Saint-Laurent du Maroni

Mygales et serpents au menu pendant 52 jours pour les disparus de la forêt guyanaise

Les deux randonneurs retrouvés jeudi près de deux mois après leur disparition dans la jungle guyanaise ont raconté comment ils avaient pu survivre. L'un d'eux, Guilhem Nayral, est encore hospitalisé pour une grande fatigue ; il a perdu une vingtaine de kilos.


Arrivée des randonneurs au C.H.U. de Cayenne. Photo: © Daniel Saint-Jean
Arrivée des randonneurs au C.H.U. de Cayenne. Photo: © Daniel Saint-Jean
Disparus depuis le 14 février au coeur de la forêt guyanaise, Loïc Pillois, 34 ans, originaire de Margaux en Gironde, et Guilhem Nayral, 34 ans également, originaire de Sanary dans le Var, ont été retrouvés jeudi, sept semaines après leur disparition. Sept semaines isolés en pleine jungle, pendant lesquelles ils ont dû survivre avec les moyens du bord. Sept semaines pendant lesquelles leurs proches ont toujours refusé de perdre espoir, alors même que les recherches avaient été abandonnées. Encore épuisés, ils ont raconté leur odyssée vendredi.

Partis à la mi-février, depuis la rive du saut (rapide) Grand Kanori, au bord du fleuve Approuague, au coeur de la Guyane, ces deux hommes aguerris à la randonnée dans la jungle espéraient mettre une dizaine de jours pour faire la centaine de kilomètres les séparant de Saül. Partis sans GPS ni téléphone satellitaire, ils pensaient se guider uniquement à l'aide de cartes et de boussoles. Mais ils s'étaient perdus dans la jungle. Décidant de camper sur place en attendant les secours, ils avaient installé un abri de fortune à l'aide d'une bâche.

Le campement des deux randonneurs perdus sept semaines dans la jungle guyanaise (6 avril 2007) Photo: D.R.
Le campement des deux randonneurs perdus sept semaines dans la jungle guyanaise (6 avril 2007) Photo: D.R.
"Guilhem a mangé une mygale mal cuite"

Faute de provisions suffisantes, il a fallu s'accomoder de ce que la jungle pouvait fournir. Au menu : mygales, insectes, serpents, tortues, graines ; comme boisson, l'eau des rivières. Un régime alimentaire qui n'a pas été sans conséquence sur leur santé. "Guilhem a mangé une mygale mal cuite, il s'est retrouvé avec une paralysie de la langue qui gênait beaucoup son élocution", a raconté sur LCI le frère de l'un des deux randonneurs.

Pendant ce temps, un dispositif de recherche était mis en place. Du 4 au 25 mars, une quarantaine de gendarmes fouillaient la forêt guyanaise pour essayer de retrouver les deux hommes. A plusieurs reprises, les deux disparus, entendant des hélicoptères, essayaient d'attirer leur attention, notamment en abattant des arbres pour faire du feu. Sans parvenir à se faire repérer des secours... Aussi, faute du moindre résultat, les expéditions en forêt étaient arrêtées le 26 mars. Seul un dispositif de huit gendarmes était maintenu à Saül pour effectuer des recherches dans les sentiers environnants.

"Au bout de trois semaines, on a repris la marche"

La suite de l'odyssée a été racontée par Loïc Pillois sur l'antenne de RFO : "Au bout de trois semaines, on a repris la marche, à raison de trois heures par jour. Il a tellement plu qu'on a eu beaucoup de mal, avec les marais, les montées et les descentes. Et puis finalement, on a fini par s'arrêter car Guilhem commençait à avoir mal. Et comme on entendait l'avion qui venait à Saül, je me suis dit : on est à un jour ou deux de marche, donc je vais rallier Saül seul et puis je vais appeler l'hélicoptère".

C'est ainsi que Pillois est apparu jeudi à Saül, amaigri, épuisé mais bien vivant, pour guider les sauveteurs jusqu'à son compagnon de randonnée. Quatre heures plus tard, Nayral était retrouvé par les gendarmes et hélitreuillé, avant d'être hospitalisé à Cayenne. Il a perdu près de 20 kilos... Angélique Pillois, l'épouse de Loïc, dit pourtant n'avoir jamais réellement craint pour son époux et son ami : "Il y a cinq ans, ils avaient déjà randonné autour de Saül, avec un ami spécialiste des insectes, et celui-ci leur avait dit que si on était perdu en forêt, on pouvait toujours manger certaines larves".
6 Avril 2007 - écrit par Source LCI/AFP


              

Commentaires

1.Posté par Michel M le 07/04/2007 10:53
Bon retablissement aux 2 survivants. Quelques questions sur leur parcours :

1- aucune trace relevée par les equipes de recherche. N'auraient ils pas empruntés, au moins partiellement, le layon tracé par un autre groupe une semaine auparavant, exactement sur le meme parcours? (traces retrouvées elles par les equipes de recherche)

2- ils ont fait du feu "abattant des arbres entiers". Pourquoi les jumelles de vision nocturne des pilotes militaires et la camera thermique embarquée n'ont ils pu reperer ce feu, visible à plusieurs kilometres la nuit meme sous les arbres?

3- que pensent ils de leur degré de preparation à posteriori?

4- savent ils que plusieurs militaires ont été blessés pendant les recherches?

5- felicitations pour leur remarquable etat physique, malgré la "grande fatigue physique et morale de guilelm", apres une telle epreuve. Savent ils que les militaires pourtant tres entrainés au milieu equatorial, ressortent souvent bien plus altérés de missions en "profonde" pourtant plus courtes, et sans stress "psychologique" d'etre perdu?

Encore une fois bon et rapide retablissement aux 2 heros, et eclairez vite notre lanterne s'il vous plait, avec une petite pensée aux militaires blessés pdt les recherches, meme si celles ci ont été infructueuses.

2.Posté par une habitante de st laurent le 07/04/2007 11:46
et bien voici le miracle en guyane car c'est un miracle ,personne,ne peut pas dire que ce n'est pas un miracle en plus en ce jours de semaine sainte .il faut que ses 2 héros fassent une messe pour remercier le seigneur ;evidement,s'ils sont catholike et si ils croivent en dieu mais la famille n'avé pas perdu espoir sa c' bien ils savé kil etaient vivant :l'espoir fait vivre n'est ce pas .une pensée au militaire qui sont bléssée.

3.Posté par GUYANECHO.COM le 07/04/2007 12:22
Michel, c'est la question que je me pose relativement à ce point particulier du feu.
Lorsque l'on sait par les passages répétés d'hélicoptères que des recherches sont en cours, il faut se signaler au maximum. Pour être détectable par un observateur aérien, le mieux est de faire un maximum de fumée en mettant au feu des feuilles, branches vertes, etc. Une colonne de fumée est normalement visible de très loin. Les randonneurs ont-ils agi en ce sens ?
J'avoue que cette question me chiffonne.
J'ai mis en ligne un dossier à ce sujet sujet sur mon site, visible à
http://www.guyanecho.com/dossiers/dossier_129_perdu+jungle.html
Je souhaite que ce qui constitue un cas d'école soit exploité positivement afin d'éviter que de tels faits se reproduisent.
D'autre part, je suis atterré par certains propos tenus sur d'autres sites en réaction à ce qui est avant tout une aventure humaine. Pendant qu'il s'agissant de sauver des gens, certains Bidochons ironisaient, mégotaient sur quelques heures d'hélicoptère. Et en quels termes ! Ils étaient déjà accusés de retirer un profit financier de la vente du livre relatant leur aventure !!!
Lamentable !
Toutes les personnes ayant participé aux recherches sur le terrain, tous ceux qui ont agi dans le sens de l'assistance à ces personnes en situation de danger, qui ont soutenu les familles dans cette épreuve, tous ceux-là doivent être remerciés.
Après l'aventure et l'angoisse, la joie des retrouvailles. Viendra ensuite le moment du bilan, de l'analyse des erreurs.
Espérons que de l'examen critique de ce cas d'école sortiront quelques enseignements salutaires !
Pour l'instant, laissons-les récupérer tranquillement et égoïstement quelques forces parmi les leurs.

4.Posté par BRUNO le 09/04/2007 10:04
humainement, je suis content ques les randonneurs ont pu retrouver leur chemin, mais hélas les jounalistes métropolitains ont encore salis notre pays par leurs propos hostile et nuisible, toujours est t-il , la Guyane n'est pas si malsaine car ils ont étaient retrouvés... sain sauf la veille d'un vendredi saint , aucune bête ne les ont dévorés.

5.Posté par GUYANECHO.COM le 09/04/2007 14:02
C'est vrai qu'il y a des points à éclaircir dans cette affaire mais il ne faut tirer aucune conclusion qui serait trop hâtive.
Je suis comme Loïc et pense qu'une colonne de fumée montant dans n'importe quel ciel, sur fond de forêt, ça se voit facilement. Et pour tout dire, j'y crois encore !
Des erreurs que ne commettraient pas un aide manoeuvre stagiaire débutant...
Cette médiatisation à outrance me surprend aussi. Je suis installé au Québec. Mon épouse et moi-même avons été invités ce midi à manger chez des amis québécois qui avaient parlé de cette affaire hier soir.
Loïc déclarant qu'ils n'étaient "pas vraiment perdus"...
Je dispose de témoignages téléphoniques de personnes l'ayant vu à Rochambeau et selon lesquels Loïc voyagerait en classe affaire mais en tenue caractéristique du "survivant tout juste sorti de l'enfer vert".
RFO nous apprenant qu'un contrat aurait été signé avec un grand tirage. Tout est rapide dans cette histoire, sauf leur extraction de la forêt...
RFO emploie le terme d'acolyte en parlant de nos deux aventuriers. Cette qualification quelque peu péjorative accentue encore les soupçons de combine commençant à se faire jour ça et là. Pour lever toute ambigüité à ce sujet il existerait une solution très simple : Que Loïc et Guilhem reversent l'intégralité des droits éventuels (Ou à concurrence des sommes engagées pour les secourir) et que ceux-ci reviennent là où ils ont été prélevés, avec au passage une petite lichette à l'amicale de la gendarmerie avec une pensée pour les gendarmes morts en service ! En effet, il serait quelque peu surprenant et totalement anormal que les naufragés retirent un profit de leur mésaventure tout en se voyant exonérés du remboursement des frais de recherche ! Cette méthode présenterait plusieurs avantages :
La morale serait sauve.
Les deux rescapés seraient définitivement lavés de tout soupçon.
Le contribuable retrouverait tout ou partie de son compte.
Justice serait faite.
La fin des commérages..
Sujet commenté et développé sur : http://www.guyanecho.com/dossiers/dossier_129_perdu+jungle.html

6.Posté par Sébastien le 09/04/2007 14:24
Je souhaite dans un premier temps une bonne "récupération" aux randonneurs, qui sans nul doute, ont du développer leur instinct de survie pour s'adapter à la fantastique forêt guyanaise.
Dans un deuxième temps, il est incroyable que l'histoire de ce petit garçon brésilien de 11 ans, s'étant perdu 4 semaines dans la forêt amazonienne du Marajo (à notre fontière), sans équipement aucun, ni préparation d'aucune sorte, n'aie pas eu la même répercution médiatique et éthique.
Ce qui est extraordinaire, dans les deux cas, c'est que l'espérance était aux lèvres des familles et des proches.
Leur souffrance devaient être la même...
Mais la question reste en suspens :
Entre un pays où nous avons le choix de risquer l'aventure et un autre où le mot "aventure" fait partie du quotidien avec les risques et les angoisses que cela comporte, parce que le droit de choisir ne leur appartient pas, interrogeons-nous sur la destinée et sur les moyens à mettre en oeuvre pour éviter ces souffrances...

7.Posté par columbo le 10/04/2007 18:04
Nombreux sont les personnes, hôtes involontaires de la forêt guyanaise, qui se sont perdu et qui, après quelques jours ou quelques mois, sont ressorti miraculeusement.
La médiatisation de cette affaire m'étonne fortement et j'espère qu'après une bonne récupération, les 2 randonneurs veilleront à faire fondre les soupçons, à faire que le contribuable soit restitué, et à faire en sorte que ce cas d'école laisse sa trace dans l'apprentissage de la sécurité à tous les prochains randonneurs en forêt.

8.Posté par COCOFIELO le 11/04/2007 08:18
Nous avons fais 8 ans de guyane, avec mon mari et nous n'aurions jamais oser s'aventurer dans la forêt Guyanaise, avec toutes ces petites bêtes qui me font peur surtout les mygales et les serpends, j'admire nos deux randonneurs, qui n'ont eu peur de rien apparement, je pense qu'ils connaissaient dejà cette forêt mais je les admire pour leur courage et j'espère que la prochaine expedition, sera mieux préparée, nous leur souhaitons un prompt rétablissement car nous sommes très heureux de les avoir retrouvés saint et sauf et je pense que comme guyanecho, si il y a de l'argent a récuperer dans cette histoir, que cela aille a nos militaires gendarmes et policiers qui se font toujours tapés dessus en parole et physique; bonne chance a vous deux colette

9.Posté par jaguar le 18/04/2007 22:18
R I D I CU LE
je n'arrive pas a croire qu'il y est des gens assez naif pour croire a leur "incroyable" histoire de survie ....
je pense que tres peu savent vraiment ce qu'est la foret en guyane et la difficulté a survivre dans celle ci ....(de tous ceux qui croient a cette histoire combien en déja vécu en foret ?? et peuvent parler en connaissance de cause ??)
sans compter le fait que les recherches n'ai aboutis sur aucune traces des deux soit disant miraculés
mais le pire dans tous sa ,reste le témoignage du rescapé ("en forme") qui aurait soit disant mangé des mygales pour survivre !
Aberrant ! alors la je dis bravo ! c'est littéralement ridicule : cet insecte est totalement incomestible et toxique ,que l'on puisse entendre un homme dire cela sur rfo guyane sans que personne ne réagisse me choque !
Mais il me reste quand meme un espoir qu'un jour ces deux usurpateurs soit démasqué(biensur ce jour la ,nous n'aurons pas droit a un tel battage médiatique ,et nos deux survivants aurons déja écoulé leur livres ...)
Sur ceux ... bonne méditation ...

PS : Avant de tenter de critiqué mes propos apprenez déja ce qu'est la foret guyanaise (biensur pas dans les livres qui prétendent mieux connaitre la foret que nous chasseurs...)

10.Posté par nany le 19/04/2007 01:54
Merci, Jaguar. je suis autant révoltée que vous de toutes ces abérrations que l'on entend au sujet de ces randonneurs qui auraient mangé une mygale etc...Ils disent avoir "préparé" cette randonnée; ils ne savaient donc pas que les mygales n'étaient pas comestibles? Ils n'avient pas la liste de tout ce qui l'était dans la forêt guyanaise ? Cela fait une super publicité NEGATIVE pour la Guyane .
Je suis guyanaise et je vis en France. Mon fils qui fait des études dans le domaine du tourisme préparait depuis de longs mois un exposé qu'il devait faire sur la Guyane justement pour essayer de promouvoir le tourisme en Guyane . Il a même rencontré le Ministre délégué au turisme . Bref......C'est pour vous dire sa motivation .Compte tenu de ce qu'elle a entendu concernant ces randonneurs un des profs a essayé de le descendre en parlant du tourisme en Guyane, de dangers etc......mais c'est mal connaître mon fils . Tout cela pour vous dire les retombées négatives du à ces aventuriers en mal de.......????????????????

11.Posté par Sébastien le 22/04/2007 20:38
Evitons les confusions !
Il me semble légitime de rappeler que la forêt guyanaise est à "apprivoiser"... Ne jouons donc pas "les héros" car elle ne s'est jamais prêtée à ce genre de scénario.
S'il existe une quelconque exploitation médiatique de la part des "miraculés", l'âme même de cet univers indompté risque de se manifester un jour où un autre dans l'éventuelle fantaisie des deux protagonistes...
L'histoire nous et le leur dira... C'est certain !


12.Posté par très amitié le 30/04/2007 17:08
Encore une histoire louche qui cache la beauté de la guyane! personnelment la guyane n'est pas oci terribl ke ça .Un conseil d'ami pour ceux qui ne sont pas encore venus en guyane:la Guyane né pas oci moche que ce ke l'on vs fait imaginé elle a des pts négatives et oci lé pts positifs comme tt otre pays. Vs etes ts les bienvenues.....







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