Saint-Laurent du Maroni

« Justice pour tous » le point de vue de Léon BERTRAND


Saint-Laurent du Maroni est un territoire frontalier caractérisé par une juxtaposition de souveraineté et confronté à une problématique de différentiel économique, juridique, administratif avec le Surinam.

Un contexte complexe, qui faute de moyens adaptés pour garantir une gestion rigoureuse des situations et comportements individuels, laisse une très large place à l’incertitude, l’insécurité et la fraude.

Le territoire du bassin de vie transfrontalier est trop souvent pratiqué « au choix » en combinant le meilleur des deux statuts et en évitant les devoirs.

Jusqu’à ce jour la France telle qu’elle se présente à Saint-Laurent du Maroni renvoie l’image d’un espace où tout est permis, où il est facile de s’arranger et où l’on ne risque pas grand-chose.

Pour autant la partie n’est pas perdue et je demeure convaincu qu’une simple amélioration du « système » permettrait d’obtenir de biens meilleurs résultats et de changer les pratiques.

Au titre du « minimum indispensable », la Justice doit être présente à Saint-Laurent du Maroni, une présence de droit commun, effective et suffisante.

Aujourd’hui, la Justice, comme d’autres services de l’Etat, si elle assurait totalement ses missions, permettrait aux acteurs locaux d’inverser la tendance et de changer les représentations.

Au titre des priorités à considérer :

LES DEMANDES EN MATIERE D’ETAT DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE
Parce-que lorsque nous ne répondons pas aux demandes de régularisation d’état civil, nous gardons ouverte la porte aux fraudes et aux usurpations d’identité sans permettre à ceux qui sont en attente d’améliorer leur situation.
Parce-que si les demandes de pensions alimentaires ne sont pas traitées, que les droits de visites ne sont pas fixés, c’est l’éducation des enfants qui est directement menacée.



LES DEMANDES EN MATIERE DE REPRESSION ET DE REPARATION
Parce-que si les réponses pénales ne sont pas rendues à Saint-Laurent du Maroni et que Rémire-Montjoly demeure l’unique réponse en matière de réparation, le sentiment d’impunité sera copieusement alimenté et les peines toujours difficilement appliquées.

LE TRAITEMENT DES INFRACTIONS A L’URBANISME
Parce-que tant qu’il sera toujours plus facile et rapide de construire illégalement que d’obtenir l’autorisation de démolir et de libérer les propriétés, les installations sauvages et insalubres continueront à se multiplier partout, n’importe où, en toute impunité.

Les carences sont avérées et les moyens nécessaires pour les corriger sont accessibles :
- Création d’un Tribunal de Grande Instance à Saint-Laurent du Maroni,
- Installation de Magistrats et de fonctionnaires de Justice résidents à Saint-Laurent du Maroni,
- Affectation d’un budget de fonctionnement à la Maison de Justice et du Droit,
- Création d’une Maison d’Arrêt à Saint-Laurent du Maroni.

La politique de rigueur budgétaire de l’Etat ne doit pas être aveugle de la situation des territoires.

A défaut, les résultats obtenus aujourd’hui par l’effort de quelques uns qui s’épuisent à compenser les manques, sont appelés à disparaître alors que la situation particulière de nos justiciables, souvent éloignés des « subtilités » administratives et juridiques, réclame a minima des moyens équivalents à ceux accordés aux territoires de l’hexagone.
22 Février 2013 - écrit par M. F.


              






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