Saint-Laurent d
Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

« Où vont les mots quand le Maroni les emporte ? », pour que Saint-Laurent vive la poésie autrement.

Vendredi dernier, la compagnie théâtrale guadeloupéenne de l’Affranchi, a donné deux représentations de la pièce « Africa solo ». Ces manifestations avaient lieu dans le cadre d’une action menée par Francis Verger et son équipe de la bibliothèque municipale pour ouvrir aux jeunes le monde de la poésie.


« Où vont les mots quand le Maroni les emporte ? », pour que Saint-Laurent vive la poésie autrement.
Près de quatre cents élèves des collèges et lycées de Saint-Laurent se pressaient vendredi matin, devant le cinéma Le Toucan pour assister à la représentation de la pièce « Africa solo » par la troupe guadeloupéenne de l’Affranchi, d’après un poème de l’écrivain Ernest Pépin. Le soir, c’était au tour des adultes de venir apprécier le jeu des trois comédiens, mettant en scène en paroles et en chansons le très beau texte poétique de l’écrivain guadeloupéen, écrit à son retour d’Afrique pour exprimer ses impressions et ses sentiments sur ce pays.
La veille, les membres de la troupe avaient rencontré des classes du lycée et du collège Tell Eboué, et avaient eu l’occasion de leur prodiguer des conseils d’interprétation et de diction à partir du travail effectué avec leurs professeurs de lettres sur des textes d’écrivains phares du mouvement de la négritude et de la créolité..

« Où vont les mots quand le Maroni les emporte ? », pour que Saint-Laurent vive la poésie autrement.
« Nous avons voulu faire sortir les mots des livres, et faire mettre en scène la poésie par le théâtre, par la danse, par la musique et par les arts plastiques pour essayer d’en donner une autre vision », nous explique Francis Verger, responsable de la bibliothèque municipale. Ces représentations théâtrales s’inscrivent de fait dans le cadre d’une action intitulée « Où vont les mots quand le Maroni les emporte ? », commencée le 13 mars dernier à l’occasion du Printemps des poètes et devant se clôturer le 19 juin par un Festival au Camp de la Transportation. Une grande partie des activités prévues se déroule dans les établissements scolaires et dans les maisons de quartiers, dans des ateliers où les jeunes apprennent à mieux percevoir la poésie à travers divers moyens d’expression artistique. Grâce à des manifestations comme celles de la semaine dernière, ils ont également l’opportunité d’être en contact avec des professionnels et de voir ce qu’ils peuvent faire avec les mots lors de spectacles de qualité. Déjà reconnu comme un vivier de jeunes talents pour la musique guyanaise, l’ouest du département semble également bien pourvu en écrivains en herbe, faut-il rappeler que la lauréate dans la catégorie jeunes du concours de poésie René Marant, organisé par la bibliothèque Franconie, est Judith William, élève de troisième au collège Tell Eboué. L’action menée par Francis Verger confirmera ou fera peut-être naître des vocations, et l’on s’imagine déjà allant voir un film ou lisant un livre de l’un de nos jeunes concitoyens… Pourquoi pas ? L’avenir nous le dira.
4 Mai 2004 - écrit par CC


              




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