Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Léon Bertrand : L'appel de la décision de placement en détention provisoire a été rejeté mardi soir

Léon Bertrand et Augustin To-Sah-Be-Nza passeront les prochaines nuits en prison. Leur appel de la décision de placement en détention provisoire a été rejeté hier, par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Fort-de-France.


Léon Bertrand : L'appel de la décision de placement en détention provisoire a été rejeté mardi soir
Le visage visiblement marqué par deux semaines de détention, Léon Bertrand, maire de Saint-Laurent du Maroni et ancien secrétaire d'État au Tourisme, encaisse la décision de prolongation de sa détention provisoire. « Il ne s'agit pas de faire chuter les idoles, ni de casser du Bertrand comme certains le pensent » , souligne le président de la chambre de l'instruction, chargée de statuer. Au vu des « indices graves et concordants » du dossier, mais aussi à cause du revirement total d'Augustin To-Sah-Be-Nza (qui avait commencé à détailler un système financier opaque avant de tout nier en bloc), « cette décision est prise en notre honneur et notre conscience, sans préjuger de votre culpabilité » , poursuit le magistrat. L'objectif : éviter toute concertation ou toute pression sur des témoins.

Une lueur d'espoir

À l'issue des plaidoiries de ses trois avocats - Mes Varaut Lingibé et Michaux - l'espoir avait pourtant pointé un instant.
Les arguments percutants se sont succédé : les chefs de mise en accusation de favoritisme et de corruption passive s'ils ne dépassent pas trois ans d'emprisonnement ne peuvent donner lieu à une détention provisoire. En outre, les avocats ont précisé que c'est Léon Bertrand lui-même qui a enclenché la procédure. C'est lui qui aurait diligenté une enquête administrative en 2004, suite à une réunion avec le préfet de Guyane de l'époque, Ange Mancini. Selon les trois conseils du président de la CCOG (Communauté de communes de l'Ouest guyanais), l'enquête a été menée à charge pendant cinq ans, sans que l'homme politique puisse se défendre en accédant au dossier. « Cinq longues années pendant lesquelles il aurait pu dissimuler les preuves. Mais, il ne l'a pas fait » , soulignent ses avocats. Selon eux, ce sont les hommes de mains, ceux qui étaient sur le terrain lorsque le ministre parcourait le monde, qui ont tout manigancé en son nom.
Mais du fond, les magistrats n'avaient pas à juger. Tout comme, Augustin To-Sah-Be-Nza, Léon Bertrand passera donc les prochaines nuits au centre pénitentiaire de Ducos.

- Un prévenu pas comme les autres

Léon Bertrand : L'appel de la décision de placement en détention provisoire a été rejeté mardi soir
Deux poids, deux mesures. Hier, à la cour d'appel de Tartenson à Fort-de-France, les prévenus dont les juges devaient examiner la prolongation de détention n'ont pas tous reçu le même traitement.
D'un côté, deux trafiquants de drogue américains, en attente de leur procès depuis plusieurs années, menottes aux poignets, ont attendu assis dans une petite salle prévue à cet effet la décision de prolonger leur détention.
De l'autre, Léon Bertrand, maire de Saint-Laurent, ancien secrétaire d'État au Tourisme a pu jouir d'une relative liberté de mouvement : dans la cour, sans menottes, avec une escorte de gendarmerie à distance. L'ancien membre du gouvernement Raffarin a ainsi pu discuter pendant plusieurs heures avec son épouse, dans une relative intimité. Paradoxal quand on sait que l'un des motifs de prolongation de la détention c'est précisément d'éviter toute concertation...
16 Décembre 2009 - écrit par Source: L.M-M. France-Guyane 16.12.2009


              




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