Saint-Laurent d
Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Le débat public sur l’évolution statutaire de la Guyane est ce soir à Mana

Toute la population est invitée à échanger, à donner son avis sur le changement nécessaire en Guyane et en particulier à Saint-Laurent.


Le débat public sur l’évolution statutaire de la Guyane est ce soir à Mana
• Il n’y a pas de sujet tabou. Les délégués au débat public qui sont des personnes de la société civile seront là pour animer le débat et permettre l’écoute de tout le monde. Des élus qui se sont engagés dans le travail de la commission ad hoc, des administratifs, des experts seront également présents et répondront quand les délégués leur donneront la parole.

• Ce sera la 21ème réunion publique avec la population.

• La commission ad hoc c’est quoi ?

C’est une équipe de travail mise en place spécialement pour conduire les travaux sur ce sujet qui rappelons-le a fait l’objet d’une délibération prise dans les congrès des élus du département et de la région le 20 juin 2008 et le 19 décembre 2008. Cette commission est composée d’élus des deux collectivités (titulaires et suppléants) et de maires désignés par le président de l’association des maires de Guyane (4 maires titulaires et 4 maires suppléants). Les membres des cabinets et des administratifs des deux collectivités respectives contribuent à la réalisation des orientations retenues par les élus de la commission.


. Membres de cabinet des deux exécutifs, administratifs joignent leurs compétences à celles des élus titulaires, suppléants ou de leurs représentants. Ils constituent ensemble l’équipe de maîtrise d’ouvrage du débat public.

Quelques avis qui ont été collectés dans les réunions publiques avec la population guyanaise :

Sur l’éducation :
- « L’urgence à agir pour donner de réelles perspectives à la jeunesse, a été rappelée aux élus. Il s’agirait d’encadrer avec volontarisme les domaines de l’éducation- faire des jeunes des producteurs et non des consommateurs pour qu’ils s’approprient leur pays- mais aussi les former à la citoyenneté». (Matoury)
- « Multiplier le nombre de maîtres guyanais dans l’enseignement primaire, refuser la mise en place du diplôme master - II pour les enseignants du primaire, et favoriser la formation des maîtres par alternance avec rémunération et obligation de résultats ».
- « Avoir la maîtrise du contenu des programmes et corriger définitivement les incohérences du système d’éducation qui voit aujourd’hui l’affectation d’enseignants qui n’ont aucune connaissance du pays, alors que de jeunes diplômés originaires du pays ne peuvent enseigner »
- « Ne plus ignorer les traumatismes concomitants, des élèves comme des instituteurs et professeurs » (Cayenne sud).
« Avoir conscience de l’effet du chômage sur les populations jeunes, en effet des générations d’enfants n’ont pas vu leurs parents travailler »
- « Il faut prévoir un recrutement local, nous sommes un département déficitaire, les enseignants viennent en Guyane, passent le concours et repartent chez eux, dans l’hexagone, et nous restons toujours en déficit d’enseignants ».
- « Qu’est-ce que le recrutement local en terme d’éducation? » une habitante
- « Ce sont des gens qui veulent s’investir pour le pays, des gens qui ne sont pas en Guyane que par opportunisme. Souvent les locaux se font « rétamer» (ne sont pas retenus) par émotivité lors des oraux, alors que ceux qui arrivent, ont le bagout et passent avec facilité les examens oraux ». Evelyne, adjointe au maire
- L’élu FCanavy témoigne du déficit en enseignants et aussi en personnels soignants. Dès que les infirmiers sont sur la liste d’aptitude, ils quittent la Guyane. les médecins, aussi, négocient leurs salaires. Il rajoute, quand on parle de recrutement local, ce sont des gens qui ne sont pas des mercenaires

Sur le projet de société et l’identité :

- « Nous devons avoir plus d’audace pour utiliser des terminologies comme : peuple, pays, identité, dignité »
- « S’affirmer en guyanais, est possible, avec le respect de tous et la mise en place des symboles et des signes distinctifs du territoire »
- « Respecter des peuples fondateurs, par la mise en avant des éléments constitutifs de leur culture »
- « Rémire-Montjoly sur le sujet de l’immigration clandestine et des permis de travail, il a été proposé la création de zones frontalières…On a le droit ainsi de venir dans le pays, pour y travailler, mais pas d’y résider, la zone frontalière pourrait apporter des solutions et serait un avantage pour les migrants en termes de ressources financières ».
- « Le RSA (RSO, RMI) apporterait des solutions. L’insertion impose l’adaptation de la législation, la nouvelle collectivité devrait se doter de pouvoirs dans le domaine de l’insertion. Nécessité alors, d’aller vers des recettes endogènes.
- « Des petits travaux d’utilité publique pour les bénéficiaires du RMI pour leur donner le sens du travail ».
-« Utiliser leurs compétences pour l’entretien, la propreté des bâtiments publics, les espaces verts, l’environnement ».
- « Propose de revenir sur cette mesure RMI, compte tenu du fait qu’elle fait l’objet de véritables abus ».
- « Est-ce une porte ouverte vers l’indépendance? »
- « Que laisserons nous pour les jeunes? »
- « Les femmes touchent des allocations, ce sont les femmes qui construisent la maison, elles aussi qui meublent la maison, et vous savez comme moi que ce n’est pas une situation qui convient et que cela désorganise notre société… »

Sur les moyens financiers de la nouvelle collectivité de Guyane

Outre ces propositions, le débat public a suggéré la création d’un Conseil des finances et de la fiscalité. Ce conseil, à la fois observatoire et aide à la décision, trouve pleinement sa force dans les orientations de la nouvelle collectivité de Guyane. Il s’agirait de doter l’exécutif d’un instrument destiné aux financements d’intérêt général, outil permettant de contracter des emprunts dans les meilleures conditions et à centraliser toutes les informations nécessaires pour accompagner les collectivités territoriales de Guyane et faire face aux refus de crédits voire à la pénurie de crédits nécessaires aux investissements à conduire.
31 Juillet 2009 - écrit par


              




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