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Le bilan de Jean François Tardiveau

Patrick Favre SIMULFI.COM, Jean François Tardiveau EASYDENTIC, Jean Pierre Lasalarié CROKIGNOL ont été accueillis triomphalement par les guyanais. Jean François Tardiveau nous propose son analyse de sa traversée.



Le bilan de Jean François Tardiveau
« Patrick et moi avons pris des routes parallèles depuis le départ, sans se concerter on a eu la même analyse météo de la situation. C'est pourquoi au petit matin, lorsqu'on s'est retrouvé à bord du Flamboyant le bateau école de Cayenne on est tombé dans les bras l'un de l'autre. Puis nous avons refait la course en mangeant des pommes et des tomates avant de vivre un accueil délirant de la part des guyanais ». Un bain de foule pour un atterrissage mouvementé «Je me suis senti saoul, c'est la première fois que j'ai le mal de terre. Il a duré plusieurs heures, je n'arrivais plus à tenir sur mes pattes». Une journée festive qui ne lui a pas fait perdre la tête. Jean François a traversé les épreuves de cette course avec un sang froid à toutes épreuves. Le tourbillon de l'arrivée ne l'a pas privé de son sens de l'analyse. Au terme de ses 47 jours en mer, il propose son bilan. «Cette traversé est beaucoup plus complexe et difficile que tout ce que j'avais pu imaginer. La course suivante restera difficile car il faudra toujours contourner le contre courant et négocier l'atterrissage sur Cayenne, un peu à la limite de ce qu'on peut faire avec ce type de bateau mais c'est là que ça devient intéressant, cependant le parcours est un peu tracé». Un défrichage qui selon Jean François a été fait en premier lieu par Romain Vergé. «Romain a fait une performance physique invraisemblable lors de son arrivée. Il fallait être un athlète de son niveau pour pouvoir ramer contre le vent comme il l'a fait quand on sait que c'est déjà difficile de se tenir bout au vent avec ce type de bateau. Patrick et moi, on a bénéficié de son expérience c'est pour cette raison que l'on s'est élevé au vent de la côte. On a lutté pendant plusieurs jours pour ne pas s'en approcher sachant que près des rives, les déferlantes se brisent sur des dizaines de kilomètres». Un choix tactique judicieux mais qui avait un prix. « Nous avons eu deux ou trois jours difficiles mais ça valait le coup car au final on est arrivé assez facilement. De toutes manières, je crois que c'est la seule solution envisageable. Je voyais Jean Pierre sur sa route parallèle mais davantage sous le vent…Il filait vite mais je me doutais un peu que ça ne passerait pas ». Une inquiétude qu'il revit aujourd'hui lorsqu'il analyse les routes de Sophie Macé LE KOONAK, Christophe Henry LE MACAQUE et Jean Pierre Lacroix IBIS ROUGE, les trois concurrents attendus demain. «J'ai une inquiétude pour eux mais heureusement je crois que le vent est en train de mollir et de tourner à l'est».
Pour autant selon lui Sophie est l'auteur d'une course exemplaire. «Sophie a fait une des routes les plus intelligentes de la course, elle a été extrêmement bien routée».

Samedi 06 Janvier 2007

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