UV

Halte aux ruptures de froid sur le Maroni
Nul n’ignore les effets des rayons ultra violets, dit UV en langage technique. La Guyane, placée entre le tropique du Cancer et l’équateur, reçoit des UV aux effets dévastateurs. Un ingénieur d’une entreprises vosgienne a trouvé la parade pour stopper 1es effets des UV. L’idée est toute simple. A partir de la matière qui permettait de regarder la dernière éclipse solaire, sans danger pour les yeux, un revêtement prototype a été mis au point et testé en mars 2002. Résultat : arrêt total des UV. La housse anti UV coiffe les bacs 420 ou les rolls 1000

Des tests à SLM et à St Etienne

Halte aux ruptures de froid sur le Maroni
En mars 2002 les premiers tests ont été réalisés à SLM pour tester la housse anti UV. Par la suite, l’atmosphère (température et humidité) de la Guyane a été reproduit dans une chambre isotherme à St Etienne pour réaliser des tests sur la durée du transport pour les surgelés et les produits frais. Il en résulte que 72 heures après le départ de SLM, les surgelés partis à une température de -25°C, sont à -17°C. Les produits frais quant à eux, sont entre +5°C et +6°C. Ces températures sont celles fixées par la réglementation sur le transport des denrées périssables d’origine animale (arrêté de mai 95). Les localités comme Apatou et Grand Santi sont les plus favorisées, car Apatou serait livré en surgelés à -23°C et Grand Santi vers -21°C. Ce serait meilleur qu’en métropole où les surgelés sont livrés vers -18°C. Les services vétérinaires de Guyane ont suivi de très près ces tests et les ont approuvés. Maintenant comme le dit l’histoire, yapluka…
28 Mars 2005 - écrit par Michel DELEAU


              

Commentaires

1.Posté par violette le 29/03/2005 18:14
tres intéressants ces containers mais combien coutent-ils et où se les procurer?





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