Saint-Laurent du Maroni

Le Ciné-Club est enfin de retour à Saint-Laurent.


 Le Ciné-Club est enfin de retour à Saint-Laurent.
Les cinéphiles peuvent se consoler, il y en aura pour tous les goûts, tous les âges et toutes les couleurs. Pour rappel, le prix de la place est de 2 euros (une boisson comprise), avec comme d’habitude un quiz à la fin de la séance et des cadeaux à gagner. Tous les films sont diffusés à 20h30 pile, chaque mardi (excepté les vacances de Pâques, le 1er et le 8 mai) jusqu’en juin, soit 10 cinéclubs !!!

L’adresse ? Le CCL (Centre de Culture et de Loisirs de Saint-Laurent)
Bonne toile à toutes et à tous !

MARDI 15 MAI : SCOOP (Woody Allen, 2006,96’)
Alors qu'elle assiste au spectacle du magicien Splendini, Sondra Pransky est contactée par le fantôme du journaliste Joe Strombel. Il a un scoop pour l'étudiante en journalisme : L'aristocrate Peter Lyman serait le célèbre Tueur au Tarot responsable du meurtre d'une dizaine de prostituées. Sondra aidé du magicien va mener l'enquête qui pourrait booster sa carrière. Le Woody Allen annuel est arrivé ! Après Matchpoint, film sombre et immoral, le réalisateur revient avec un second film délaissant Manhattan pour se dérouler à Londres. Autre point commun avec son précédent film, c'est aussi la seconde collaboration entre le cinéaste et sa nouvelle muse Scarlett Johansson.

Scoop marque le retour de Woody Allen à la comédie policière, un genre qu'il a déja exploité à maintes reprises avec toujours autant de talent. Il en profite aussi pour revenir devant l'écran après son absence sur ses deux précédents films. Et grand bien lui a pris car l'essentiel du ressort comique de cet enquête repose sur lui. Un Woody Allen en pleine forme, drôle et dynamique comme on l’aime.

Désireux de tourner à nouveau avec Scarlett Johansson, le cinéaste a ressorti un script initialement prévu pour un homme et l'a adapté à la fabuleuse actrice. Elle montre ici, une nouvelle facette de son talent avec un personnage naïf et maladroit loin de la créature troublante de Matchpoint. Scoop réserve encore des surprises à celles et ceux qui ne l'ont pas encore vu.

MARDI 22 MAI : AMOURS CHIENNES (Amores Perros), (A.G. Iñarritu, 2000, 150’)
Mexico. Un tragique accident de voiture réunit trois destins. Trois personnages plongés dans le chaos mexicain, en rupture avec leur vie, n'ayant plus que la violence pour refuge.

Un film à voir absolument: pour le scénario, son déroulement et son rythme. La réunion de trois histoires très différentes crée une dynamique fantastique et très dérangeante. Un sujet très différent mais aussi fort que Requiem for a Dream! Passion, amour, haine, peurs...racontées a travers trois histoires qui n’en font qu’une. Une surprenante croisée des chemins dotée d'une mise en scène intéressante, une photographie excellente, des dialogues percutants et réalistes servis par des acteurs a fleur de peau. Ce film vous remue jusque dans les tréfonds les plus sombres de vos craintes. A voir absolument. Iñarritu, bien connu pour ces films « 21 grammes » et dernièrement « Babel », collectionne les prix : « Amours chiennes » a été très primé, principalement dans la catégorie Meilleur film étranger aux Oscars en 2002. Héritier de Buñuel autant que d'une certaine cinéphilie américaine (Scorsese, Coppola), le metteur en scène fait preuve d'une belle maîtrise dans la représentation de la violence sous toutes ses formes.

MARDI 29 MAI : ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND (M. Gondry, 2004, 107’)
Joel et Clementine se disputent plus qu'ils ne s'aiment. Les mauvais souvenirs commençant à empiéter sur les bons, Joel en vient même à demander à la société Lacuna de retirer de sa mémoire tous les instants qu'il a pu vivre avec sa compagne. Mais en remontant dans ses pensées, il en vient à se remémorer tout ce pourquoi il aimait Clementine...

Michel Gondry appose sa french touch à cet univers américain féerique, et on l'en remercie. Jim Carrey, à contre-emploi de ses rôles grimaçants habituels, est juste et touchant face à une Kate Winslet qui n'aurait pas démérité l'Oscar de la Meilleure actrice. Attention : donne une furieuse envie de tomber amoureux !

Un film génialement atypique sur l'amour et la mémoire. Charlie Kaufman nous avait déjà offert une balade cérébrale dans son scénario de "dans la peau de John Malkovitch", il récidive ici dans la tête de Jim Carrey. Une récidive doublée d'une rencontre prodigieuse avec Michel Gondry, car on peut qualifier ce duo de phénoménal au sens propre. Ce film est un phénomène ... Il est phénoménal de poésie, de création, de simplicité et d'exigence.

MARDI 5 JUIN : BLOODY SUNDAY (P. Greengrass, 2002,107’)
Récit historique du dimanche 30 janvier 1972, bien connu du Royaume Uni sous le nom de Bloody Sunday : Ivan Cooper organise une marche pacifiste pour l'égalité des droits entre catholiques et protestants. Mais la pression, trop forte, éclate pendant la manifestation qui tourne vite à l'émeute, et treize personnes seront tuées par l'armée. Cette journée marquera le début de la guerre civile qui fera des ravages en Irlande...

Un drame puissant qui raconte avec une précision quasi-documentaire les tragiques événements du Bloody Sunday. Paul Greengrass réalise ici un film fort et nécessaire, beau et très émouvant.

MARDI 12 JUIN : LA MORT AUX TROUSSES (Alfred Hitchocock, 1959, 136’)
Le publiciste Roger Tornhill se retrouve par erreur dans la peau d'un espion. Pris entre une mystérieuse organisation qui cherche à le supprimer et la police qui le poursuit, Tornhill est dans une situation bien inconfortable. Il fuit à travers les Etats-Unis et part à la recherche d'une vérité qui se révélera très surprenante...

La Mort aux trousses, petit chef-d'œuvre de suspense et d'humour, permet à Hitchcock de retrouver Cary Grant, l'une de ses vedettes attitrées depuis Soupçons. Le réalisateur entraîne le séduisant acteur dans en compagnie de la blonde et troublante Eva Marie Saint (Exodus). Deux scènes spectaculaires ont fait la notoriété du film : la séquence où Cary Grant est poursuivi par un avion en rase campagne, et la poursuite finale sur le mont Rushmore. La mort aux trousses ( North by Northwest ) est l'un des films les plus connus de Hitchcock et l'un des rares qui ne soit pas inspiré d'un roman, mais trouve sa source dans la seule imagination de Sir Alfred. Cette comédie d'espionnage n'a pas pris une ride au fil des ans. À voir et à revoir sans modération !

MARDI 19 JUIN : LITTLE MISS SUNSHINE (J. Dayton, V. Faris, 2005, 101’)
La famille Hoover part à bord d'un vieux van d'Albuquerque à Redondo Beach en Californie pour le concours de Little Miss Sunshine. C'est le rêve de leur petite fille de 7 ans, Olive, une fillette qui s'imagine reine de beauté. Sur le chemin, il va leur falloir gérer les rêves brisés, les crises cardiaques et les pannes du vieux van Volkswagen...

Grand prix au festival de Deauville, Little Miss Sunshine est un film indépendant américain dans la grande tradition du genre. Portraits de losers, lumière naturelle, critique de la société américaine et de la bureaucratie inhumaine, humour décalé, éloge de la différence... Et pourtant, malgré le léger goût de déjà vu, ça marche ! Surtout grâce à des acteurs en état de grâce et à une petite fille craquante à souhait. Pour le reste, c'est drôle, touchant, bien écrit... En un mot : balisé. Mais impossible de ne pas se prendre au jeu... Un road-movie échevelé, sur fond de satire sociale, pour une famille bancale et décalée qui vous permettra de vivre de grands moments de comédie. Une gigantesque claque qui relègue les habituelles et trop nombreuses comédies sans saveurs aux oubliettes (elles y étaient déjà). La surprise est grande tant ce film aura permis de déployer nos gorges ! Le film a également remporté l’oscar du meilleur film étranger il y a quelques mois à Hollywood en battant notamment « Indigènes »…

19 Mars 2007 - écrit par Laurent PIROTTE


              






Facebook

Les annonces

Vente (119)

Divers (17)

Immobilier (55)




Partager ce site
Suivez-nous
Facebook
Twitter
Google+
Instagram
LinkedIn
Vimeo
YouTube