Saint-Laurent d
Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Le Conseil général suspend immédiatement les pulvérisations du malathion


L'agence du cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de reconnaître la probable dangerosité du malathion. Le conseiller régional Guyane Écologie José Gaillou demande l'arrêt immédiat des pulvérisations en Guyane.

Une note de deux pages datée de vendredi, et divulguée le jour même par Le Figaro, vient remettre le malathion et ses risques au-devant de l'actualité. Rédigée par l'agence du cancer de l'Organisation mondiale de la santé (IARC), elle résume les résultats de tests effectués sur cinq herbicides et insecticides, dont le malathion. L'IARC classe ce dernier parmi les « cancérogènes probables » au côté de l'herbicide glyphosate et de l'insecticide diazinon. Pour le malathion, la note évoque, parmi les risques, des cancers du sang, de la prostate, des dégâts chromosomiques et des perturbations hormonales. L'IARC se base notamment sur des études réalisées depuis 2001 aux États-Unis, au Canada et en Suède. Pour rappel, l'utilisation du malathion dans ces pays a notamment été utilisée comme arguments, chez nous, pour convaincre que les risques étaient limités.

COLÈRE DE JOSÉ GAILLOU

Parmi les opposants, le conseiller régional Guyane Écologie, José Gaillou, s'est immédiatement saisi de cette note pour réclamer l'arrêt immédiat des pulvérisations de malathion, dans un mail adressé à trois parlementaires d'Europe Écologie les Verts : le député Michel François-Lambert, le sénateur Jean Dessessart et la sénatrice Aline Archimbaud. Et l'élu guyanais se lâche, évoquant « un sentiment mitigé de dégoût et de colère, tant le mépris fut de circonstance par les responsables de la démoustication en Guyane à l'égard de Guyane Écologie et du collectif Stop malathion » . José Gaillou s'en prend directement au président du conseil général, Alain Tien-Liong, et aux services de l'État, dont l'Agence régionale de santé (ARS), qu'il juge « irresponsables » et « incompétents » . Craignant des conséquences similaires à ce qu'ont pu connaître les Antilles avec le chlordécone, José Gaillou termine en insistant auprès des trois parlementaires pour qu'ils interviennent « au plus haut niveau de la République » . La classification de l'IARC n'ayant, en effet, aucun caractère contraignant, l'agence précise que la responsabilité d'utiliser ou non ce type de produit relève de la compétence des gouvernements.
23 Mars 2015 - écrit par France-Guyane A.S.M


              





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