Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Première session de formation des « guides nature » à Awala Yalimapo

Dans le cadre du projet CARET2(1) (cofinancé par le PO Amazonie, le CNES, le MEEDTL), le WWF-France, bureau Guyane a proposé une première session de formation destinée aux « guides natures » basés en Basse-Mana (Mana et Awala Yalimapo), mais aussi à leurs homologues basés à Galibi (Suriname). Cette première session de formation avait pour but de renforcer les connaissances locales en termes de conduite de visites guidées, en vue de la création d’un produit touristique « tortues marines ».


Première session de formation des « guides nature » à Awala Yalimapo
Coordonnée par la Compagnie des Guides de Guyane, cette première session de formation associe les associations GEPOG, KWATA, WWF ainsi que l’ONCFS et le PNR afin de dresser un état des lieux des réglementations en vigueur, et de partager les connaissances actuelles autour des tortues marines des Guyanes. Complété par la description des enjeux liés à l’économie du tourisme, et à son encadrement socioprofessionnel, cette formation contribuera à renforcer la dynamique locale autour de la valorisation touristique de la Basse-Mana.

La formation a ainsi pu traiter, lors de sa première journée, de notions générales liées au fonctionnement du tourisme (offre/demande), et de montrer une première maquette du futur produit touristique. Les notions de gestion de groupe de visiteurs, puis les questions d’espaces et d’espèces protégées seront aussi abordées au cours de cette formation.

Enfin, une large part du programme sera consacrée aux connaissances actuelles sur les tortues marines (menaces, statuts internationaux, connaissance dans les Guyanes, actions de préservation), et permettra un message optimisé en termes d’accueil sur les différentes plages de Guyane. Pour la première fois, ce type de session de formation associe aussi des guides touristiques opérant à Galibi, au Suriname, afin de renforcer les connaissances et la cohérence du message de part et d’autre de l’estuaire du Maroni.


(1) Le projet CARET2 (Coordinated Approach to Restore Endangered Turtles) associe l’association Kwata, le Parc Naturel Régional de Guyane, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, et le WWF Guianas (Suriname). Porté par le WWF-France, bureau Guyane, il s’inscrit dans le Plan National de Restauration des tortues marines de Guyane (PRTM).

Première session de formation des « guides nature » à Awala Yalimapo
1 Le projet CARET2 (Coordinated Approach to Restore Endangered Turtles) associe l'association Kwata, le Parc Naturel Régional de Guyane, l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, et le WWF Guianas (Suriname). Porté par le WWF-France, bureau Guyane, il s'inscrit dans le Plan National de Restauration des tortues marines de Guyane (PRTM).
1 Mars 2011 - écrit par


              

Commentaires

1.Posté par BLADDA le 01/03/2011 09:11
Jodla 28/02/11

Un projet de barrage au Suriname

prévoit d'impacter le débit du fleuve Maroni


Nombreux sont les Guyanais qui ne savent pas encore - ou qui viennent juste d'apprendre par les organisations environnementales - qu'un forage pétrolier profond se prépare dans les prochains jours au large de Cayenne. Ils sont sans doute beaucoup plus nombreux encore à ignorer que le Suriname envisage de construire une série de barrages sur ses fleuves pour augmenter la capacité de production de la centrale hydroélectrique de Brokopondo. Que nous importe, direz-vous, le Suriname fait bien ce qu'il veut, sauf que... En détournant le cours du Tapahony (fleuve situé en territoire surinamien, mais affluent conséquent du Maroni), l'incidence sur le débit du Maroni est déjà prévue par les auteurs du projet : « Comme conséquence de la déviation du Tapanahony, le débit du Maroni, à la confluence du Tapanahony et du Lawa, diminuera en moyenne de 14 %. A l'embouchure du Maroni, la diminution moyenne sera de 12 %.»

Ces travaux sont envisagés par la Staatsolie, qui a déjà lancé un appel à projet pour une étude d'impacts environnementale et sociale depuis janvier 2011. L'appel d'offres court jusqu'au 21 mars. Mais si le projet mentionne bien que le Maroni est un fleuve frontière et qu'il faudra envisager une concertation avec le pays voisin, qu'il nous soit permis d'avoir quelques doutes compte tenu de l'état actuel de la diplomatie française. Jusqu'ici, aucune information n'a filtré, alors que le projet semble déjà bien avancé.

Nous avons donc recueilli une documentation déjà bien étoffée, mais insuffisamment exploitée, que nous metto


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