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Le service de chirurgie de l'hôpital de Saint-Laurent menacé de fermeture
Avec 1 095 personnes opérées en moyenne chaque année depuis 2007, le service de chirurgie du Centre hospitalier de l'Ouest guyanais pourrait fermer dans deux ans. Selon une information révélée par le JDD et confirmée par le ministère de la Santé ce week-end, les hôpitaux qui opèrent moins de 1 500 personnes par an devront fermer leurs blocs opératoires. Des décrets seront publiés ces grandes vacances dans ce sens. L'argument avancé par le gouvernement est qu'en dessous de 1 500 opérations par an, « la sécurité des soins n'est pas assurée » . Les établissements qui comptent entre 1 050 et 1 500 opérations, dont le CHOG, ont un sursis de deux ans pour augmenter leur activité.
« Nous devons remobiliser l'activité chirurgicale à Saint-Laurent pour être au-dessus des seuils en 2012, explique Philippe Damie, directeur de l'Agence régionale de Santé de la Guyane. Rien n'est arrêté concernant l'avenir du service de chirurgie. Nous avons des pistes pour relancer l'activité, par exemple en recrutant plus de chirurgiens. La question de l'attractivité de Saint-Laurent se posera. Il faut savoir qu'actuellement, il y a des patients de l'Ouest qui doivent aller sur Cayenne pour se faire soigner en raison du manque de chirurgiens » . Pour Antoine Moderle, secrétaire général du CDTG-CFDT du Chog, la faible activité du service de chirurgie de Franck-Joly est un problème connu. Mais la fermeture du service n'est pas envisageable : « Ce serait un drame pour la vallée du Maroni. Nous drainons des patients de tout le fleuve, et d'Albina. Si on ferme le service, le plus proche sera Kourou, à 200 kilomètres. En France, si un service ferme, on peut en trouver un autre dans les soixante kilomètres. Pas ici! » La fermeture d'un service de chirurgie peut avoir comme dommage collatéral la fermeture du service maternité. Or, comment pourrait-on fermer la maternité de Saint-Laurent, qui réalise 2 500 accouchements par an ? Pour Philippe Damie, il n'y a pas de lien de cause à effet : « Il n'est pas question de remettre en cause l'activité de la maternité à Saint-Laurent, même si l'activité du service de chirurgie est en dessous du seuil » . Et si l'activité chirurgicale n'arrive pas à suffisamment progresser ? « On s'appuiera alors sur le Centre hospitalier de Cayenne. Nous passerons des conventions entre les deux établissements. Mais pour le moment, nous avons deux ans pour remobiliser l'activité à Saint-Laurent » . Mardi 6 Juillet 2010
Stéphanie BOUILLAGUET - © France-Guyane
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