Saint-Laurent du Maroni

Interview vidéo : Jah CURE attendu samedi 27 août à Saint-Laurent du Maroni


Et c'est reparti ! L'association Panach Club reçoit samedi 27 août 2011 lors de son Podium live de l'Ouest le Jamaïcain JAH CURE. Le public connaisseur pense déjà que c'est l'artiste reggae qu'il faut voir sur scène. Robert LETER vice-président de l'association organisatrice nous donne plus d'explication sur le programme de cette édition, car d'autres artistes seront aussi présents lors de cette fête..

Jah CURE développe sa voix cristalline au sein de la David House, le collectif de Capleton, à la fin des années 90, autour de Sizzla et Jah Mason. Coaché par le chanteur et producteur Beres HAMMOND, il sort une poignée de singles - tous des succès ! – avant d’être emprisonné suite à une affaire de moeurs. Sa carrière aurait pu s’arrêter là, c’est tout le contraire : il enregistre derrière les barreaux et à sa libération en 2007, tout le monde le réclame. Tournées, singles, albums, Jah CURE se remet magistralement sur les rails.

Jah CURE aka Siccature ALCOCK est né en 1979 à Montego Bay en Jamaïque mais passe sa jeunesse à Kingston. Il tient son amour pour la musique de son père qui était chanteur, mais aussi de l'effervescence musicale qui règne dans la capitale. A Kingston, il rencontre Sizzla et Capleton. C'est d'ailleurs ce dernier et des membres de la David House qui lui donneront le nom de Jah CURE. En 1997, le chanteur improvise une chanson avec Sizzla (qui deviendra « King In The Jungle» dans la voiture de ce dernier. Une fois arrivé au studio, Jah Cure, qui répète son couplet dans un coin, se fait repérer par le chanteur-producteur Beres HAMMOND. Une rencontre qui va changer sa carrière, mais à retardement. Le producteur, s'il lui donne un rendez vous, est trop occupé n’a pas de temps à consacrer au jeune chanteur. Ce n'est que plus tard qu'elle sera déterminante.

En 1998, un événement interrompt sa carrière. Il est arrêté pour viol sous menace d’arme à feu et est condamné à 15 ans de prison. Ce qui n'empêche pas Jah CURE de continuer à proclamer son innocence. Il affirme que la mère de la victime et le policier chargé de l'affaire se connaissent, et que l'avocat commis d'office est si peu compétent qu'il a du lui-même le réveiller le jour du procès en lançant des cailloux contre sa fenêtre. Beaucoup de personnes pensent alors sa carrière finie, le chanteur enterré. Il n’en est rien : Jah CURE est derrière les barreaux, mais d’autres personnes s’occupent de sa carrière.

En 2000 sort un premier album, "Free Jah Cure", qui réunit plusieurs de ses singles enregistrés jusque là. L'artisye reçoit aussi l’appui de nombreux artistes : Sizzla, Capleton, Jah Mason ou Buju Banton (qui a même payé son avocat) multiplient les hommages et demandent régulièrement la libération du chanteur via leurs textes ou leurs déclarations. En 2003, Beres HAMMOND compose les riddims et produit le très attendu "Ghetto Life". Plus abouti que son opus précédent, "Ghetto Life" est un indispensable, sur lequel on retrouve le titre éponyme Ghetto Life mais aussi ses duos avec Sizzla et Jah Mason (King in the Jungle et Run Come Love Me).

En prison, Jah Cure a l'autorisation de bénéficier d'un petit studio qui lui permet d’enregistrer. Ce traitement de faveur lui a permis de rester très actif et d'enchaîner des hits malgré la captivité : Jamaïca sur le sunshine riddim, Goog Morning Jah Jah sur le I swear riddim ou encore Longing For sur le drop leaf riddim qui est resté de nombreuses semaines en tête des charts jamaïcains. En dépit d'un manque de promotion (pas de tournée, peu d’interviews), Jah CURE se maintient dans l’esprit des gens.

Libéré le 28 juillet 2007, Jah CURE est sorti de prison après huit ans derrière les verrous, lui qui avait été condamné à 15 ans de réclusion. Mais là où la prison a brisé net l'élan artistique de certains chanteurs, les barreaux semblent avoir été profitables à sa carrière.

Fort de trois albums tous sortis pendant son incarcération, et d'un soutien toujours plus important à chaque fois, Jah CURE est sorti de prison plus célèbre qu'il n'y est entré. Porté par un engouement que peu d'artistes ont connu (en témoigne l'affiche hallucinante du Curefest, organisé pour commémorer sa nouvelle liberté), Jah CURE est désormais à l'aube d'une nouvelle carrière.

Auteur : Yann Bossuat

25 Août 2011 - écrit par


              

Commentaires

1.Posté par une guyanaise le 25/08/2011 13:00
Bonjour Eric, pourquoi tu ne mets la fete de slm ??? Pas de reportage de le fête mé celle du cylistes tu mets ..... et celle de jah cure et nous internautes on ve voir les différents vidéo ke ta pris merci d'avance

2.Posté par Eric LEON le 26/08/2011 23:18
Bonjour La guyanaise, je vous rassure que les vidéos sont aux montages et seront diffusées progressivement sur notre site. Dès ce Week-end il vous sera possible de voir les premières vidéos des premières soirées.

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