Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Pêcheur, une profession en péril.

Pénalisés par l'insuffisance en équipement du marché aux poissons et par la prolifération des vendeurs à la sauvette, les pêcheurs de la commune font grise mine.


Pêcheur, une profession en péril.
Le jeu en vaut-il la chandelle? C'est la question que se posent de plus en plus de pêcheurs lorsqu'ils constatent que les clients du marché aux poissons se font de plus en plus rares et que les fruits de leur pêche ne trouvent pas d'acheteurs. Serait-ce que les saint-laurentais ne mangent plus de poisson? Heureusement, non, les explications sont toutes autres. La première réside dans l'absence cruelle d'équipement pour le conditionnement et le stockage du poisson dans le marché, ce que regrette vivement Steven Codrington, trésorier de la PENOG ( l'association des pêcheurs de l'ouest guyanais) :" C'est inexplicable, car nous n'avons pas intérêt à pêcher trop de poisson sinon il va falloir tout jeter à défaut de stockage".

Pêcheur, une profession en péril.
Cependant, le plus gros danger pour la profession ne se trouve pas dans le marché, mais partout à l'extérieur. "Les gens ne savent même plus si le marché aux poissons existe à Saint-Laurent. Partout où l'on va, il y des poissons dans des brouettes, parfois à des prix inférieurs, mais il faut voir la qualité de ce produit, si il est bon ou pas!", s'indigne M. Codrington. Malgré leurs démarches et leurs efforts pour y mettre un terme, les pêcheurs se trouvent toujours confrontés à la concurrence déloyale des vendeurs de poisson à la sauvette, plus accessibles, puisqu'ils promènent leur brouette dans les rues de la ville, et souvent plus avantageux pour le client car proposant des prix très intéressants. L'an dernier déja, la PENOG avait tiré la sonnette d'alarme auprès des autorités, mais sans grand résultat puisqu'aujourd'hui la situation est pire et le nombre de vendeurs illégaux en constante augmentation. Inutile dès lors de chercher plus loin la raison d'un certain durcissement dans le ton de l'association: " Lors de nos dernières réunions, il était question d'aller plus loin avec ces vendeurs qui n'arrêtent pas de mettre en péril notre activité. Ils savent très bien que nous sommes soumis à des taxes commerciales. D'autre part, l'État qui a en charge la régularisation du commerce, ne se préoccupe pas de la situation", déclare son vice-président. Ils espèrent cependant que cette fois, leur appel ne restera pas sans suite et que des mesures seront prises afin d'éviter que les derniers pêcheurs ne posent définitivement leurs filets.

Pêcheur, une profession en péril.
21 Avril 2004 - écrit par Rédaction


              




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