Saint-Laurent du Maroni

Maladies inflammatoires de l'intestin

La colite ulcéreuse et la maladie de Crohn, deux affections chroniques, sont les principales maladies inflammatoires de l’intestin. Elles atteignent surtout les jeunes, mais elles peuvent se manifester à tout âge, depuis la tendre enfance jusqu’à un âge plus avancé.


QUELLES SONT LES CAUSES ?

Maladies inflammatoires de l'intestin
Prédisposition génétique
Malgré une évolution clinique bien connue et une recherche intensive, les causes sont encore inconnues. Dans le cas de ces deux maladies, les études suggèrent qu’une prédisposition génétique conduit à une réponse immunitaire inappropriée de l’intestin à un agent non identifié, soit alimentaire, soit infectieux, soit environnemental.

Hérédité
On remarque une incidence accrue de 20 % chez les individus qui ont dans leur famille, sur deux générations consécutives, un parent ayant déjà souffert d’une maladie inflammatoire de l’intestin. Il y a donc une incidence familiale, mais il n’est pas encore prouvé que ces maladies se transmettent de façon héréditaire.

QUAND CONSULTER ?

• Vous avez des maux de ventre accompagnés de diarrhée, même la nuit, vos selles sont molles et contiennent du sang ou des glaires.
• Vous avez des maux de ventre, vous avez perdu l’appétit, vous vomissez et vous faites de la fièvre.
• Vous souffrez d’uvéite, d’arthrite, d’une maladie de la peau ou vous avez des fistules.
• Vous éprouvez un ou plusieurs des symptômes précités et un de vos proches parents souffre de colites ou de la maladie de Crohn.

QUE SE PASSE-T-IL LORS DE L’EXAMEN ?

Le médecin vous interroge pour connaître la nature et la fréquence des symptômes. Il fait ensuite un examen physique complet et demande des examens de laboratoire (prise de sang).

Il demande également différents examens radiologiques tels qu’un transit du petit intestin, un lavement baryté, une échographie abdominale et pelvienne de même qu’une tomographie axiale abdominale.

Il complète le bilan par une coloscopie (examen interne à l’aide d’un appareil muni d’un tube optique et d’un système d’éclairage), au cours de laquelle il peut pratiquer une biopsie pour confirmer le diagnostic.

QUEL EST LE TRAITEMENT ?

Bien que la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn soient des maladies différentes, leur traitement est relativement identique. Avant tout traitement, le médecin prend soin de rassurer le patient sur la nature de sa maladie et sur son pronostic.

Dans les cas bénins, le médecin prescrit des anti-inflammatoires légers, en comprimés ou en lavements rectaux pour diminuer l’inflammation de la paroi intestinale.

Si le cas s’aggrave, il ajoute de la cortisone, qui peut être administrée par voie intraveineuse si nécessaire. Le traitement est prescrit sur une courte période et les doses sont progressivement réduites selon la réponse obtenue. Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont les sautes d’humeur, les troubles du sommeil, l’acné, le faciès lunaire (visage bouffi), les ulcères d’estomac et, plus rarement, l’hypertension artérielle et l’ostéoporose.

Dans les cas problématiques de colite ulcéreuse et de maladie de Crohn, le médecin prescrit des immunosuppresseurs afin de réduire l’activité du système immunitaire. Des antidiarrhéiques et antibiotiques sont aussi utilisés à l’occasion. Etant donné que, dans certains cas, les aliments sont mal absorbés par l’organisme, le médecin accorde une attention particulière à l’alimentation, aux suppléments nutritifs et utilise parfois l’hyperalimentation (augmentation de la consommation d’aliments), pour s’assurer que le patient consomme tous les nutriments essentiels. Quant à la chirurgie, elle est une solution nécessaire dans environ 25 à 40 % des cas.

Pour ces deux maladies, il faut retenir qu’avec une attitude positive et l’aide du médecin, les chances de mener une vie quasi normale sont bien réelles.

CONSEILS PRATIQUES

Maladies inflammatoires de l'intestin
Éviter de consommer du lactose. Certaines personnes souffrant d’une atteinte du petit intestin développent une intolérance au lactose ; il faut alors diminuer ou éliminer le lait et les produits laitiers de l’alimentation. Si un ballonnement intestinal, des crampes, des selles liquides et des gaz surviennent après que vous avez mangé des produits laitiers, cela peut être un signe d’une intolérance au lactose. Votre médecin pourra le confirmer par des examens spécifiques.

Éviter de manger des légumes et des fruits crus. Choisissez les fruits et les légumes cuits, moins stimulants pour l’intestin.

Consommer de la caféine et de l’alcool avec modération. Ce sont de grands stimulants de l’activité intestinale. Ils favorisent l’apparition de crampes et de gaz, et ils amplifient les symptômes.

Ne pas fumer. Des études suggèrent que fumer aggrave la maladie chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn.

Manger moins, mais plus souvent. La prise de plusieurs petits repas aide à diminuer les maux de ventre. Étant donné qu’une charge moins importante s’accumule dans votre intestin, celui-ci est moins mobilisé et peut se mettre au repos plus rapidement.

Surveiller de près ses réactions. En étant à l’écoute de votre corps, vous pourrez facilement juger des périodes où vous devez faire plus attention aux aliments et aux quantités que vous ingérez.

Source : http://www.e-sante.fr
22 Août 2004 - écrit par Rédaction


              

Commentaires

1.Posté par jocelyne cordier le 10/07/2005 07:41
quelles sont les consequences graves d'un abus d'anti depresseurs stoppes brusquement?







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