Saint-Laurent du Maroni

L'andropause présente-t-elle les mêmes inconvénients que la ménopause ?

Bouffées de chaleur, libido en berne, dépression… les symptômes de la ménopause sont bien connus des femmes. Les hommes, eux, s'en amusent parfois ! Pourtant, la gent masculine aussi subit les conséquences de l'âge. Pour eux, on ne parle pas de ménopause mais « d'andropause » ou de « syndrome d'ADAM » (Androgen declin in the aging male). Enquête sur ce mystérieux syndrome…


Les indices

L'andropause présente-t-elle les mêmes inconvénients que la ménopause ?
Tout commence parfois sans même que les hommes s'en rendent compte. Pourtant, les indices qui devraient les alerter sont nombreux : fatigue, problèmes cardiovasculaires, irritabilité, augmentation du tour de taille... Tous ces symptômes nécessiteraient une consultation médicale. Mais les hommes se trouvent des excuses : ils mettent ces désagréments sur le compte d'un surcroît de travail, du mariage de la petite dernière à organiser ou encore de leur épouse qui les fatigue ! Peu attentifs à leur corps, les hommes s'inquiètent seulement à partir de la baisse des performances sexuelles… Car la libido masculine elle aussi peut devenir défaillante : problème d'érection, manque de désir… Les femmes ne sont pas les seules à négocier difficilement le passage de la cinquantaine.

Les coupables

L'andropause présente-t-elle les mêmes inconvénients que la ménopause ?
Le principal coupable est bien sûr le vieillissement. Comme les femmes, les hommes doivent subir les conséquences de l'âge et elles sont dues à plusieurs facteurs.

Une baisse hormonale : l’andropause
Dès l'âge de 30 ans, le taux de testostérone (hormone mâle) baisse de 10% tous les 10 ans. Comme Madame, Monsieur subit donc les conséquences de l'âge dans son intimité ! Mais, contrairement aux femmes qui finissent toutes par être « ménopausées », les hommes ne subissent pas tous cette baisse d'hormones. On estime que 30% des hommes seulement souffriraient d'andropause, c’est-à-dire d'un taux de testostérone trop bas qui viendrait leur empoisonner l'existence.

Une baisse du désir
Avec l'âge, les problèmes de sexualité peuvent apparaître comme l’adénome de la prostate qui gêne pour uriner ou comme les troubles de l’érection liés à des troubles fonctionnels ou organiques (mais dans la majorité des cas, la fatigue, le stress ou encore les problèmes émotionnels sont à l'origine des « pannes »). Comme les femmes, les hommes doivent composer avec leur image. Et, en vieillissant, les doutes s'installent quant à leur capacité de séduction. A 20 ans, si l'homme est taraudé par des questions existentielles telles que : « A-t-elle vraiment envie de moi ? », « Suis-je désirable ? », « Va-t-elle avoir du plaisir ? », la pulsion sexuelle est la plus forte et elle entraîne la mécanique. Mais à 60 ans, si les questions perdurent, la pulsion sexuelle est moins forte et elle est parfois balayée par les craintes : l'érection n'est plus systématiquement au rendez-vous ! Mais le principal symptôme sexuel lié à l’andropause est la baisse du désir ce qui est assez rare chez l’homme pour être remarqué. Il faut en effet savoir que l’hormone du désir, tant chez l’homme que chez la femme est la testostérone. Le deuxième sera la moindre qualité des érections.

Les autres grands facteurs du vieillissement
Les autres facteurs du vieillissement pouvant expliquer fatigue et atteinte de la libido sont les facteurs de risques cardiovasculaires au premier rang desquels il faut compter le tabac (cause N°1 des troubles de l’érection), puis, dans le désordre, le cholestérol, le diabète, la sédentarité, le surpoids et l’hypertension. Cela justifie d’autant plus de consulter son médecin.

Les traitements
Des traitements hormonaux substitutifs existent. Qu'ils soient médicamenteux ou naturels (à base de plantes), ils peuvent pallier le manque de testostérone. Ils ne sont pourtant pas souhaitables dans tous les cas… En ce qui concerne les suppléments médicamenteux : comprimés, injections, patchs, gels…, ils ne sont pas à prendre à la légère. Si certains médecins plaident en leur faveur en arguant d'un rétablissement de la libido, d'une amélioration de l’humeur et d'une réduction de la masse grasse, d'autres au contraire craignent que ces traitements entraînent une augmentation du risque de cancer de la prostate. C'est donc une décision à prendre au cas par cas, en fonction de l'histoire médicale de chacun et par un médecin compétent. En attendant, pour les problèmes de libido, il est toujours possible de se tourner vers des aides ponctuelles, comme la fameuse petite pilule bleue… Les plantes, elles aussi, peuvent être d'un grand secours, tout en présentant moins de contre-indications. Ginseng, ginkgo, tribulus…, de nombreuses substances existent, parlez-en avec votre pharmacien.

La parole
L'une des manières les plus efficaces de résoudre les problèmes liés à l'andropause reste la possibilité de s'exprimer. Non, il n'y a aucune raison d'avoir honte. Les médecins sont habitués à régler ces questions et ils ne risquent pas de vous rire au nez si vous leur expliquez que votre érection ne tient plus. N'hésitez pas non plus à en parler au sein de votre couple : le dialogue, c'est déjà un premier pas vers une solution.

Quand consulter ?

L'andropause présente-t-elle les mêmes inconvénients que la ménopause ?
Dès que l'andropause se prépare, vers 45-50 ans, et en présence de symptômes, il est conseillé de faire un bilan de santé. Le médecin pratiquera un dosage hormonal et prescrira éventuellement un traitement. Au bout de trois mois, les bienfaits du traitement sont manifestes.

Cet article est extrait du magazine Génération Santé, le magazine des maux de tous les jours avec les mots de tout le monde, à destination des 3 générations : enfants, adultes, seniors.

Source : http://www.e-sante.fr
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Histoire vécue
16 Août 2004 - écrit par Rédaction


              






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