A quelques milles derrière lui, Patrick Favre SIMULFI.COM semblait lui aussi d’humeur légère. «Lorsque la houle est forte, le bateau danse avec la vague, je l’accompagne dans ses mouvements pour que l’aviron puisse bien prendre la forme de la mer»…De la danse à l’alpinisme il n’y a qu’un pas. «De temps en temps, tu escalades la vague avec ton petit canot puis tu redescends de l’autre côté un peu plus vite que tu ne l’as montée, sans parvenir à surfer vraiment parce que la vague te dépasse systématiquement. Je commence à être vraiment dans mon rythme, mais c’est vrai qu’il m’a fallu du temps. Je vis un moment privilégié avec la mer».
Ils étaient dans leur monde les rameurs ce matin.
Et ce tempo n’était pas, ce matin, un privilège de nordistes. Plus bas Jean Pierre Lasalarié CROKIGNOL surfait lui aussi sur la même vague. «Je suis là pour faire un beau voyage, profiter de ce temps précieux. Au début, on était tous dans la spirale de la course, maintenant je veux gérer ma traversée de manière plus personnelle. Ce n’est pas la peine de forcer pour quelques malheureux milles. Je suis venu chercher mes propres limites».