Saint-Laurent du Maroni

La DSDS recommande la prudence face au risque du chikungunya


Photo: D.R
Photo: D.R
Les services de la DSDS ont pris connaissance il y a quelques jours d’un cas de Chikungunya chez une personne qui réside à la Réunion mais qui a séjourné en Guyane du 6 mai au 14 mai et dont ni les symptômes, ni le diagnostic n’ont été signalés aux autorités sanitaires, ni par elle-même, ni par son médecin traitant.
Bien entendu les mesures ont été prises immédiatement, à la fois par le service départemental de démoustication, et le service de la veille sanitaire, pour mettre en œuvre les enquêtes entomologiques (recherche de moustiques et de gîtes) et épidémiologiques (recherche d’éventuels sujets contacts) dans le voisinage.
Suite à cette nouvelle alerte, la DSDS tient à rappeler que le risque d'une épidémie de chikungunya en Guyane est bien réel, et que la prudence reste la meilleure prévention possible.

Photo: D.R
Photo: D.R
Du côté de l'île de la Réunio, l’épidémie due au virus Chikungunya sévit toujours.
Ce virus est transmis par un moustique du genre Aedes (qui est également vecteur de la dengue). Les personnes infectées par ce virus, peuvent présenter une fièvre élevée d’apparition brutale ainsi que de douleurs articulaires et musculaires touchant les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges), des maux de tête et, parfois, une éruption cutanée. Des hémorragies bénignes peuvent survenir, surtout chez les enfants. Dans certains cas l’infection est inapparente. L’évolution spontanée de la maladie est le plus souvent rapidement favorable en moins de 10 jours. Des formes chroniques existent cependant, caractérisées par des douleurs articulaires persistantes et parfois invalidantes.
Il n’y a pas de traitement spécifique, la prise en charge thérapeutique a pour objectif de soulager les douleurs.

Or, la recrudescence actuelle du nombre de cas de dengue en Guyane témoigne de la forte prolifération du moustique Aedes aegypti, également vecteur du virus Chikungunya. Il existe en conséquence une possibilité de développement de ce virus en Guyane et l’apparition de foyers de transmission à partir d’une personne contaminée en retour de la Réunion.

Photo D.R
Photo D.R
Il est donc demandé à toute personne de retour d’un séjour sur l’île de la Réunion d’appliquer de manière impérative les règles suivantes, dès son arrivée en Guyane et au moins durant les 15 jours suivant leur départ de la Réunion, les mesures contre le Chikungunya sont les même que celles de la dengue :

- Se protéger individuellement contre les piqûres de moustiques : utilisation de moustiquaires (si possible imprégnées), port de vêtements longs, utilisation de répulsifs et de produits insecticides…

- Eliminer tous les gîtes susceptibles d’héberger des larves de moustiques (vieux pneus, bidons…), surveiller ce que l’on ne peut ni ranger ni protéger, en changeant l’eau au moins 2 fois par semaine (boutures, vases à fleurs, dessous de pots, abreuvoirs…) et protéger les réserves d’eau avec une toile moustiquaire ;

- Prendre contact avec le service de Désinfection du Conseil général afin qu’une recherche de moustiques Aedes aegypti soit effectuée et que des traitements adaptés soient mis en place (Service de Désinfection 05 94 29 59 30)


D’autre part, toute personne revenant d’un séjour sur l’île de la Réunion et qui présente, dans les 2 semaines suivant son retour, de la fièvre et/ou des douleurs articulaires, doit immédiatement :
- Prendre contact avec la cellule de veille sanitaire de la DSDS de Guyane (05 94 25 60 74 ou 06 96 23 25 17) pour la mise en place de mesures de prévention ;
- Consulter son médecin traitant.
29 Mai 2006 - écrit par DSDS


              






Facebook

Les annonces

Vente (120)

Divers (17)

Immobilier (53)




Partager ce site
Suivez-nous
Facebook
Twitter
Google+
Instagram
LinkedIn
Vimeo
YouTube