Saint-Laurent du Maroni

Manifestation des infirmières de l'Education Nationale ce jeudi 22 novembre 2012


Jeudi 22 novembre 2012 les infirmières scolaires seront mobilisées autour d'un seul sujet qui menace leur existence à l'Education Nationale auprès des élèves: défendre le pilotage de la santé par le Ministre de l'Education Nationale et les missions centrales des infirmières auprès des élèves dans les établissements.

En Guyane, nous serons en congrès académique extraordinaire (organisé par le SNICS-FSU -Syndicat Nationale des Infirmières Conseillères en Santé-) au local de la FSU à Mont-Lucas de 9h à 15h. En France, nos collègues de France seront sur Paris devant le ministère de l'Education Nationale afin d'obtenir des réponses claires quant à la place des infirmières scolaires avec la refondation de l'école.

Quelle orientation de la santé sera retenue suite aux travaux sur la refondation de l'école?

Suite à cette concertation qui devait amener une réflexion sur les conditions optimales de la santé des élèves essentielle à la réussite scolaire de tous les élèves, force est de constater qu'une présence accrue des médecins a été favorisées créant un déséquilibre en faveur d'une approche médico-centrée, non représentative des différents professionnels de santé présents à l'école.Les infirmiers de l'éducation nationale, qui représentent pourtant près de 85% des professionnels de santé à l'école,ont été écartées des débats au cours de la concertation .Cet état de fait a donc orienté, de manière délibérée, les débats ainsi que les propositions retenues: retour à une gouvernance médicale et un service médico-social.

LE PROBLEME DES INFIRMIERES DE L'EDUCATION NATIONALE AUJOURD'HUI EST DE SAVOIR SI OUI OU NON LE MINISTRE GARDE LA COMPETENCE DE LA GOUVERNANCE DE LA SANTE (au sein des établissements scolaires) OU S'IL S'APPRETE, SOUS LA PRESSION DES SYNDICATS DE MEDECINS, A LA CONFIER AUX ARS (Agence Régionales de Santé), C'EST A DIRE A UNE AUTORITE INTERMINISTERIELLE.

Pour être plus précise, il faut savoir que les infirmières de l'Education Nationale sont farouchement opposées à un pilotage médical de la santé des élèves dont les partisans tentent, par tous les moyens, de réhabiliter la notion de service de santé scolaire et d'équipe médico-sociale(qui pourtant a été jugé obsolète en 1985).

C'est une approche que les infirmières scolaires ne partagent absolument pas en raison de son approche restrictive et appauvrie de la santé, déconnectée des réalités quotidiennes dans les établissements et des réponses que l'Ecole doit y apporter.

Notre profession à l'éducation nationale, a acquis au cours de son histoire de part sa fonction de premier recours en tant que professionnel de la santé (« l'accueil, l'écoute, les soins pour quelque motif que ce soit dès lors qu'il a une incidence sur la santé et la scolarité ») une remarquable autonomie au service principalement des élèves et de leur réussite scolaire et dans l'intérêt des équipes éducatives et pédagogiques. Cet exercice se distingue des autres secteurs en ce sens que l'infirmière agit au coeur d'une équipe éducative et pédagogique et non dans une équipe strictement médico-sociale comme c'est « naturellement » le cas dans les autres secteurs de la profession.

En tentant d'enfermer les infirmières dans un « service » composé d'une équipe médico-sociale, on enlève aux équipes éducatives et pédagogiques la contribution spécifique des infirmières au quotidien dans les établissements en réorientant les questions de santé à partir du seul prisme médical.

Le coeur de l'activité de notre profession réside dans notre capacité à répondre aux demandes et aux besoins des élèves par l'accueil pour quelques motifs que ce soit dès lors qu'il a une incidence sur leur santé et leur scolarité. Cette fonction crée les conditions pour permettre à l'élève de reprendre sa scolarité dans les meilleures conditions, de mettre en place un suivi des élèves si nécessaire, de travailler en équipe dans l'établissement et non à la périphérie, pour alimenter enfin la construction du volet santé du projet d'établissement.

Il ne peut faire l'impasse sur ce que notre profession d'infirmière apporte à la santé des élèves et notamment sur les 15 millions d'élèves qui viennent consulter chaque année dans leurs infirmeries. Il ne pourra faire l'impasse sur la nécessaire explication d'un choix qui viendrait à ne plus prendre en compte la mal-être des adolescents (2ème cause de décès en France, Contarception d'urgence, IVG, etc) au profit d'un modèle passéiste de santé, fruit d'un fort lobbying médical.

Les infirmières du SNICS-FSU réaffirment leur opposition à un éventuel pilotage ou cadrage médical de la politique de santé en faveur des élèves. Nous réaffirmons que la santé est un facteur de la réussite scolaire des élèves et que son pilotage doit être assurée par l'école en respectant la structuration du ministère de l'éducation nationale.
Le SNICS-FSU défend également l'autonomie professionnelle des infirmières, responsables de leurs actes en toutes circonstances devant la loi.

Et c'est donc parce-que nous nous opposons formellement à une gouvernance médicale que nous nous mobilisons afin d'obtenir de notre Ministre l'engagement de ne pas revenir sur un fonctionnement en service mais de préserver sa responsabilité sur la mission de santé à l'école qui est une des composantes indispensables à la réussite de tous les élèves
21 Novembre 2012 - écrit par M. F.


              






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