Saint-Laurent d
Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Opération coup de poing au marché de Saint-Laurent

Mercredi dernier, les forces de police sont intervenues sur le marché. Résultat de l’opération : plus de deux tonnes de marchandise de contrebande saisies.


Opération coup de poing au marché de Saint-Laurent
L’agitation était à son comble, mercredi dernier au marché de Saint-Laurent, et pour cause ! Les forces de l’ordre avaient mobilisé un grand nombre de leurs hommes pour une intervention musclée à l’encontre des revendeurs illégaux. Habitués depuis des années à vendre impunément leurs marchandises, issues de la contrebande avec le Surinam, sur le marché et en ville, les vendeurs ont été surpris. Au final, plus de deux tonnes de viandes, légumes et autres produits ont été saisies. Les plus satisfaits de cette démonstration de force ont bien sûr été les vendeurs en règle du marché, qui subissent, impuissants, cette concurrence déloyale. " Voilà ce que nous attendons depuis longtemps de la part de l'État. Nous avons de lourdes charges, nous sommes contrôlés avant de venir sur le marché, mais cette concurrence d'en face est trop dure. En plus de ça, ils vendent de tout", se plaint une vendeuse Hmong. Cette variété de produits est d’ailleurs la source d’un autre problème. En effet, présentés en vrac dans des brouettes, les denrées alimentaires côtoient sans complexe des produits cosmétiques ou encore des produits de nettoyage, sans parler du manque de respect évident des règles d’hygiène et de conservation des denrées périssables. A l’époque de la vache folle et de la salmonellose, les raisons de s’inquiéter sont nombreuses. " Je pense qu'il y a des risques importants. Ce genre d'opération périodique ne permet pas de limiter le trafic. Grand nombre de vendeurs du marché sont illégaux, et puis leurs produits ne devraient pas se trouver ici. Avec de la viande dont on ne connaît pas la provenance, sans contrôle, on imagine les conséquences. Le boucher qui en règle n'arrive pas à vendre son stock de viande ; par exemple, une carcasse de porc qui est à 2 euros 10 le kg au Surinam est revendue 5 euros sur le marché Guyanais. Il n'y a pas de retombées économiques pour le pays.", explique Claudy Communeau, technicien à la Direction des services vétérinaires.
20 Janvier 2004 - écrit par REDACTION


              




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