Trois jours après Emmanuel Coindre, une mauvaise vague a essayé de désarçonner Jean Pierre Lacroix IBIS ROUGE «Je me préparais pour ma journée de rame et c’est là qu’une vague croisée a failli me faire chavirer. Le panneau était exceptionnellement ouvert puisque je sortais de la couchette et tout a été très vite. Je me suis retrouvé à l’extérieur, accroché au franc bord et les fesses dans l’eau mais c’est peut être ce qui m’a sauvé puisque c’est grâce au contre poids que le bateau s’est redressé. Je me suis vraiment fait une grosse frayeur mais c’est fini, je passe à autre chose». Actuellement en sixième position, Jean Pierre a eu chaud.
Il semble que les concurrents traversent une zone de forte houle formée par la présence d’un contre courant équatorial. Pour certains marins de la course, la mer est loin d’être démontée mais il semblerait qu’à la rame sur des canots de huit mètres les conditions soient redéfinies. «On ne représente rien sur la mer, on est tellement petits, fragiles et bas sur l’océan... Une mer simplement un peu grosse devient, pour nous, dangereuse.»
A quelques milles Philippe Soetaert, CELINE était couché au fond de sa bannette. «Une vague plus grosse que les autres est venue frapper le bateau, je me suis retrouvé projeté dans le cockpit très violemment».
On se souvient que Philippe souffrait d’une côte fêlée depuis le départ. Cette seconde chute a, pendant quelques heures, entamé le moral de ce navigateur émérite. Heureusement de bons anti-inflammatoires et une volonté de fer lui ont permis de reprendre le dessus. Ce matin, il affirmait se sentir mieux. «Je peux de nouveau bouger».
Les concurrents de Rames Guyane payent le prix fort, le passage de la mi-parcours.