Saint-Laurent du Maroni

Le gendarme Renaud relaxé d'outrage à supérieur

Le gendarme poursuivi pour avoir distribué un tract traitant. d'as de la matraque un de ses supérieurs de la brigade de Saint-Laurent, a été relaxé à Bordeaux.


Le gendarme Renaud relaxé d'outrage à supérieur
<!--html-->La chambre militaire du tribunal correctionnel de Bordeaux a estimé que les poursuites lancées contre Olivier Renaud pour <b>"outrage"</b> n'étaient pas valides dans la mesure où son action était survenue "en dehors du service", puisqu'il était de repos et ne portait pas son uniforme le jour des faits. Le 28 mai 2002, il avait distribué une cinquantaine de polycopiés dans les rues de Libourne, en Gironde, pour <b>"faire éclater la vérité"</b> sur les graves abus perpétrés, selon lui, à la brigade de Saint-laurent-du-Maroni où il se trouvait en poste en 1996. Selon lui, tous ses efforts pour dénoncer ces pratiques <b>"indignes de la gendarmerie"</b> s'étaient jusque-là retournés contre lui, l'affaire ayant été <b>"étouffée"</b> par sa hiérarchie tandis que sa propre carrière était "brisée" après son rappel de Guyane. Son procès, en octobre, lui avait donné une tribune pour dénoncer, avec l'appui du témoignage d'un de ses anciens collègues de Guyane, les interrogatoires "barbares" et les <b>"détentions arbitraires"</b> pratiquées à Saint-laurent du Maroni. <br>
<b>"Harcèlement moral"</b> Son ancien chef de Guyane, l'adjudant Bernard Dedieu, qui s'était senti visé par le tract et s'était constitué partie civile en demandant des dommages-intérêts, a été quant à lui débouté par le tribunal correctionnel. A la sortie du tribunal, le gendarme Renaud s'est <b>"réjoui"</b> de sa relaxe en estimant avoir <b>"fait son devoir"</b> et en espérant que la justice se saisirait de l'affaire <b>"puisque les faits sont établis et ont été dénoncés en audience"</b>. <br>
Le sous-officier de 34 ans reste cependant sous le coup d'une procédure d'éviction de l'armée. <b>"Moi, j'ai envie de rester gendarme "</b>, assure celui qui a déjà subi un an de suspension, avec retenue de solde, pour son tract. Auparavant, le gendarme avait été <b>"placardisé"</b> à Libourne après plusieurs mutations et de longues années de "harcèlement moral", selon deux médecins militaires venus témoigner à l'audience. C'est quand il avait croisé son ancien chef, qui avait lui suivi une carrière normale, couronnée par une promotion à la brigade de recherches de Libourne, qu'Olivier Renaud avait <b>"pété les plombs"</b> et décidé d'agir. Pendant l'audience, le ministère public avait requis six mois de prison avec sursis contre lui en estimant qu'il voulait attirer l'attention en jouant les justiciers pour se venger des ratés de sa carrière. <br>
Le procureur de la République de Bordeaux a indiqué n'avoir pas été saisi pour l'instant sur les faits dénoncés en audience. A priori, cependant, "les faits que le gendarme dénonce, pour autant qu'ils soient crédibles, ne se passent pas dans mon ressort territorial et s'il y avait une suite, il faudrait qu'un service à compétence nationale soit saisi ", a-t-il dit.
24 Novembre 2003 - écrit par Extrait du France-Guyane


              






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