Osmose crépusculaire
Mon cœur est mis à nu
Sous tes doigts avides
Comme un fruit charnu
Qui perd ses sens.
Au creux des hanches
Le feu sous la peau
Ou ma peau sous le feu
Tout se confond
Ma raison se consume.
Ma raison se consume…
Et ma paume
A ce contact sucré.
Jadis ballotée par la houle
Je repose enfin
Sur le rivage, apaisée
Nourrie par des mots murs.
Au crépuscule,
Ma raison se consume
Et le vent répand ses légers pétales
Sur l'océan de l'ivresse.