Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Le carnaval, à Dunkerque aussi !

C’est un fait établi que pour nous, guyanais, le plus beau carnaval, c’est le notre. Une fois réaffirmée cette vérité, il est intéressant de savoir comment cela se passe ailleurs. L’envoyée spéciale du 97320.com s’est promenée du côté de Dunkerque et nous en a ramené des images et quelques petites choses à savoir sur ce très beau carnaval.


L'histoire du carnaval !

Le carnaval, à Dunkerque aussi !
Est-il encore nécessaire de présenter le carnaval de Dunkerque ?
Une ordonnance du Magistrat du 16 janvier 1676 réglemente déjà la sortie des masques. L'originalité du Carnaval dunkerquois tient du fait qu'aux XVIIème et XVIII siècles les armateurs offrent une " foye " aux pêcheurs d'Islande, cela signifie qu'en plus d'une avance sur salaire les marins bénéficient également d'un festin, ou d'une fête, en partie payée par l'armateur. Cette fête donnée avant le départ pour six mois de mer, avec l'isolement, la crainte du naufrage et les conditions de vie précaire que cela comporte, est à l'origine de la Visshersbende (bande des pêcheurs en flamand), cependant elle est encore distincte du Carnaval des jours gras. Le flamand est à cette époque la langue parlée à Dunkerque et les chansons entonnées par les marins sont alors toutes en flamand.

Le carnaval, à Dunkerque aussi !
Un jour, le départ pour l'Islande et la foye donnée en cette occasion coïncident avec les jours gras qui annoncent le début du Carême. Les marins se parent alors de masques et de déguisement avant de s'adonner à leurs réjouissances favorites. La Visshersbende, au sens carnavalesque du terme, est née.

Sous la révolution, une délibération de l'autorité municipale interdit toute manifestation carnavalesque par crainte du trouble. Au XIXème siècle, l'évolution du Carnaval suit de prés l'essor et les vicissitudes de la pêche à la morue. Les dramatiques naufrages des morutiers suscitent des élans de générosité qui sont à l'origine de l'activité des sociétés philanthropiques et carnavalesques (organisation de bals de bienfaisance, quêtes sur le parcours de la bande au profit des veuves et orphelins de marins péris en mer). La bande des pêcheurs sort le lundi gras et le carnaval s'achève le soir du mercredi des cendres marquant le début du Carême.

Le carnaval, à Dunkerque aussi !
L'hiver 1847, particulièrement rigoureux, contraint les Dunkerquois à reporter pour cause d'intempéries les manifestations carnavalesques au premier dimanche de Carême. C'est la première fois que le Carnaval se déroule après les jours gras. Dans la seconde moitié du XIXème siècle, l'apogée de la pêche à la morue fournie des ressources importantes aux Dunkerquois, ce qui est de bonne augure pour la vitalité du Carnaval. Le 10 février 1861, le cortège sort de l'hôtel des pompiers en Basse-Ville et arpente la ville cinq heures durant.

Peu à peu le déclin de la pêche à la morue se fait sentir à Dunkerque; la Visshersbande perd également de sa vigueur. En 1896, le journal "le Nord Maritime" prédit même la fin de la bande des pêcheurs; les jours de Carnaval il y a plus de touristes que des masques dans la ville. En 1900, si les bals conservent leur succès, les bandes périclitent, ce qui n?est pas sans conséquences sur le commerce local.

Le carnaval, à Dunkerque aussi !
En 1906, la municipalité animée par Alfred Dumont, le maire de Dunkerque également connu sous le diminutif de " Fret?ch ", met en place une dynamique pour relancer le Carnaval de rue. En 1914, à la veille du premier conflit mondial, le tambour major Cô-gnac emmène une bande aux rangs bien fournis à travers la cité corsaire.

Supprimé en 1915 pour cause de guerre, rétabli en 1920, le Carnaval est également un indicateur de la santé économique de la ville. Les mouvements de grève survenant lors du Carnaval influant fortement sur la participation de la population comme lors de grèves des ouvriers du textile de février 1924. Les bals connaissent une grande vogue au début du XXèmes siècle et s'étalent déjà sur une périodeallant du 29 janvier au 6 mars environ. En 1924, les cuivres rejoignent les fifres et les tambours au sein de la musique. En 1926 a lieu la première bande de la Citadelle, quartier marin tout indiqué pour recevoir la bande des pêcheurs.
8 Février 2005 - écrit par Rédaction


              

Commentaires

1.Posté par samantha sana le 09/02/2005 14:26
j'y etais o carnaval de dunkerque dimanche setais genial mais pa ossi genial ka la maison a st laurent
je ss trop dèg de ne pa etre la pour le carnaval !!!!!
allé big up a vous tous slt

2.Posté par fred le 24/02/2005 19:15
cherche 7 places pour le bal du printemps c'est urgent.
Merci

3.Posté par olivier le 25/02/2005 15:00
ba kest sa di tou l'monde ji été o carnaval é cété tro bien jme sui éclaté é y fo pa boir tro hein é vive le carnaval

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