Saint-Laurent du Maroni

Lombalgie aiguë : debout !

Une étude française indique que le repos au lit, habituellement prescrit en cas de lombalgie aiguë, a un effet néfaste sur l’évolution de la pathologie lombaire. Il entraîne, en effet, un risque de chronicité.


Un douloureux tour de reins

La lombalgie, douleur localisée dans le bas du dos au niveau des 5 vertèbres lombaires, a une prévalence élevée qui en fait un véritable problème de santé publique dans les pays industrialisés. La lombalgie aiguë, aussi appelée lumbago, ou plus familièrement tour de reins, est un blocage lombaire douloureux par entorse discale. Le début est brutal, sur effort, traumatisme ou faux mouvement, parfois avec perception d’un craquement. La douleur est d’importance variable, mais souvent très pénible. Jusqu’ici, les médecins prescrivaient le repos au lit pendant quelques jours avant de reprendre progressivement une activité normale. Une pratique qu’une enquête française menée en médecine générale vient contredire.

Activité professionnelle et circonstances

Lombalgie aiguë : debout !
L’activité professionnelle comportait dans de nombreux cas des facteurs de risque présumés, tels qu’une malposition du tronc (42%), des activités de manutention (32%), des efforts musculaires importants (18%). Un patient sur deux cependant ne formulait aucune plainte à propos de sa situation professionnelle. Parmi les circonstances de survenue de la lombalgie, les généralistes ont noté une activité domestique (39%), un accident du travail (22%) et la pratique d’un sport (16%). Le mécanisme de déclenchement de la lombalgie était constitué par un mouvement sans effort important (32%), le port d’une charge (32%), un effort soutenu comme pousser ou tirer (20%) et une
chute ou un traumatisme (8%).

Risque de chronicité

Le repos au lit a été recommandé à 28% des patients pour une durée moyenne de 4,4 jours. Parmi ces derniers, les médecins ont constaté par la suite un pourcentage significativement plus élevé de lombalgiques chroniques, comparé au groupe sans repos au lit (32% contre 26%), ainsi qu’un recours plus important aux médicaments. Par ailleurs, l’évolution de la lombalgie s’est révélée significativement plus favorable dans le groupe sans repos.

Conclusion : en cas de lombalgie aiguë non compliquée, il est important de pouvoir se mouvoir rapidement. C’est tout l’intérêt d’un bon traitement antalgique/anti-inflammatoire qui facilite la reprise des mouvements.

http://www.e-sante.fr/francais/article.asp?idarticle=7413&idrubrique=187
25 Avril 2004


              






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