Saint-Laurent du Maroni

Providence privée d’école

Le lieu dit "Povidence " n'a pas eu l'opportunité de bénéficier de l'école de la république Française. De nombreux enfants de 3 à 11 ans vivent comme il y a 100 ans.


Providence privée d’école
Depuis toujours, cette zone de vie constituée de plusieurs villages est privée d’école. Située entre les communes de Grand-Santi et d’Apatou, il semblerait qu’aucune de ces dernières ne souhaite prendre en charge les enfants de Providence, compte tenu des difficultés présentes. Géographiquement, ces villages font partie de la surface communale d’Apatou, juste à la limite de la crique Beiman qui sépare les deux communes. En 1995, l’ancien maire d’Apatou, François Fati, avait entamé une démarche pour la scolarisation de ces enfants qui étaient à cette époque au nombre de 300, mais la demande avait été refusée par le rectorat pour la non conformité du lieu à l’accueil d’un groupe scolaire, explique une secrétaire de la mairie. En effet une concentration de tous les habitants sur terre ferme à un point déterminé aurait peut-être facilité les choses, mais ce n’est pas le cas, et les familles sont reparties sur plusieurs petites îles.

Providence privée d’école
Actuellement la zone est de plus en plus peuplée d’enfants de 3 à 11 ans sans activité scolaire. « Autrefois nos enfants allaient à l’école à Stuli, mais depuis que la guerre civile a éclaté au Surinam les structures scolaires n’existent plus, plus de classes ni d’enseignants. Ici la majorité des gens ont la double nationalité, Française et Surinamaise. Heureusement ces enfants ne sont dans la délinquance, ils pratiquent la musique, ils vont à l’abatis, ils apprennent à faire des pirogues, voilà ce qu’ils font à défaut d’école », déclare un habitant du village. Ces jeunes oubliés du système scolaire doivent ainsi affronter la vie autrement, comme au temps de leurs grands-parents, c'est-à-dire cent ans en arrière. Pour ce qui est de l’avenir, les deux communes semblent avoir trouvé un consensus : à la rentrée prochaine, les petits comme Maéla, Sébastien et les autres pourront peut-être prendre chaque matin la pirogue pour aller apprendre à lire et à écrire au village Apagui de Grand-Santi, situé à une demi-heure de leur village.
26 Juillet 2004 - écrit par Rédaction


              






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