Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

La mairie fait le choix de l'art pour l'inauguration du festival

C’est vendredi 24 octobre à 16 heures que le festival des Transamazoniennes a été inauguré au camp de la Transportation dans l'exposition « Mes chemises, leurs pagnes » proposée par l'association Chercheurs d'Art. Cette 5° édition du festival international des cultures d’Amazonie est pour la première fois portée par la mairie de Saint Laurent. Une volonté du maire, Léon Bertrand, de soutenir une manifestation phare de l’Ouest guyanais, en partenariat avec l’indispensable Michaël Christophe, directeur artistique et âme des « TransAm » depuis la toute première édition en 1999.


La mairie fait le choix de l'art pour l'inauguration du festival
Avant l’ouverture des portes au grand public, c’est un petit comité d’élus et d’invités qui était convié à l’inauguration du festival des Transamazoniennes. C’est dans la salle de la relégation collective que Mme Sophie Charles, 1ère adjointe au maire, prononça son discours d’inauguration, en l’absence de M. Léon Bertrand, hors du département. Car c’est d’abord une volonté du maire, parfois même contre l’avis de certains membres du conseil municipal, de porter cette manifestation : « Je veux que St Laurent du Maroni devienne en quelque sorte la capitale culturelle de l’Ouest guyanais, et pourquoi pas, de la Guyane … ».
En présence du sous-préfet, Mme Charles a souligné dans son discours toute la portée symbolique de l’évènement. Le camp, autrefois lieu de fermeture et de ségrégation, devient aujourd’hui un lieu d’ouverture et de métissage. Valoriser les cultures d’Amazonie, promouvoir les jeunes talents, donner du plaisir aux gens, un programme ambitieux mais essentiel pour assurer le lien social.

La mairie fait le choix de l'art pour l'inauguration du festival
L’inauguration avait pour cadre une exposition proposée par l’association Chercheurs d’art, « Mes chemises, leurs pagnes » de l’artiste Patrick Lacaisse, un prolongement en arts plastiques du festival de musique. Un défilé de la styliste Gabrielle Desmangles clôtura l’inauguration. Une dizaine de modèles portés par de jeunes apprentis mannequins de la commune ont séduit les invités impressionnés par le sérieux de la prestation.
Cette réflexion sur le vêtement comme code social s’est poursuivie avec le studio photographique « Moï koosi » : le public était invité pendant ces trois jours à prendre la pose dans ses plus beaux atours pour se faire tirer le portrait.

Ainsi le festival des TransAmazoniennes est désormais lié à la politique culturelle de la ville de St Laurent du Maroni. En plus des trois nuits de live, un festival « off » a été timidement mis en place cette année, avec notamment des rencontres autour de documentaires et d’ateliers d’expression artistique. Cette première est globalement une réussite pour la municipalité malgré quelques contre-temps (affichage, programme et tee-shirts) dans une lourde logistique et une fréquentation un peu décevante. Il faut espérer que chacun saura apprécier l’exceptionnelle qualité de ce festival qui participe au rayonnement culturel de notre commune, classée « ville d’art et d’histoire » pour que l’édition 2010 des Transamazoniennes soit encore plus réussie.

La mairie fait le choix de l'art pour l'inauguration du festival
29 Octobre 2008 - écrit par C.M


              




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