Saint-Laurent du Maroni

Les efforts se poursuivent pour régler le conflit social du secteur de la pêche crevettière.


Les efforts se poursuivent pour régler le conflit social du secteur de la pêche crevettière.
Face au prolongement d’un conflit social difficile depuis près de trois mois dans le secteur de la pêche crevettière et plus particulièrement à la Société UNIFIPECHE, le Ministre de l’Agriculture et de la pêche, conformément à la demande des protagonistes de procéder à une médiation, a voulu créer les conditions d’une reprise du dialogue social et, le cas échéant, de sortie du conflit.

L’envoi dans les meilleurs délais d’un médiateur témoigne de cette volonté. Ce dernier devait identifier les causes et les composantes du conflit, mettre en évidence les espaces de négociations possibles, et, le cas échéant, définir les points non négociables de part et d’autre, voire proposer des voies de sortie du conflit. L’objet d’une telle mission de médiation consiste en un processus demandé par les parties visant à introduire une tierce personne permettant le dépassement d’une situation de blocage.

Les contacts du médiateur avec les protagonistes du conflit ont été fructueux ainsi que ceux qu’il a été amené à prendre avec des personnalités du monde de la pêche guyanaise. Les disciplines afférentes à la conduite de cette forme de médiation ont été, pour l’essentiel, respectées par les protagonistes, ce qui soulignait une volonté positive.


Ces contacts ont permis de constater la gravité de la situation. Tous les protagonistes s’accordent à reconnaître que ce conflit n’a que trop duré et qu’il conviendrait de reprendre la mer alors que la ressource crevettière y est abondante et que chacun y trouverait source de revenus et de recettes.

Toutefois, force est de constater que personne n’a été en mesure de signaler au médiateur ce que pourraient être les actes concrets ou symboliques permettant de débloquer une situation qui s’enkyste et, même, s’envenime. Si aucun des protagonistes n’est en mesure d’évoquer le premier geste qu’il est prêt à accomplir, c’est que désormais, ne serait-ce qu’en raison de la durée, de l’intensité et des modalités du conflit, la confiance réciproque a disparu.

Au terme de ces contacts, le médiateur a, le vendredi 30 juin 2006, restitué, aux protagonistes l’analyse qu’il fait de la situation et pris l’initiative de suggérer un processus complet et équilibré qui permettrait de sortir de ce conflit.

Ce processus pourrait se dérouler en trois étapes :

* Tout d’abord, que chaque partie au conflit pose des actes de bonne volonté : cette première étape vise à rétablir les premiers signes d’une confiance minimale. Ces signes positifs devraient être manifestés de part et d’autre pour le mercredi 5 juillet .
* Ensuite, la construction d’un cadre de négociation qui devrait se conclure le 8 juillet au plus tard .
* Enfin, une négociation proprement dite, qui devrait se dérouler entre le 10 et le 13 juillet.

Compte tenu de la gravité de la détérioration de cette confiance, la bonne exécution de chacune des étapes du processus proposé devrait être accompagnée par deux «grands témoins» : M. le Préfet ou son représentant et M. Jocelyn Médaille, président du Comité régional des pêches maritimes de Guyane.

Au terme de ce processus, et sous réserve du respect des conditions techniques et règlementaires, les navires pourraient reprendre la mer à partir du 15 juillet

Ce processus devra être accepté dans sa globalité par les protagonistes par lettre déposée auprès du secrétariat du Préfet avant le lundi 3 juillet à 17heures.
3 Juillet 2006 - écrit par Préfecture de Guyane


              






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