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Le maire de Saint-Laurent du Maroni et ancien ministre restera en prison au moins jusqu'à mercrediSource: France-Guyane - franceantilles.fr - R.L et P.Y.C. 28.11.2009
Léon Bertrand est sorti hier soir de la PJ, suivi d'un policier et d'Augustin Tossa. Le président de la CCOG et son directeur arriveront aujourd'hui en Martinique. (JA)
Le maire de Saint-Laurent du Maroni et ancien ministre restera en prison au moins jusqu'à mercredi. Il a été mis en examen pour délit de « favoritisme et corruption passive » de 2003 au 31 juillet 2009.
Les traits tirés, le visage marqué par 34 heures de garde à vue et une première nuit à la prison de Remire Montjoly, Léon Bertrand, l’ancien ministre du Tourisme, a été présenté au juge d’instruction foyalais vendredi soir. Sur conseil de ses avocats, l’actuel président de la communauté de communes de l’ouest guyanais (CCOG) a refusé de répondre aux questions du juge d’instruction lors de son interrogatoire de première comparution. Mis en examen pour délit de « favoritisme et corruption passive » de 2003 au 31 juillet 2009, il a demandé un délai de 4 jours afin de pouvoir préparer sa défense, ainsi que la loi le lui permet. Il a donc été placé d’office par le juge des libertés et de la détention en détention provisoire au centre pénitentiaire de Ducos, en attendant un nouveau débat sur son placement sous contrôle judiciaire ou son maintien en détention, tel qu’il a été demandé par le juge d’instruction. À l’audience publique du juge des libertés et de la détention, le bâtonnier Charles-Henri Michaux, l’un de ses trois avocats -deux seulement étaient présents vendredi soir- a estimé que ces quatre jours de délai étaient indispensables « afin d’apporter les éléments pour convaincre le juge des libertés et de la détention que la détention provisoire n’était pas absolument nécessaire » dans ce dossier. Après avoir demandé s’il n’y avait pas « une autre formule » que l’emprisonnement même provisoire à Ducos, Léon Bertrand a simplement indiqué « s’en remettre à ses avocats ». Comme lui, Augustin Tossa, le directeur général de la CCOG, arrivé par le même avion vendredi soir en provenance de Cayenne, a été mis en examen pour les mêmes motifs. Il a suivi la même stratégie que Léon Bertrand en refusant de répondre au juge d’instruction et en demandant quatre jours de délai pour sa défense. Il a également été placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Ducos jusqu’à mercredi. Raccompagnés par quatre gendarmes, les deux hommes ont semblé accuser le coup, avant de quitter le palais de justice de Fort-de-France. Poursuivis dans le cadre de pré-attributions de marchés publics pour le compte de la CCOG, la société d’économie mixte de l’ouest guyanais (Senog) et la mairie de Saint-Laurent du Maroni, en contrepartie, au moins pour Léon Bertrand de grosses sommes d’argent, ils pourraient ne pas être les seuls à être inquiétés et mis en examen. Depuis vendredi, Richard Cheung-A-Long, le directeur cabinet et des campagnes électorales de Léon Bertrand, est placé en garde à vue. Ce samedi matin, Guy Le Navenec, le directeur et actionnaire de la société d’économie mixte de l’ouest guyanais (Senog), devrait être interrogé à son tour. 26 novembre 2009 - Léon Bertrand devant le juge
Léon Bertrand est arrivé un peu après 9 heures, dans les locaux de la police judiciaire, à Cayenne - Photo : P.-Y.C.
Il est sorti en vitesse et s'est engouffré dans une voiture. Entouré de policiers. Et avec Augustin Tossa, le directeur de la CCOG derrière lui. Léon Bertrand a quitté la PJ hier à 19 heures. Ils seront interrogés aujourd'hui par un juge d'instruction de Fort-de-France, qui a délivré hier soir un mandat d'amener à leur encontre.
Léon Bertrand n'est plus seul. Hier matin, Augustin Tossa a été placé en garde à vue à son tour. Directeur général de la CCOG de 2000 à 2003, époque où il chapeautait Myrtho Fowell, il est revenu y travailler en 2006. Entre-temps, il avait quitté Saint-Laurent après la disparition du directeur financier et avait trouvé du travail à la mairie d'Évreux, alors dirigée par Jean-Louis Debré. Léon Bertrand et Augustin Tossa atterriront aujourd'hui en Martinique. Le juge d'instruction de Fort-de-France pourrait les mettre en examen et ordonner alors leur placement en détention provisoire. D'autres proches du maire de Saint-Laurent pourraient être interrogés dans les enquêteurs ces prochains jours. Il est donc probable que ce matin, Saint-Laurent se réveille avec les problèmes judiciaires de son maire en tête. Pour l'heure, le sujet revient peu dans les conversations. Hier matin, dans les commerces et bars de la ville, il était davantage question de la fermeture du pont du Larivot et de... la soirée de football de la veille. Léon Bertrand en garde à vue ? Quelques réflexions fusent. Sans plus. « Il devait s'y attendre un peu, non ? » , « Il va s'en sortir, il s'en sort toujours » , etc. La situation de l'ancien secrétaire d'État au Tourisme suscite l'incrédulité, la stupéfaction, la compassion. Parfois l'indifférence. Le principal sujet des conversations matinales d'hier matin était la crainte d'être totalement isolé de l'est du département à cause de la fermeture du pont du Larivot. P.-Y. C. / T. F. France-Guyane 27.11.2009 25 nov. 2009 - Léon Bertrand en garde à vue pour des soupçons d'irrégularité des marchés publics
Il est arrivé en retard. Un problème d'orientation l'a conduit du mauvais côté de la rue Christophe-Colomb, à Cayenne. Mais comme il s'en doutait depuis quelques semaines, le couperet se rapprochait. Léon Bertrand a été placé en garde à vue hier matin.
Un peu après 9 heures, le maire de Saint-Laurent et président de la Communauté de communes de l'ouest guyanais (CCOG) est entré au 35 bis. À l'antenne locale de la police judiciaire (PJ). Présenté aux enquêteurs de la direction nationale des investigations financières, de la direction centrale de la PJ, il a été placé en garde à vue. Une garde à vue pour corruption. En raison de ses mandats électoraux, Léon Bertrand risquerait jusqu'à dix ans de prison ferme, si ce chef de prévention le conduisait un jour devant le tribunal. Corruption, car l'enquête sur la disparition de Myrtho Fowell (lire ci-dessous) a connu de nouveaux développements ces dernières semaines. Des témoins ont affirmé aux enquêteurs que Léon Bertrand a organisé « un système de préattribution de marchés avec versement de contreparties par les entreprises » , rapporte cette même source. En gros, Léon Bertrand est soupçonné d'avoir reçu des enveloppes des entrepreneurs du BTP pour financer ses campagnes électorales. L'enquête a été confiée depuis 2006 au parquet de Fort-de-France, puis à la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), également en Martinique. Elle porte sur « des dizaines de marchés » publics signés entre 2001 et 2004 : un groupe scolaire à Apatou, un centre de formation à Saint-Laurent, des centres multiservices dans diverses communes de la CCOG et la fameuse boulangerie de Saül. Selon une source à Fort-de-France, « les marchés étaient signés avant la réunion de la commission d'appel d'offres » . « Il faut toutefois être prudent, poursuit cette source. Il ne s'agit que d'accusations. Il faut attendre de voir ce que va dire Léon Bertrand. » D'autant que si transactions il y a eu, elles se sont fait en liquide et seront difficiles à matérialiser. La garde à vue du maire de Saint-Laurent devrait aller au terme des quarante-huit heures. C'est-à-dire jusqu'à demain matin. En cas de déferrement devant un magistrat, il sera alors transféré en Martinique. Mercredi 25 Novembre 2009
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