Saint-Laurent du Maroni

Position de Walawari concernant la Charte du PAG


La charte et la justice territoriale,
Au coeur de la Guyane, le plus grand parc national français s’étend sur 2 millions d’ha. Le projet de charte soumis à enquête publique propose, une zone dite de « libre adhésion » de 1,36 millions d’ha pour protéger le parc. La signature de la charte rapporte à la commune des moyens techniques et financiers supplémentaires, ainsi que l’appui de l’établissement public du parc (EPPAG).

Pour quatre raisons, Walwari demande la suppression de la zone de libre adhésion.

1/ La contribution de la Guyane est substantielle. Elle prend part à la protection d’un patrimoine biologique mondial par la sanctuarisation de 40% de son territoire. Cette zone de coeur du parc s’étend sur tout l’intérieur de Camopi à Papaïchton et Maripasoula en passant par Saint-Elie et Saül. Les communes doivent souscrire à une protection stricte des écosystèmes naturels et renoncer de facto, à agir sur la majeure partie de leur territoire.

2/ Une zone de libre adhésion est inutile écologiquement. Il existe un réseau d’espaces protégés de 500 000 ha qui concourt à la protection du parc depuis longtemps. Les objectifs prévus pour la zone de libre adhésion (par exemple : favoriser l’utilisation durable des ressources naturelles, lutter contre l’orpaillage illégal …) ne sont pas spécifiques ; ils valent partout et doivent donc être respectés communément pour le développement urbain et économique de la Guyane.

3/ Le principe de décentralisation doit être respecté. L’adhésion aurait pour conséquence de mettre cinq communes sous tutelle administrative de l’EPPAG. Ce serait, pour les maires et leurs conseils municipaux, choisir de ne pas exercer leurs pleins pouvoirs locaux et leur compétence territoriale. Ce serait revenir au territoire de l’Inini de 1930. La durée prévue de l’adhésion est de 10 ans. En revanche, rien sur comment on sort de la charte en cours de route si une commune ne s’y retrouve pas.

4/ La solidarité du parc est à bon droit. L’essentiel des territoires des communes de l’intérieur forme le parc. Il est pour cela inacceptable de contraindre les maires et les conseils municipaux d’intégrer une zone de libre adhésion s’ils veulent obtenir un soutien de l’EPPAG en dehors du coeur du parc. Pour fonctionner et se développer, les municipalités doivent bénéficier des ressources humaines et des moyens techniques et financiers de l’EPPAG sans autre condition.

Walwari considère que les principes territoriaux de solidarité, de complémentarité et de justice doivent se manifester sur l’ensemble du territoire car c’est la sagesse et le savoir-faire des générations qui nous ont précédées qui ont « extraordinairement préservé » l’environnement naturel qui fait la valeur du Parc national. Enfin, que nous résidions sur le littoral ou dans l’intérieur, c’est collectivement que les guyanais consentent à cet effort de protection de la diversité biologique mondiale.

Joel PIED
SG WALWARI
20 Février 2013 - écrit par M. F.


              






Facebook

Les annonces

Vente (73)

Divers (11)

Immobilier (37)




Partager ce site
Suivez-nous
Facebook
Twitter
Google+
Instagram
LinkedIn
Vimeo
YouTube