Saint-Laurent du Maroni

Portrait : Rachel HARDJO, la vie avant tout.


Portrait : Rachel HARDJO, la vie avant tout.
Tous les st-laurentains connaissent cette petite femme, coquette et toujours bien mise, qui se promène tranquillement dans les rues de la sous-préfecture dans son fauteuil électrique, sans vraiment se soucier des embouteillages qu’elle peut créer. Cependant, ce qu’ils ignorent sans doute, c’est que chaque jour est pour Rachel HARDJO une occasion de vivre pleinement, en prenant sa revanche sur une vie qui ne l’a pas épargnée.
C’est en 1996 que s’est produit le drame qui a bouleversé sa vie. Alors installée en Martinique avec son époux, elle est la seule à subvenir aux besoins du ménage, en travaillant toute la journée à donner des leçons particulières de piano et de violon. (Voir photos).


Portrait : Rachel HARDJO, la vie avant tout.
L’ambiance n’est donc pas au beau fixe dans le couple et tout bascule le jour où Rachel revient de la banque avec la somme de 10 000 francs. Son mari en exige une partie afin de se payer des vacances et devant le refus de celle-ci, il la blesse gravement avec une bouteille et s’enfuit avec l’argent en la laissant pour morte. Découverte par une de ses élèves, elle passera plusieurs mois dans le coma et apprendra à son réveil qu’elle a eu plusieurs cervicales brisées et restera paralysée de tout le côté gauche.
Elle accepte alors l’offre d’une amie, témoin de son mariage et vivant en Guyane, qui lui propose de venir vivre dans sa maison.

Portrait : Rachel HARDJO, la vie avant tout.
Pourtant, l’accalmie ne durera que quelques mois jusqu’à ce que cette amie lui annonce qu’elle doit se rendre en métropole afin de s’occuper des enfants de sa fille qui est malade. Ne désirant pas la laisser seule, elle la place à l’hôpital et lui promet de revenir la chercher dès son retour ; elle ne l’a plus jamais revue. C’est alors le début d’un long calvaire de neuf ans pendant lesquels Rachel restera enfermée au long séjour alors qu’elle est encore jeune et saine d’esprit. Après ces longues années, c’est grâce à l’intervention du maire de la commune qu’elle pourra enfin en sortir pour aller vivre dans un petit appartement qu’on lui propose.

Portrait : Rachel HARDJO, la vie avant tout.
Depuis, Rachel vit seule, aidée par une aide-ménagère et une dame qui vient matin et soir l’aider à s’habiller. Elle reçoit aussi quotidiennement la visite de son jeune filleul, Enok, qui fait de son mieux pour l’épauler.
Chaque jour est donc pour cette femme courageuse, l’occasion d’apprécier la vie, et son grand bonheur est de pouvoir faire régulièrement sa petite promenade en ville et ses courses, même si, comme toutes les communes du département, St-Laurent est très peu équipée en matière d’aménagements pour les personnes handicapées. Seule ombre au tableau, sa mise sous tutelle à la sortie de l’hôpital qui fait qu’aujourd’hui encore, à son grand mécontentement, elle ne peut disposer comme elle l’entend de ses revenus. Elle effectue actuellement les démarches afin d’y remédier et espère bientôt y arriver.

D’autre part, toujours passionnée de musique, elle attend l’autorisation de pratiquer son métier qu’elle estime être capable d’exercer à nouveau.
Une leçon de vie à tirer du destin peu ordinaire d’une femme, qui malgré tous les obstacles, ne s’avoue pas vaincue et s’attache chaque jour à reprendre un peu de ce que la vie lui a enlevé.

1 Novembre 2005 - écrit par C.C


              

Commentaires

1.Posté par didine le 06/11/2005 16:45
cette article me touche énormément , j'étudie dans le domaine de l'handicap pour permettre au personne atteint de différents troubles d'évoluer dans notre sociétè qui ne leur donne presque qu'aucune chance , je suis contente de voir que madame vous vous battez surtout en guyane , il est vrai que pour le moment en guyane il y'a peu de structure pour leur prise en charge , je suis heureuse de voir que la mairie de st laurent ait fait un pas dans ce domaine

2.Posté par didine le 06/11/2005 16:46
cette article me touche énormément , j'étudie dans le domaine de l'handicap pour permettre au personne atteint de différents troubles d'évoluer dans notre sociétè qui ne leur donne presque qu'aucune chance , je suis contente de voir que madame vous vous battez surtout en guyane , il est vrai que pour le moment en guyane il y'a peu de structure pour leur prise en charge , je suis heureuse de voir que la mairie de st laurent ait fait un pas dans ce domaine







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