Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Mise en place officielle de la fourrière automobile


Mise en place officielle de la fourrière automobile
Le mardi 25 avril, M. Léon BERTRAND, maire de St-Laurent du Maroni et Ministre du tourisme, a annoncé officiellement la mise en place d’une fourrière automobile lors d’une conférence de presse donnée à la mairie.
Décidée par le conseil municipal du 23 juin 2003, cette fourrière est présentée comme une arme supplémentaire indispensable dans la lutte contre la délinquance routière. Située au numéro 1810 de l’avenue Gaston Monnerville, elle possède une capacité de 800 véhicules dans un hangar couvert et de 2000 véhicules sur un terre-plein et sera ouverte au public du lundi au vendredi de 8h à 12h. Elle sera gérée par les Entreprises PALMIER dans le cadre d’une délégation municipale pour une durée de 6 ans.
Les chiffres des infractions routières énoncés par M. BERTRAND sont significatifs et montrent qu’en effet, une telle structure manquait à St-Laurent, la ville ne disposant jusqu’alors pas d’un lieu pour le stockage des véhicules en infraction, et les forces de l’ordre se trouvant de ce fait, dans l’impossibilité de les immobiliser.

Mise en place officielle de la fourrière automobile
Ainsi, avec plus de 4500 immatriculations l’année dernière, les forces de gendarmerie ont relevé plus de 1150 infractions, dont plus de 200 pour défaut de permis de conduire et plus de 250 pour défaut de contrôle technique ; depuis le début de l’année 2006, on relève plus de 390 procès-verbaux pour le même genre d’infractions. Désormais, gare aux contrevenants pris en flagrant délit de défaut de permis de conduire, d’assurance, de contrôle technique, et même de stationnement illégal. Une fois son véhicule emmené à la fourrière, le propriétaire devra débourser la somme de 91,20 euros pour le récupérer (45,70 euros pour les deux roues), plus 4,60 euros par jour de parking. De plus, à partir du troisième jour de fourrière, des frais d’expert d’un montant de 30,50 euros seront à sa charge.
L’un des objectifs visés par la municipalité et les forces de l’ordre est la lutte contre les taxis clandestins, dont le trafic est difficilement contrôlable, vu la difficulté à prouver que les passagers de ces taxis marrons payent la course, et ne sont pas « des parents » du chauffeur, comme le prétend toujours ce dernier. La possibilité d’immobiliser les véhicules pour d’autres infractions au code de la route apparaît donc comme un moyen détourné d’arriver à la diminution du nombre de ces délinquants de la route.

Mise en place officielle de la fourrière automobile
Présents à la conférence de presse, les chauffeurs de taxis réguliers accueillent favorablement la nouvelle de la mise en place d’une fourrière. Pourtant, ils insistent sur le fait que seuls une application stricte des lois et un suivi rigoureux de chaque cas assureront l’efficacité de la structure dans l’éradication des clandestins et permettront de revenir à une situation routière plus saine. « Je pense que si le système est vraiment appliqué, cela va diminuer de 20 à 30% le nombre de taxis clandestins. Mais si il y a mise en fourrière et qu’il n’y a pas de suivi, ce n’est pas la peine, parce que le gars va se racheter une autre voiture et il va recommencer. Donc il faut un suivi total, de A à Z, et je pense que cela portera ses fruits. Je tiens à dire qu’il est temps d’agir et ne pas laisser pourrir la situation », déclare Jean-Marie MERLIN, chauffeur de taxi.
En attendant les retombées positives escomptées pour cette profession, M. BERTRAND se dit très satisfait de la mise en place de la fourrière municipale et assure que la mairie a également prévu des mesures pour l’accompagner : «A partir du moment de sa mise en place, il faudra par ailleurs que le trafic qui est assuré par les lignes de bus que nous avons ouvertes puissent compenser : nous frappons les taxis clandestins, mais d’un autre côté nous offrons un service, c’est pour cela qu’il était difficile d’aller plus loin tant que nous ne proposions pas une alternative. Elle existe maintenant, et cela devrait donc nous permettre d’être plus efficace,» a-t-il déclaré.

Mise en place officielle de la fourrière automobile
Il a rappelé également que cette création faisait partie des mesures du contrat local de sécurité et devrait favoriser un climat plus serein à St-Laurent : « Lorsque les gens roulent sans permis, sans carte grise ou sans assurance, on finit par se trouver dans un environnement où chacun se croit complètement dans l’impunité, ce qui finit par engendrer un climat favorable à d’autres formes de délinquance. Ce sera donc pour nous, une façon d’agir à ce niveau-là. »

28 Avril 2006 - écrit par C.C


              




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