Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

La piste de la discorde


La piste de la discorde
Depuis plusieurs semaines, les ouvriers s'activent en bordure de la RN1. Ils déblaient, remblaient, égalisent. L'objectif est simple : achever les travaux d'aménagement de la piste cyclable qui conduit du futur lycée 3 de Saint-Laurent jusqu'au centre-ville. Ce, avant la rentrée scolaire de septembre. Mais, si le Conseil régional et la municipalité observent avec satisfaction l'avancée rapide des travaux, les riverains posent un tout autre regard sur la voie en construction. Hier, en fin d'après-midi, une dizaine de Saint-Laurentains dont l'entrée de propriété se situe le long de la future piste cyclable, a exprimé inquiétude et mécontentement lors d'une réunion d'information organisée par la Région en mairie. Une rencontre décidée suite à l'envoi au Conseil régional d'une pétition signée par les riverains.
La réunion débute par un long exposé de l'historique du projet. Dans la salle, les riverains écoutent en silence. Mais ils n'attendent qu'une chose, prendre la parole. Un homme ouvre les débats : « Pourquoi avoir choisi ce côté de la route pour construire la piste ? » Réponse d'Eric Mélé, maître d'oeuvre de l'opération : « De l'autre côté de la route, certains terrains sont privés et se situent trop près de la chaussée. On ne dispose donc pas de l'espace suffisant pour réaliser un aménagement respectant les normes de sécurité. » Un autre riverain pose un problème concret. « Mon portail est très près de la piste, précise-t-il. Et il n'est pas électrique. Quand je vais rentrer et sortir, je vais être obligé de stationner sur la piste pour ouvrir et fermer le portail. » Conseil formulé par le représentant de la Direction départementale de l'équipement : « C'est à vous de vous débrouiller pour ne pas stationner sur la voie. Ou alors achetez un système électrique. » » Pas très judicieuse cette réponse » , rétorque le riverain, qui toutefois n'insiste pas.
Difficultés liées aux entrées et sorties dans leur résidence, augmentation des flux de circulation, les habitants ne contestent pas l'intérêt de la nouvelle voie mais s'inquiètent de la gêne occasionnée. « On peut entendre vos suggestions pour améliorer les choses, mais on ne peut pas modifier le projet, insiste Jean-Pierre Salignières pour la Région. Il ne faut pas se leurrer, un lycée de 1 000 élèves, ça va entraîner des changements. » Quant au maire, il souligne l'impérieuse nécessité d'un tel aménagement. Visiblement, les riverains n'ont d'autre choix que de « faire avec » .
21 Mai 2009 - écrit par Source France-Guyane © T.F.


              

Commentaires

1.Posté par Une riverainne le 23/05/2009 21:10
Voici encore une ilustration de la politique dans l'ouest que nous subissons tous les jours. Les décisions sont prises sans tenir compte de l'avis des principaux concernés. Et après on vous rétorque que vous n'avez qu'à faire avec.. Réponse au maire qui m'a répondu à la réunion que la piste cyclabe était une contrainte liée à la croissance d'une grande ville: "J'ai le regrès de constater que nos impots locaux ne cessent de nous asphyxier et qu'avons-nous en contre partie une piste cyclabe qui viendra nous pourir deux fois plus la vie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Merci!

2.Posté par guyanecho.com le 23/05/2009 23:46
Il existe aussi des contribuables effarés par l'importance de la croissance démographique !
Faire des enfants dans le seul but de palper des prestations sociales, c'est bien. Essayer AUSSI d'assurer une éducation à ces enfants du rhum, c'est mieux.
Que n'entendrait-on pas si cette jeunesse ne pouvait pas disposer de structures permettant de leur dispenser un enseignement correct, même si ces structures sont systématiquement vandalisées ? Il est du devoir des politiques de l'assurer.
Tout ceci passe par la case adaptation...
Vous voulez avoir le beurre, l'argent du beurre et la crémière ! Le choix est simple : Faites moins de gamins et le besoin de pistes cyclables se réduira !
A moins que vous ne comptiez sur les universités version Taubira. Ca risque de faire très léger...

3.Posté par Con Sultan le 24/05/2009 04:08
N'aurait-il pas été plus judicieux de construire ce lycée à Albina ?

4.Posté par lunès le 25/05/2009 00:02
Il est de notoriété publique que les décisions sont prises sans consulter les personnes intéressées. Cela n'est pas nouveau ! Si encore elles étaient éclairées et satisfaisaient toutes les parties, on aurait pu dire, bingo ! Malheureusement c'est comme d'habitude : dès que le roi dit yes, ses sujets entérinent sans même demander un minimum d'explication. A quoi sert ce conseil municipal ? Les décisions les plus connes sont votées les yeux fermés par tous ces larbins incultes.

On prétend aménager des zones via la concertation sans intégrer les riverains et, bien entendu, ce sont toujours les personnes en règle qui font les frais. On s'enfonce de jour en jour dans la misère intellectuelle et le despotisme à 3 sous légitimé par le statut d'enfant du pays détenant un carnet magique, à la gestion calamiteuse sanctionnée par un budget en déficit. Bravo ! On ne pouvait espérer mieux !

5.Posté par Con Sultan le 25/05/2009 02:06
Lunès, tu t'égares et ton animosité envers la municipalité t'aveugle !!!

Ce n'est pas le conseil municipal qui a décidé de la construction d'un lycée, mais le conseil REGIONAL !!!

Faut pas mélanger les torchons avec les serviettes ...

6.Posté par lunès le 26/05/2009 20:38
Certes Con Sultan, tu as raison de freiner mes ardeurs mais ce que je voulais mettre en lumière c'est la manie de servir aux gens des projets tout prêts ne valant pas leur pesant de cacahuètes, à l'image de ces ZAC qui n'ont de concerté que le nom.

7.Posté par lunès le 26/05/2009 21:21
Même si la mairie n'est pas impliquée dans la construction du lycée elle l'est tout de même dans le choix du terrain. Partant de ce principe...

8.Posté par con substantiel le 27/05/2009 09:46
Les gens préfèrent leur petit intérêt à l'intérêt général. Écoeurant ces riverains.
Et puis la Mairie aurait pu donne un autre terrain. Au lieu de donner une subvention à quelques individus pour aller jouer au poker en métropole !

Oui vous avez bien lu ! On a donné une subvention à des flambeurs pour les aider à payer leur billet d'avion et aller s'éclater au poker.

Lamentable ! Honte aux élus qui ont voté cela, honte aux joueurs de poker qui ont eu l'audace de demander une telle subvention.

Bien qu'on se rappelle il y a quelques années, la même chose avait été accordé à un club de bridge !

Alors le financement de ces billets pour le club de bridge, a t-il amélioré l'image de st laurent dans le monde ?

9.Posté par guyanecho.com le 02/06/2009 22:17
OK avec le message ci-dessus.
Saint-Laurent du Ramolli, c'est Macon-ville et Clochemerle réunis.
Au royaume des assistés, c'est comme dans l'administration : C'est le premier qui bande qui baise l'autre.
Ces riverains sont de gros égoïstes, susceptibles, intouchables et tout ce qu'on veut. Ca ne sait que recevoir. Dés qu'il s'agit de participer, dés qu'on leur demande de démontrer qu'ils appartiennent à une collectivité, leurs petits et bas intérêts remontent à la surface. Ca en dit long sur une certaine mentalité et ces comportements sont tout simplement écœurants. Ils ont peur de quoi ? De perdre un bananier planté par l'Haïtien qu'ils exploitent ?
Et même si en la matière la consultation laisse à désirer, c'est bien fait pour les petites gueules de ces pédants susceptibles.
Par ailleurs, l'habituel torrent de bile de Lunés - toujours prête à ferrailler contre la municipalité en place - n'y changera rien. L'intérêt des élèves passe très loin devant ceux de ces ampoulés musclés des gencives.
Mais qu'est-ce que c'est que cette chorale de braillards ?

10.Posté par lunès le 07/06/2009 00:13
Je t'ai déjà maintes fois dit que je ne suis pas tenue de partager ton avis JD. D'ailleurs je te fais remarquer que je ne braille pas plus que toi. Si t'as quelque chose à me dire, tu sais où me trouver... Pour ne pas ouvrir cette ville, on prend toutes sortes de prétextes et, au final, Saint-laurent n'a qu'un seul point d'entrée et de sortie. Les orpailleurs parviennent bien à créer des "villes" en forêt. Cherchez l'erreur...

11.Posté par lunès le 07/06/2009 01:15
Est écrivain qui veut mais penseur qui peut. Parler de l'emplacement d'un lycée ne sous entend pas qu'on met en doute son utilité, JD. Ah, les livres ... Quand il s'agit de fiction on excelle mais, pour ce qui est de la réalité.... à revoir !

12.Posté par guyanecho.com le 14/06/2009 16:30
Lunés, Lunés, Lunés ou l'art de ne rien dire tout en se croyant capable de brasser beaucoup d'air. On croirait un ventilateur en panne...
Pas étonnant que nous ayons affaire à une fan (ventilateur en anglais) de la mère Taubira, cette décrêpée hystérique qui cause, qui cause toujours, qui cause encore sans jamais trouver quelque chose d'intéressant à dire.
Lassant, inutile, insignifiant.
Du vent...

13.Posté par lunès le 22/06/2009 21:45
Qui mieux que toi sait te décrire ? Tu as en effet tout dit en opérant un retournement magistral !


Suivez-nous