Saint-Laurent du Maroni

Rentrée des classes : Un budget serré pour les familles.


Rentrée des classes : Un budget serré pour les familles.
La rentrée des classes est arrivée, et avec elle le lot de dépenses auxquelles doivent faire face les parents d’enfants scolarisés. Après deux mois de vacances, peu propices aux économies, et qui coïncident immanquablement avec l’arrivée des avis d’imposition, ce moment de l’année est l’un des plus éprouvant pour le portefeuille familial.
Pour les familles ne dépassant pas un certain seuil de revenus, l’allocation de rentrée (263,28 euros par enfant) est une aide considérable mais il n’en reste pas moins que pour elles comme pour les autres, préparer nos chérubins pour une bonne année scolaire reste un exercice parfois fort éprouvant.

Rentrée des classes : Un budget serré pour les familles.
Il faut commencer par les habiller et là, bon nombre de mères (et de pères) de famille voient d’un très bon œil que le port de l’uniforme tende à se généraliser dans tous les établissements du primaire et du secondaire. En plus d’être sensé réduire les différences sociales entre les enfants, l’uniforme permet de réaliser des économies substantielles lors de l’achat de la garde-robes. Père de quatre enfants, dont deux au collège et deux en primaire, Abel s’en montre très satisfait : « Avec l’uniforme, les choses sont plus rapides et plus simples ; il nous suffit d’acheter huit tee-shirts à chacun des enfants qui s’en tiennent désormais à la couleur et ne se soucient pas des marques, ensuite quatre jupes ou pantalons en jean et deux paires de chaussures dont une pour le sport, font l’affaire. Après, il faut espérer qu’ils feront toute l’année ! ». De plus en plus, pour l’achat des vêtements, les parents choisissent de partir au Surinam pendant les vacances et joignent ainsi l’utile à l’agréable en offrant quelques jours de dépaysement à toute la famille tout en faisant des économies non négligeables. « Cet été, nous avons passé quelques jours à Paramaribo : même si il faut faire attention à la qualité, les prix sont vraiment très intéressants et j’ai pu faire de bonnes affaires, » déclare Anne qui a deux filles au lycée.

Rentrée des classes : Un budget serré pour les familles.
Après la garde-robe, viennent les achats de livres (pour le lycée) et des fournitures scolaires, qui réservent également de grands moments de solitude à la bourse familiale. Chaque année, les fabricants de fournitures scolaires rivalisent d’ingéniosité pour faire croire à nos bambins qu’ils ne pourront pas survivre à une année scolaire sans THE dernier gadget à la mode : la colle à paillettes, les stylos aux couleurs qui n’existaient pas jusqu’alors ou à l’encre parfumée, l’agenda super branché et bien sûr super cher que toutes les copines voudront avoir, le classeur avec les dernières stars à la mode dont on ne soupçonnait même pas l’existence, etc.. et la liste est loin d’être exhaustive !
Là, les parents se partagent en deux camps :ceux qui cèdent, et qui apprennent trois semaines plus tard de la bouche de leur rejeton pas plus affecté que ça, que THE gadget a été volé ou est simplement perdu. Et les autres, qui bon gré mal gré, ou sans aucun état d’âme ont décidé une fois pour toutes que leurs enfants ne seraient pas des « fashion victims », surtout quand ce sont eux qui doivent passer à la caisse. Marianne est de ceux-là : « Je préfère aller acheter le matériel scolaire toute seule pour ne pas céder à leurs caprices. Un agenda peut coûter jusqu’à cinq fois plus cher qu’un agenda normal, juste parce qu’il porte le logo d’une grande marque ! Je répète tout le temps à mes enfants que c’est la qualité qui compte avant la marque et qu’il ne leur reste plus qu’à travailler en classe pour pouvoir se payer plus tard toutes les marques qu’ils voudront. »

A la rentrée, un autre problème vient s’ajouter à ces dépenses pour les familles dont un ou plusieurs enfants sont scolarisés hors de St-Laurent ou du département : c’est parfois un véritable parcours du combattant qui s’imposent aux parents pour loger leurs enfants. En plus de la difficulté qu’il y a à choisir le mode d’hébergement (internat, chambre universitaire, hébergement chez des parents ou appartement ?), le coût qu’entraîne la poursuite des études loin des parents est souvent très élevé. Cette année, pour des raisons financières, Marie Cécile a préféré l’hébergement chez une parente pour sa fille qui entame sa deuxième année de DEUG à Cayenne, après une année passée dans un centre d’hébergement réservé aux étudiants venant de l’Ouest guyanais (environ 400 euros pour une chambre double, avec les toilettes et les douches communes, le petit déjeuner et l’un des deux autres repas au choix).
En résumé, c’est donc un joli cocktail de réjouissances que nous apporte chaque année le mois de septembre, mais enfin, c’est pour la bonne cause et disons-nous que c’est un investissement pour l’avenir. Et puis de toutes façons, ça y est, pour cette année le pire est derrière nous !
13 Septembre 2005 - écrit par C.C


              

Commentaires

1.Posté par pimprenelle le 13/09/2005 21:29
en métropole, bien souvent les parents rechignent à acheter 2 cahiers et un stylo pour leurs enfants en primaire. L'école est gratuite, non ?
les municipalités ont des budgets en conséquence et tout le monde trouve cela normal.
Que fait la mairie de St Laurent,?
Trouvez-vous normal d'avoir une page complète de fournitures à acheter par enfant ? plus une ramette complète pour les photocopies de l'école ?
le débat est ouvert.







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