Par l'intermédiaire des nombreuses lettres qu'Arthur Roques a envoyées des bagnes de Guyane, Simone et Jacques Pons font revivre l'extraordinaire épopée de leur ancêtre condamné au début du XXème siècle aux travaux forcés comme faux-monnayeur.
Arthur Roques fut condamné aux travaux forcés comme faux-monnayeur et envoyé aux bagnes de Guyane en 1903. D'abord transféré sur l'Ile Saint Joseph, il arrive à Saint-Laurent du Maroni où il séjourne de février 1905 à novembre 1906, puis il est de nouveau envoyé aux Iles du Salut jusqu'en 1912, il passera ensuite dans le camp des Hattes, de nouveau à Saint-Laurent du Maroni et aux Iles du Salut. Il est libéré en 1917 et meurt en 1920 à Cayenne.
Aujourd'hui Jacques Pons, le petit fils d'Arthur Roques et sa femme Simone se rendent sur la terre où leur ancêtre a vécu et souffert. Ils présenteront, dans le cadre de cette conférence, la vie exceptionnelle de ce grand-père hors norme. Ils liront également quelques lettres parmi les nombreuses que ce bagnard envoyait à ses proches et qui témoignent d’une extraordinaire intelligence.
Grâce à ces lettres et aux propres recherches des époux Pons, la vie d'Arthur Roques a pu sortir de l'oubli. Un livre intitulé Parole de forçat, le dossier Arthur Roques, aux éditions Actes Sud, écrit par Claude Barousse a fait revivre ce personnage hors du commun. Actuellement un second livre est sur le point de sortir, il retracera la vie des proches d'Arthur Roques, ces Femme de bagnard avec lesquelles il n'a pas cessé de correspondre pendant toutes ces années et jusqu'à sa fin tragique.