Saint-Laurent du Maroni

Le collège Paul JEAN-LOUIS (Saint-Laurent III ) au CNES


Le collège Paul JEAN-LOUIS (Saint-Laurent III ) au CNES
Dans le cadre de la Francophonie et la Science, le CNES avait demandé à 3 collèges de Guyane de lire 3 textes, écrits par des écrivains de métier sur le thème de la science et dans le style de JulesVERNE.

Le collège Paul JEAN LOUIS de Saint-Laurent a présenté « Ondelettes », une satire amusante des prétentions scientifiques et de l’hypocrisie qui règne, parfois, dans la recherche.

Ensuite, chaque établissement devait écrire un texte dans le même esprit et le lire.

Les classes de 3ème A et 4ème D ont réalisé un document faisant la synthèse de 3 propositions d’élèves : Orsine REIMS, Clarisse MOUSSE et Fabienta PROSPER, pour obtenir le texte suivant, plus poétique que scientifique.

A LA RECHERCHE DE LA CRIQUE PERDUE

C’était un voyage initiatique,
C’était un voyage élémentaire,
Mais d’une grande complexité.
Nous l’entreprenions vers une crique mystérieuse
Car, au fin fond de la forêt, comme une icône de mon cœur,
J’avais aperçu une lueur étrange, violente,
Pareille à une pépite géante.
Nous voulions voir !
Nous voulions connaître !
* * *
Nous partîmes de Saint-Laurent, en pirogue. A la proue, un Tembé montrait le cap.
Le fleuve était si calme et si reposé qu’il réfléchissait, comme un miroir, notre image.

Le rayonnement du soleil levant éclairait le fond, où les algues agitées par l’hélice, en un désenchevêtrement brutal, paraissaient les cheveux d’une sirène.

De beaux poissons multicolores brillaient de couleurs vives dont les variations semblaient le reflet d’un arc en ciel.
* * *
Bientôt nous arrivons dans un environnement à la richesse végétale étonnante.

Nous découvrons dans les entrelacs de la forêt une crique magnifique.
L’eau y brille comme un cristal au soleil. Lorsqu’on s’y penche, notre image s’ouvre jusqu’au fond de l’âme.

L’air y transporte des parfums que diffusent les fleurs disposées sur les berges, autour de quelques arbres.

On pourrait croire que les ondelettes qui agitent la surface de l’eau reproduisent les vibrations émises par ces senteurs.

Dans la forêt inextricable, où l’angoisse domine, cet espace tranquille apaise et réjouit .

C’est le bonheur élémentaire au cœur de la complexité naturelle et primitive.

Ce lieu est-il imaginaire ? De tels espaces existent-ils encore? Pourquoi tant ont-ils disparus ?



La prestation de nos élèves fut très appréciée et ils ont reçu les félicitations du Directeur du CNES et de Bernard MONTABO, écrivain Guyanais bien connu.

Le collège Paul JEAN-LOUIS (Saint-Laurent III ) au CNES
12 Avril 2005 - écrit par coll.3


              







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